# 🎭 Le Complice

Les textes liés à la pièce "Le Complice" co-écrit par Timothée Ansieau et Nicolas Le Bricquir

# La première enquête (background de la pièce "Le Complice")

## Le duo criminel

### Big Max

Ancien officier de Saint-Cyr et ancien artificier de l'armée, Big Max est le cerveau de toute l'opération.

Il choisit les cibles. Il construit leur portée symbolique.Il planifie chaque attentat.

Il fabrique les explosifs.Il ne se considère jamais comme un meurtrier.

À ses yeux, il est un jardinier qui taille une société devenue malade.

Il parle presque exclusivement à travers un vocabulaire végétal : les arbres, les racines, les forêts, les branches.

Il est également profondément mégalomane. Il souhaite que son œuvre traverse l'Histoire.

---

### J. Casanaga

Au moment de la première enquête, J. Casanaga est un simple gardien de la paix.

Ni inspecteur. Ni enquêteur prestigieux.Un policier de terrain, discret, presque invisible.

C'est précisément cette banalité qui fait sa force.

Il connaît parfaitement :

- les procédures policières ;
- les horaires des patrouilles ;
- les habitudes de ses collègues ;
- les moyens de communication ;
- les réactions habituelles des enquêteurs.

Big Max possède la vision.

Casanaga possède l'accès.

Le premier pense.

Le second rend les plans réalisables.

Ils sont les deux colonnes d'un même édifice.

# Leur rencontre

Quelques années avant les attentats. Une usine de Poolaland est placée sous surveillance après la découverte de déchets industriels suspects.

J. Casanaga est affecté à une mission particulièrement monotone : surveiller l'entrée du site.

Big Max, ayant quitté l'armée, intervient comme consultant afin d'analyser des déchets pouvant contenir d'anciens composants explosifs.

Au début, ils discutent simplement pour tuer le temps. Puis leurs conversations deviennent quotidiennes.

Ils parlent :de l'armée ; de la police ; de l'industrie ; des usines qui ferment ; des ouvriers oubliés ; des responsables qui ne sont jamais inquiétés.

Big Max ne cherche jamais à convaincre. Il écoute.

Et c'est probablement la première fois que Casanaga a le sentiment qu'on considère réellement son intelligence.

Un jour, Casanaga contemple l'usine.

« Dans six mois, tout ça sera fermé. »

Big Max répond calmement :

« Non. »

Silence.

« Dans six mois, tout ça existera encore.

Ce qui aura disparu, ce sont les hommes qui lui donnaient un sens. »

Ce jour-là, leur amitié commence réellement.

---

# Le modus operandi

Le duo fonctionne toujours selon la même logique.

Big Max identifie une cible symbolique.Il prépare toute l'opération.

Pendant ce temps, Casanaga exploite sa position de policier pour limiter les risques :

- il connaît les habitudes des services ;
- il sait comment seront organisés les barrages ;
- il anticipe les réactions de la police ;
- il peut parfois orienter discrètement certains dispositifs.

Leur véhicule est un banal camion frigorifique blanc. Rien de remarquable.

Des dizaines circulent chaque jour dans Poolaland. Le camion devient leur base mobile.

C'est un élément que plusieurs témoins aperçoivent sans jamais le remarquer réellement.

Après certains assassinats, les victimes sont déplacées avant d'être découvertes.

Ces incohérences intriguent Tony mais ne suffisent jamais à convaincre les autres enquêteurs.

---

# Le quatrième attentat

Après trois attaques, Tony cesse de chercher un homme.

Il cherche une logique. Il aligne les trois premières victimes.

Nature.

Élites.

Travail.

Puis il comprend.

Il manque un dernier symbole.

L'État.

Au même moment, Poolaland prépare la Journée de la Reconstruction.

Une cérémonie officielle organisée exceptionnellement à la Préfecture réunit :

- le Préfet ;
- le Maire ;
- les grands industriels ;
- les représentants économiques ;
- les médias.

Tous les symboles que Big Max déteste seront réunis au même endroit.

La Préfecture est évacuée discrètement. Les policiers se cachent à l'intérieur. Lorsque Big Max arrive, persuadé que son plan est parfait...

Le bâtiment est vide. Pour la première fois depuis le début de sa campagne, c'est lui qui tombe dans un piège. Après une confrontation avec Tony, il est arrêté.

Pendant ce temps...

J. Casanaga participe lui-même au dispositif policier. En uniforme.Il aide à sécuriser les lieux. Personne n'imagine que le complice se trouve déjà au milieu des policiers.

---

# Pourquoi Tony croit à l'existence d'un complice

Après l'arrestation de Big Max, personne ne partage son intuition.

Pourtant, quatre éléments continuent de le hanter.

## 1. Les fuites

Tout au long de l'enquête, des informations connues uniquement de la police semblent systématiquement exploitées.

Les barrages sont évités.

Les interventions arrivent trop tard.

Les dispositifs semblent connus d'avance.

Tony ne peut rien démontrer.

Mais il ressent une cohérence.

« Quelqu'un connaît notre manière de travailler. »

Macair refuse cette hypothèse.

Pour lui, il ne s'agit que de coïncidences.

---

## 2. Le camion

Après l'arrestation de Big Max, une question demeure.

Où est passé le camion frigorifique ?

Impossible qu'un homme menotté l'ait fait disparaître.

Tony affirme immédiatement :

« Quelqu'un est venu le récupérer. »

Quelques jours plus tard, le véhicule est retrouvé.

Nettoyé. Vidé. Inexploitable.

Macair pense que Big Max avait prévu cette éventualité.

Tony y voit au contraire l'intervention d'une seconde personne.

---

## 3. Les derniers mots de Big Max

Alors que Tony lui passe les menottes, Big Max le fixe calmement.

Puis dit :

« Vous croyez vraiment avoir arrêté une idée en passant des menottes à un homme ? »

Les policiers y voient une déclaration idéologique.

Tony, lui, ne sait pas pourquoi...

Mais il entend autre chose.

Comme si Big Max parlait d'une présence toujours libre.

---

À partir de cet instant, sa conviction est absolue.

Il existe un complice.

Il ignore son identité.

Il ignore son rôle exact.

Mais il sait qu'un homme est toujours en liberté.

---

# La rupture entre Tony et Macair

Les attentats cessent.

La ville célèbre une victoire.

Macair estime l'affaire terminée.

Tony refuse de classer le dossier.

Les disputes deviennent de plus en plus violentes.

Un soir, dans le bureau du commissaire :

Tony :

« Tu refuses d'admettre qu'il est encore dehors. »

Silence.

« Parce que tu as eu de la chance.

Moi non. »

Macair serre les poings.

Macair :

« Sarah est morte à cause de Big Max.

Pas à cause d'un fantôme que tu refuses d'abandonner. »

Tony répond calmement :

« Ce n'est pas un fantôme.

C'est un homme.

Et un jour il recommencera. »

Macair le frappe.

Leur amitié s'effondre définitivement.

Deux ans plus tard, Tony est renvoyé de la police.

---

# Ce que personne ne sait

Pendant dix ans, J. Casanaga continue sa vie.

Il devient gardien de prison.

Il reste irréprochable.

Son nom figure dans plusieurs rapports de la première enquête.

Jamais au centre.

Toujours en périphérie.

Comme un visage que tout le monde a vu...

Sans jamais vraiment le regarder.

Lorsque la seconde série d'attentats commence avec l'assassinat de Laurent Pasquier Junior, une seule personne comprend immédiatement ce que cela signifie.

Tony Harrington.

Depuis dix ans, il n'attendait pas le retour de Big Max.

Il attendait l'homme que Big Max avait laissé derrière lui.

# POOLALAND — Les quatre attentats de Big Max (version figée)

## Philosophie générale

Big Max ne choisit jamais ses victimes au hasard.

Il ne tue pas des personnes. Il tue des symboles.

À ses yeux, chaque attentat est un chapitre d'un même discours.

La campagne terroriste suit une progression précise :

1. La Nature.
2. Les Élites.
3. Le Travail.
4. L'État.

Chaque attentat est conçu comme un message adressé à toute la ville.

---

# Attentat n°1 — La Montagne

### Cible

Laurent Pasquier Senior.

Président-directeur général de Pasquier Construction.

---

### Lieu

Quartier Central des Affaires (Quartier de la bourse)

Dans les bureaux du groupe Pasquier.

---

### Motivation

### Pasquier Construction vient d'obtenir un immense projet immobilier sur les hauteurs sauvages qui dominent Poolaland.

Pour Big Max, cette montagne représente l'un des derniers espaces préservés de la ville.

Il considère que Pasquier ne construit pas un quartier.

Il détruit un paysage.

Lors d'une conversation avec Casanaga, il dira :

« Les hommes pensant bâtir des villes oublient qu'ils détruisent une montagne. »

---

### Déroulement

Laurent Pasquier Senior est assassiné.

Son corps est utilisé pour dissimuler un explosif.

Quelques instants plus tard...

L'explosion détruit une partie des bureaux.

Le PDG, plusieurs employés et des visiteurs trouvent la mort.

Toute la ville découvre alors la signature de Big Max.

---

### Ce que comprend Tony

Big Max ne cherche pas la célébrité.

Il choisit une cible qui représente une idée.

---

# Attentat n°2 — Le Restaurant des Batônnets

### Cible

Le véritable symbole visé est l'élite économique.

---

### Lieu

Un restaurant gastronomique des Batônnets.

Situé juste en face du grand Aquarium.

---

### Les personnes présentes

Sarah Harrington. Laurine Macair.

Les deux femmes déjeunent ensemble.

Au cours du repas...Laurine reçoit un appel. Son fils est malade à l'école.

Elle quitte précipitamment le restaurant. Sarah reste seule.

---

### Déroulement

Big Max assassine Sarah.

Son corps devient le support de l'explosif.

L'explosion détruit le restaurant. Elle provoque également une fissure dans la paroi de l'Aquarium. Des milliers de mètres cubes d'eau se déversent dans le canal reliant l'Aquarium à la mer. Un grand requin blanc s'échappe.

Dix ans plus tard, il est devenu une véritable légende urbaine de Poolaland. Certains l’ont vu, on prétends mille et une chose sur ce requin qui participe au folklore local.

---

### Conséquences

Tony perd sa femme.

Toute son existence bascule.

L'enquête cesse d'être seulement professionnelle.

Elle devient personnelle.

---

# Attentat n°3 — Le Musée de l'Industrie

### Cible

Arsène Gambier.

Ancien président de Gambier Industries.

---

### Lieu

Le Musée de l'Industrie.

Situé à l'entrée de la future Zone des Déchets. Arsène Gambier est devenus le parrain officiel du musée

---

### Motivation

Pour Big Max, Gambier est responsable de la fermeture de nombreuses usines.

Des milliers d'emplois ont disparu.

Des quartiers entiers se sont appauvris.

Il dira un jour :

« Ils disent qu'ils ont fermé des usines. Non. Ils ont fermé des vies. »

---

### Déroulement

Arsène Gambier est assassiné.

Son corps est piégé.

L'explosion détruit une partie du musée.

Le lieu qui devait célébrer la réussite industrielle devient un monument de ruines.

---

### Ce que comprend Tony

Les trois victimes n'ont aucun lien personnel.

Le lien est idéologique.

---

# Entre le troisième et le quatrième attentat

Tony passe des nuits entières à revoir le dossier.

Il accroche les photographies des trois scènes de crime.

Petit à petit...

Il cesse de regarder les victimes.

Il regarde ce qu'elles représentent.

Nature.

Élites.

Travail.

Puis une évidence apparaît.

Il manque un quatrième pilier.

L'État.

---

# Attentat n°4 — La Préfecture

### Cible

La Préfecture de Poolaland.

Non pour le bâtiment lui-même.

Mais parce qu'elle accueille cette année-là la Journée de la Reconstruction.

Y sont réunis :

- le Préfet ;
- le Maire ;
- les principaux industriels ;
- les représentants économiques ;
- les autorités publiques ;
- les médias.

Pour Big Max...

Tous les symboles de ce qu'il combat sont enfin réunis.

---

### Le piège

La cérémonie est évacuée discrètement.

Les invités sont mis en sécurité sans provoquer de panique.

Les policiers prennent leur place.

Lorsque Big Max pénètre dans le bâtiment...

Il comprend immédiatement.

Le silence.

L'absence de public.

Les portes qui se referment.

Pour la première fois...

Le chasseur est devenu la proie.

---

### L'arrestation

Après une confrontation avec Tony, Big Max est maîtrisé.

Au moment où Tony lui passe les menottes, Big Max le regarde.

Puis dit calmement :

« Vous croyez vraiment avoir arrêté une idée en passant des menottes à un homme ? »

Tous les policiers y voient une déclaration idéologique.

Tony est le seul à rester troublé.

# POOLALAND — Les Mémoriaux des quatres Attentats (version figée)

## Philosophie

Après l'arrestation de Big Max, la municipalité de Poolaland refuse que les lieux des attentats deviennent de simples cicatrices urbaines.

Une décision est prise : Chaque site sera transformé en un lieu de mémoire.

Les trois mémoriaux sont dessinés par le même architecte.

Ils partagent tous les mêmes éléments :

- du sable devant une vague, rappelant la devise de la ville;
- une structure verticale en acier oxydé rappelant les blessures du passé ;
- un arbre planté au centre ou à proximité, symbole de renaissance ;
- une plaque portant les noms des victimes.

Chaque monument possède également un nom propre.

Les habitants parlent rarement des attentats.

Ils disent simplement :

« Je passe devant le Mémorial des Cimes. »

ou

« On se retrouve près du Mémorial des Racines. »

Les mémoriaux sont devenus des repères de la ville.

---

# I — Le Mémorial des Cimes

### Emplacement

Quartier Central des Affaires.

À proximité du siège historique de Pasquier Construction.

---

### Il commémore

Le premier attentat.

Laurent Pasquier Senior.

Les employés.

Les visiteurs.

---

### Symbolique

L'acier forme une silhouette évoquant une montagne fracturée.

Au centre pousse un pin.

Une manière de rappeler que la montagne détruite continue de vivre dans la mémoire de la ville.

Une inscription est gravée dans la pierre :

« Aucune ville ne grandit en oubliant ce qui la dépasse. »

---

# II — Le Mémorial des Marées

### Emplacement

Face au restaurant reconstruit.

À quelques mètres du grand Aquarium.

---

### Il commémore

Le deuxième attentat.

Sarah Harrington.

Les clients.

Le personnel.

---

### Symbolique

Une grande lame de verre bleu traverse une structure d'acier.

Lorsque le soleil se couche, la lumière se reflète comme une vague.

À proximité, une petite plaque évoque également l'évasion du grand requin blanc, devenu depuis une légende de Poolaland.

L'inscription principale dit :

\*\*« La mer emporte les traces.

Pas les souvenirs. »\*\*

Chaque année, des fleurs sont déposées ici par Tony, discrètement, avant l'aube.

---

# III — Le Mémorial des Racines

### Emplacement

Devant le Musée de l'Industrie.

À l'entrée de la Zone des Déchets.

---

### Il commémore

Le troisième attentat.

Arsène Gambier.

Les victimes de l'explosion.

Mais également, de manière plus symbolique, tous les travailleurs touchés par la désindustrialisation.

---

### Symbolique

L'œuvre représente une immense racine métallique sortant du sol.

Une partie semble arrachée.

L'autre continue pourtant de s'enfoncer dans la terre.

L'inscription dit :

« Une ville survit tant que ses racines demeurent vivantes. »

Ce monument est souvent utilisé lors des cérémonies du 1er mai.

---

# IV — Le Mémorial de la République

### Emplacement

Sur le parvis de la Préfecture.

À l'endroit où Big Max fut arrêté.

---

### Il commémore

Non pas des victimes — puisque l'attentat a été déjoué — mais le jour où Poolaland a échappé à la catastrophe.

Il rend hommage :

- aux policiers ;
- aux secours ;
- aux citoyens évacués ;
- à tous ceux qui ont empêché le quatrième attentat.

---

### Symbolique

Une colonne d'acier est volontairement interrompue à mi-hauteur.

Elle n'est pas brisée.

Elle demeure inachevée.

Comme une phrase interrompue avant son dernier mot.

L'inscription est extrêmement sobre :

« Ici, la peur s'est arrêtée. »

Seuls Tony et le public savent que cette phrase est fausse.

La peur ne s'est jamais réellement arrêtée.

Elle s'est simplement endormie pendant dix ans.

---

# Les cérémonies

Chaque année, Poolaland organise une journée de commémoration.

Les autorités déposent une gerbe devant chacun des quatre mémoriaux.

Les écoles participent.

Les médias couvrent l'événement.

La ville affirme ainsi que personne ne sera oublié.

Pour les habitants nés après les attentats, ces cérémonies sont presque devenues une tradition.

Pour ceux qui les ont vécus...

Elles rouvrent une blessure.

---

# Tony Harrington

Tony ne participe jamais aux cérémonies officielles.

Il refuse les discours.

Il refuse les photographes.

En revanche, chaque année, il visite les quatre mémoriaux.

Toujours dans le même ordre.

Les Cimes.

Les Marées.

Les Racines.

La République.

Il ne reste jamais longtemps.

Devant chacun, il observe quelques secondes en silence.

Arrivé devant le quatrième mémorial, il s'arrête davantage.

Il fixe longtemps la colonne inachevée.

Puis murmure, presque pour lui-même :

« Non...

Elle ne s'est jamais arrêtée. »

Et il repart.

C'est probablement le seul habitant de Poolaland qui considère encore ces monuments non comme la fin d'une histoire...

Mais comme le rappel d'une enquête inachevée.

# On ne meurt que deux fois (premier jet de la pièce "LE COMPLICE")

Quand une histoire en cache une autre. Une pièce de théâtre, une enquête à résoudre et des comédiens qui refusent de jouer leur partition.

Une enquête policière à résoudre, une amitié entre comédien mise à l’épreuve.

Pitch

Une pièce de théâtre type enquête policière humoristique qui cache une autre histoire où des comédiens ne savent plus comment finir la pièce.

Mise en bouche

L’ancien inspecteur Tony Harrington reprend du service et se voit confier une enquête.

Un serial killer frappe dans les rues de Poolaland on reconnaît la signature du tueur Big Max pourtant en prison depuis 10 ans, a l’époque c’était Tony qui avait réussi à mettre Big Max derrière les barreaux.

MES

La pièce est un mélange de théâtre et de cinéma afin de créer des fusions entre les deux disciplines. La partie cinématographique vient créer de l’ironie dramatique, faire vivre la ville de Poolaland, renforcer l’aspect méta présent dans la pièce.

La pièce sera marquée par un esprit «EUX», qui donnera l’impression de moments improvisés ou de logique d’impro dans un texte écrit.

---

« La vie n'est qu'un fantôme errant, un pauvre comédien qui se pavane et s'agite durant son heure sur la scène et qu'ensuite on n'entend plus ; c'est une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien…»

WILLIAM SHAKESPEARE

## SCÈNE 1 - PROMENONS NOUS DANS LES BOIS 

J1 - 21h

LAURENT

Et c’est ainsi que Tom l’esclave brisa ses chaînes. Il prit l’épée magique et tua d’un coup le méchant marionnettiste. Le peuple l'acclama, mais ils ne dirent pas “Vive Tom L’esclave”, ils crièrent “Vive Le roi.” Et c’est ainsi que Tom l’esclave devint le roi Thomas et qu’il vécut heureux avec ses amis pour toujours.

ELIAN

C’est déjà fini?

LAURENT

Oui je suis d’accord la fin ça va très vite. Allez. Bonne nuit mon coeur.

ELIAN

Bonne nuit Papa. Papa, tu peux laisser la lumière de la chambre allumée s’il te plait.

LAURENT

Ben t’as la petite veilleuse là ça suffit non?

ELIAN

Non je veux plus de lumière, parce que si cette lumière elle marche plus, ben après il fera tout noir.

LAURENT

Mais elle va continuer à marcher, t’inquiètes pas. Y a pas de raison qu’elle s’éteigne. Et puis t’es pas tout seul, regarde il y a l’inspecteur OTYN qui est là pour veiller sur toi. (Laurent agite la poupée dans la figure, elle fait du bruit.) “Qui ose embêter Elian la nuit. J’arrive. Oh c’est vous le méchant marionnettiste. Je vous arrête PIOU, PIOU.”

ELIAN

Arrête. C’est pas ça. En plus tu mélanges les deux histoires. allez donne je veux OTYN.

LAURENT

Tiens. Fais de beaux rêves mon coeur.

ELIAN

Bonne nuit papa.

Laurent éteint la lumière, seule la veilleuse reste allumée. Un temps.

Soudainement la veilleuse se coupe plongeant la pièce complétement dans le noir. On entend un corps qui tombe

ELIAN

Y a quelqu’un?

silence

ELIAN

Qui est là ?

SERIAL KILLER

Prom’nons nous dans les bois

pendant que le loup n’y est pas

si le loup y était, il nous mangerait

mais comme il n’y est pas, il nous mangera pas.

Loup y es-tu ? Que fais-tu ?

J’affute mon couteau

ELIAN

S’il vous plaît

Prom’nons nous dans les bois

pendant que le loup n’y est pas

si le loup y était , il nous mangerait

mais comme il n’y est pas, il nous mangera pas.

Loup y es-tu ? Que fais-tu ?

J’arrive !

Bruit d’affrontements et de cris étouffés. On entend le bruit de la Peluche Police, OTYN.

On entend des pas de course, une fermeture de porte, des ouvertures et fermetures de portes

Elian allume la lumière et tombe sur le macchabée de son père. Il étouffe son cri au maximum, puis prend le portable de son père.

On entend les bruits de pas du tueur. Elian se cache dans une malle arrive à la fermer de l’intérieur. A l’écran on voit un plan d’Elian caché dans la malle

ELIAN

(Au téléphone) Allo police, il veux me tuer , s’il vous plait aidez-moi. S’il vous plaît. Il a tué papa. Il est là…

Le tueur arrive sur scène, il n'est pas reconnaissable il essaie d’ouvrir la malle, sans succès. Il met des coups de couteau dans la malle.

Quand le tueur met des coups dans la malle on voit à l'écran la lame transperçant la malle et Elian qui réussit à l'éviter in extremis.

On entend une sirène de police, le tueur s’échappe.

\- NOIR -

## SCÈNE 2 - LES MÉDECINS LÉGISTES 

J1 - 23h30

MÉDECIN 1

Oh Non pas vous.

MÉDECIN 2

Qu’est ce qui se passe ?

MÉDECIN 1

Ben, j'espérais faire l’autopsie avec quelqu'un d’autre.

MÉDECIN 2

Mais qu’est ce que j’ai fait ?

MÉDECIN 1

Rien , c’est juste que je ne vous apprécie pas trop. Et puis vous débutez. Donc ça va être long.

MÉDECIN 2

Dites donc c’est pas très agréable vos remarques

MÉDECIN 1

Oui, je sais. Qu’est ce que vous voulez l'honnêteté et la gentillesse ça ne fait pas bon ménage.

MÉDECIN 2

Vous êtes vraiment pas commode. Moi non plus je ne vous apprécie pas trop.

MÉDECIN 1

Vous dites ça par réciprocité, pas parce que vous le pensez vraiment.

AMBULANCIER

Bonsoir, Oh non pas vous.

MÉDECIN 2

Enfin qu’est ce que c’est que cette manie ?

AMBULANCIER

Pardon c’est juste qu’on vous aime pas trop. C’est tout

MÉDECIN 2

J’ai rien fait

AMBULANCIER

Peut être, mais que voulez-vous que ça ne se contrôle pas ce genre de choses. C’est ..

MÉDECIN 1

Instinctif

AMBULANCIER

Voilà

MÉDECIN 1

Alors?

AMBULANCIER

Voici la victime, Laurent Pasquier, 42 ans, retrouvé chez lui, assassiné, aux alentours de 21h. Il possède de multiples plaies à l'abdomen et au thorax. Fait étrange on dirait qu’ on l’a ouvert puis recousu - assez grossièrement d’ailleurs - sur trente bon centimètres

MÉDECIN 2

Dégueulasse

MÉDECIN 1

Essayez de rester professionnel.

AMBULANCIER

J’allais le dire. Son pauvre fils a failli y passer également, il a réussi à se cacher jusqu'à ce que la police arrive. Bon courage messieurs.

MÉDECIN 2

Merci beaucoup

AMBULANCIER

N’essayez pas de vous rendre plus malin que la terre entière.

MÉDECIN 2

C’est quand même pas croyable cette histoire.

MÉDECIN 1

Vous focalisez pas là-dessus, il vous aime pas, il vous aime pas. Ce sont des choses qui arrivent. Allez rendez vous utile et donnez moi un coup de main. Essayez d'établir un premier diagnostic pendant que je défais ces fichus points de suture.

MÉDECIN 2

Qu’est ce que c’est que cette histoire d’ouvrir un corps pour le recoudre juste après ?

MÉDECIN 1

Je vous l'accorde, autrefois les assassins avaient un semblant d’éthique. Les meurtres étaient plus élégant

MÉDECIN 2

Il faut toujours plus. C’est l’époque.

MÉDECIN 1

Je ne vous le fais pas dire. Passez moi le scalpel voulez-vous?

MÉDECIN 2

Nous avons trois plaies visibles au niveau du cœur. Tenez. A croire les marques il s’y serait repris à deux fois. Avec un large couteau cranté, comme on les trouve dans l’armée. A première vue selon l’inclinaison de la plaie on aurait à faire à un gaucher.

MÉDECIN 1

Vous voyez là ! Vous êtes très enquiquinant, vous faites ma partie préférée. (se prend une grosse giclée de sang) Oh la barbe.

MÉDECIN 2

Restez vigilant bon sang

MÉDECIN 1

J’aimerai bien vous y voir, mouchoir.

MÉDECIN 2

Laissez-moi vous remplacer. Vous voyez c’est pas si compliqué,

MÉDECIN 1

Je crois surtout que j’ai fait la partie la plus difficile.

MÉDECIN 2

(prend une grosse giclée de sang) Oh la barbe

MÉDECIN 1

Ce que vous êtes empoté.

MÉDECIN 2

Vous êtes gonflé passez moi votre mouchoir

MÉDECIN 1

Ah non, c’est le mien. Allez y continuez. Vous êtes sale et moi je suis presque propre

MÉDECIN 2

Il y a quelque chose de bizarre. (en traficottant le corps)

MÉDECIN 1

(se prend une nouvelle giclée de sang) Oh! C’est pas vrai. Vous le faites exprès c’est pas croyable.

MÉDECIN 2

J ‘y retourne. (Temps) Je crois que nous avons un problème. (montre un fil rouge qui sort du corps.) On a introduit quelque chose dans le corps.

MÉDECIN 1

Vous permettez…. C’est pas possible

MÉDECIN 2

J’ai bien peur que oui

MÉDECIN 1

Il y a une bombe dans le corps.

A l’écran on voit le temps restant avant explosion il est écrit 3 min

MÉDECIN 2

Arrêtez tout! Ce truc peut nous péter à la gueule à n’importe quel moment

MÉDECIN 1

Et vu la charge que je viens de palper, l’immeuble entier est en danger.

MÉDECIN 2

Je fais évacuer l'hôpital.

MÉDECIN 1

j’appelle les secours

L’un appelle la police et l’autre l'accueil de l'hôpital pendant ce moment il vont parler en même temps.

MÉDECIN 1

Oui Allô ici l'hôpital Sainte Philipinne de Poolaland. C’est une alerte à la bombe… Oui nous sommes en présence d’une bombe … Je suis parfaitement sérieux. Nous avons besoin d’une équipe de déminage sur le champ… Dans un corps…. Oui la bombe est dans un corps... Non je ne sais pas quoi faire dans ce genre de situation… D’accord j’attends.

MÉDECIN 2

Oui Allô, ici le bloc 3, le docteur Bouchard et Parmin, médecin légiste, il faut faire évacuer l'hôpital. Il y a une bombe dans l'établissement…

Non ça n'a rien d’une blague… C’est trop compliqué a expliqué… Je vous le répète, prenez toutes les mesures nécessaires pour évacuer l’immeuble. C’est une alerte à la bombe… NON j’ai appelé personne d’autres. Dépêchez vous.

Une sonnerie témoigne de l’évacuation immédiate du bâtiment. Les répliques s'enchaînent normalement.

MÉDECIN 2

Vous voulez une pastille pour la gorge ?

MÉDECIN 1

Vous savez j’enrage à l’idée de mourir à vos côtés.

MÉDECIN 2

On va pas mourir.

MÉDECIN 1

D’accord. Passez-moi une pastille. (au téléphone) Oui allo… Oui je suis en ligne. (à médecin 2) Il dépêche quelqu’un tout de suite

MÉDECIN 2

Dans combien de temps ?

MÉDECIN 1

C’est une histoire de minutes. Vous pouvez quitter les lieux.

MÉDECIN 2

Et vous ?

MÉDECIN 1

Et bien je reste pour les aider, ils me mettent en relation avec le démineur. (temps) Qu’est ce que vous attendez ?

MÉDECIN 2

Je ne vais pas vous planter comme ça.

MÉDECIN 1

Franchement ne soyez pas … (au téléphone) Oui allo, un instant ! Ne quittez pas… (à médecin 2) Mon vieux ne tentez pas les coulisses de l’exploit et partez sauver votre peau.

MÉDECIN 2

Je vais vous aidez.

MÉDECIN 1

Incorrigible… (au téléphone) Excusez-moi un contentieux avec un collègue… oui je saisis l’urgence de la situation… Euh non je ne crois pas… La minuterie euh… Attendez je vais voir. (à Médecin 2) On sait quand ça explose ?

MÉDECIN 2 (fait non de la tête.)

MÉDECIN 1

Non on sait pas, hum hum… (à médecin 1) Essayez de voir la minuterie et de trouver des éléments sur la bombe mais sans toucher à rien. Dépêchez vous mon vieux.

Le compteur affiche 2 minutes

MÉDECIN 2

Oui bah deux minutes. Alors on a une charge en plastique genre semtex et je distingue deux fils vert et un fil noir, mais je ne trouve pas la minuterie.

MÉDECIN 1

On a une charge en plastique genre semtex et deux fils vert , et un fil noir mais on trouve pas la minuterie …hum hum entendu . (A médecin 2) Essayez de voir si vous pouvez soupeser la charge pour identifier son poids.

MÉDECIN 2

C'est-à-dire que la bombe est bien coincée contre le pancréas.

MÉDECIN 1

Sous pesez mon vieux

MÉDECIN 2

Vous voulez pas qu’on échange?

MÉDECIN 1

Je peux pas je suis au téléphone.

MÉDECIN 2

Ok je vais ouvrir, enfin agrandir la plaie pour avoir une plus grande marge de manœuvre.

MÉDECIN 1

Alors ?

MÉDECIN 2

J’en sais rien, je sais pas, je dirais 1kilos, 1 kilos 2

MÉDECIN 1

Il sait pas trop 1Kilos, 1 kilos et demi…. D’accord merci… Il est sur place, il arrive. Si on peut trouver la minuterie ça serait super.

MÉDECIN 2

Je suis désolé , je n’y arrive pas.

MÉDECIN 1

Ok entendu... Il arrive. On laisse les choses comme ça , on ne touche plus à rien.

Le compteur affiche 1 minute

MÉDECIN 2

Ça fera une sacré histoire à raconter.

MÉDECIN 1

Je ne vous le fais pas dire, Je ne serai pas contre une nouvelle petite pastille pour la gorge.

MÉDECIN 2

Tenez.

MÉDECIN 1

Merci et merci d’être resté

MÉDECIN 2

Je vous en prie. Ça va bien se passer.

MÉDECIN 1

J’en suis convaincu. A y regarder de plus près vous êtes un chic type euh…

MÉDECIN 2

Alfred.

MÉDECIN 2

Vous êtes un chic type Alfred.

DÉMINEUR

Bonjour, où est la bombe ?

MÉDECIN 1

A l’intérieur

DÉMINEUR

Ok c’est parti, désamorçons cette saloperie.

Le compteur affiche 20 Secondes

MÉDECIN 2

Ouhhh, ça va mieux . Je vous cache pas que j’ai vraiment eu peur.

MÉDECIN 1

Moi aussi. Alors comment ça se présente ?

DÉMINEUR

Et bien c’est pas facile à dire… C’est … Je suis désolé

Au compteur on voit 3, 2 , 1

EXPLOSION !

\- NOIR -

## SCÈNE 3 - L’HOMME DE LA SITUATION 

J2 - 02h du matin

Macair commissaire de police serre la main du préfet.

MACAIR

Monsieur le préfet comment allez-vous ?

Ils se font la bise

PRÉFET

Depuis quand tu me vouvoies.

MACAIR

Depuis que t’es devenu préfet. Un café monsieur le préfet ?

PRÉFET

Pas toi steuplait. Sans sucre.

MACAIR

Régime ?

PRÉFET

J’essaie. Tu fais le café maintenant ? Sont passé ou les assistants ?

MACAIR

Il est deux heures du matin

PRÉFET

Même

MACAIR

T’as coupé les fonds

PRÉFET

Les assistants, la nuit ca sert à rien

MACAIR

Ta femme va bien ?

PRÉFET

On divorce

MACAIR

Oups. Voilà une liste d’inspecteurs pour l’enquête. J’attends ton feu vert sur celui qui te convient et je le mets dessus.

PRÉFET

Quelle merde. J’ai le ministre de l’intérieur qui me lâche pas. Il me colle plus le fion que ma femme et mon avocat réunis. Je t’assure ! Et là je te parle des deux plus gros aspirateurs à thunes de l’univers. Là-dessus le ministre vient sucer mon attention pour me dire je cite “ il hors de question que j’entâche ma carrière a cause du volcan à bouse qu’est Poolaland ! Je veux un nom dans deux jours ou tout le monde saute la tête la première dans le fumier de cette affaire”. Un trou du cul celui-là, on dirait moi.

MACAIR

(Opine) Tiens.

(Donne le café) T’as remarqué le mode opératoire ?

PRÉFET

Un serial killer qui met des bombes dans des corps. Oui j’ai remarqué. Super retour en amnésie. Putain. Je déteste ça.

(Boit, grimace)

MACAIR

 …

PRÉFET

Rouvrir des enquêtes classées! J’aime pas non. Mets-moi du sucre s’il te plait

MACAIR

Qu’est ce que je dis à la presse ?

PRÉFET

Ils m'ont cassé les couilles eux aussi, ils me les ont bien mises dans le mixer. Pour l’instant rien. On temporise si on commence à leur dire : un fou a tué un homme, a mis des bombes dans son corps, a recousu le corps, la bombe a explosé. Et pour couronner le tout on connaît ce mode opératoire, parce que c’est un putain de copy cat. C'est-à-dire qu’un autre fou avait fait la même chose il y a 15 ans. Mais rassurez-vous le fou originel est toujours en prison. Ça va pas le faire. Rassure-moi, il est toujours en prison ?

Macair Opine.

PRÉFET

C’est quoi son nom déjà ? Big max ?

MACAIR

Maxime Parmentier alias Big max. Et oui, il est toujours en prison.

PRÉFET

Et maintenant on a un fou en liberté qui veut lui ressembler

(boit le café sucré)

Il FAUT QUE J'ARRÊTE LE SUCRE ! T’as pas de l’alcool ?

(Feuillette le dossier)

MACAIR

Whisky ?

Le préfet opine.

PRÉFET

Je connais pas ces gens, je connais plus aucun inspecteur à Poolaland moi.

MACAIR

Je te conseille Henry Kerdug c’est un bon élément.

PRÉFET

Bon je suis désolé David.

MACAIR

T’inquiètes, c’est pas la première fois qu’on me bousille un week end.. (Temps.) C’est bien pour ça que tu t’excusais ?

Préfet fait non de la tête

MACAIR

T’as ta tête de collègue compatissant et ça te va pas du tout. Crache le morceau.

PRÉFET

Je suis pas venu pour tes conseils je suis venu pour te convaincre. (temps) Y a qu’une seule personne capable de résoudre cette enquête.

MACAIR

Oh non !

PRÉFET

Je suis désolé

MACAIR

Non non non non non.

PRÉFET

Je veux que tu mettes Tony Harrington sur cette affaire.

MACAIR

C’est pas vrai, mais qu’est ce que j’ai fait au bon dieu, de merde, de chié, de ricoré de bite. On ne prend pas Tony Harrington !!

PRÉFET

C’est le meilleur inspecteur que Poolaland est jamais connu.

MACAIR

Et c’est le seul que Poolaland ait viré.

PRÉFET

C’est lui qui a réussi à coffrer Big max...

MACAIR

… Hors de question.

PRÉFET

Il a réussi à le faire une fois et pourra le faire deux fois.

MACAIR

On ne prend pas Tony Harrington ! MERDE. Je t’en supplie ne m'oblige pas à faire ça.

PRÉFET

Je suis désolé.

MACAIR

C’est un fou ! Un fou furieux. Il ne respecte absolument aucune règle. On ne peut pas bosser avec lui. C’est un danger. Pour nous, pour tout le monde, pour lui-même. Je ne l'ai pas viré il y a 10 ans pour le reprendre maintenant. NAN !

PRÉFET

Le ministre pense comme moi. Il faut que tu te fasses une raison. Je suis désolé mais c’est un ordre.

MACAIR

Donc je suis coincé entre deux psychopathes, un qui met des bombes dans des corps et l’autre qui tuerait ses propres collègues si ça lui permettrait de résoudre une enquête.

PRÉFET

Il va falloir que tu fasses avec, je compte sur ton professionnalisme pour pas tout foutre en l’air, et trouver les bon mots pour le recruter.

MACAIR

C’est pas gagné.

PRÉFET

Tu vas trouver commissaire t'inquiètes. T’es bon. T’as toute ma confiance ! Mais déconne pas sinon tu sautes. Nothing personal Buddy. Allez, faut qu'je file. T’as deux jours pour trouver le copycat. Ça m'a fait plaisir de te voir. Au fait, ton whisky manque un peu de…

MACAIR

… de piquant.

PRÉFET

Voilà Tchao ! Bon courage.


## SCÈNE 4 - L’INSPECTEUR TONY 

J2 - 07h00 du Matin

BERTHIER

(Compte des billets de banque) Je regrette mais y a pas un dixième de l’argent que vous me devez monsieur Harrington, vous avez six mois de retard sur votre loyer. J’étais sympa avec vous parce que vous êtes policier

TONY

Ancien policier.

BERTHIER

Alors j’ai été sympa pour rien. Et je loue des bureaux monsieur Harrington vous êtes pas censé dormir ici.

TONY

J’aime faire la sieste.

BERTHIER

de nuit pendant huit heures ça s'appelle vivre dans un local commercial.

TONY

Je pourrai vous louer mes services. Vous avez besoin d’un détective privé ?

BERTHIER

Ma femme est moi allons très bien merci.

TONY

Laissez-moi un mois et je vous rembourserai. Tenez (lui tends ses clés) c’est ma voiture ca vous fera une caution.

BERTHIER

(regarde la voiture a travers les volets) Ça suffira pas.

TONY

(farfouille dans un tiroir et lui tend une médaille) Tenez un gage de plus.

BERTHIER

Je regrette monsieur harrington ca suffira pas, il en faudrait beaucoup plus pour combler ce vous me devez

TONY

(arrive avec un carton débordant de médailles) Tenez ! Elles sont à vous

Tony sort des fléchettes du carton et commence à jouer avec. À chaque fois qu'il lance la flèche sur scène et on la voit apparaître sur la cible à l’écran.

BERTHIER

Ouah !! Combien de fois est-ce que vous avez sauvé cette ville?

MACAIR

Des tas, des tas de fois… Tony

TONY

Monsieur le commissaire.

MACAIR

Monsieur

BERTHIER

Berthier

MACAIR

Monsieur Berthier, je vous saurais gré de bien vouloir nous laisser. Monsieur Harrington ici présent vous remboursera à la fin du mois.

TONY

Ah bon ?

MACAIR

J’ai du travail pour lui. Monsieur Berthier.

BERTHIER

Oui ? Entendu. Je vous laisse. Mais je prends ça, (montre les clés), et ça aussi, (prends le carton.) Bonne soirée.

MACAIR

Comment tu vas ?

TONY

Joue aux fléchettes. Ça va.

MACAIR

Bon. le cabinet de détective ça marche ?

TONY

Pas trop.

MACAIR

Bon. T’as des projets de vacances ?

TONY

Vous devez être sacrément dans la merde.

MACAIR

Pas tant que ça

TONY

Tu me vires, on se voit pas pendant dix ans, tu débarques chez moi au petit matin et tu t'intéresses à mes vacances. A mon avis vous êtes sacrément dans la merde.

MACAIR

Jusqu’au cou.

TONY

Je suppose que c’est en lien avec l’explosion de l'hôpital, et de l’assissanat de Laurent Pasquet

MACAIR

T’es déjà au courant ?

TONY

S’il te plait.

MACAIR

Y avait un bombe dans le corps de Laurent Pasquet

TONY

C’est pas possible. Big Max est en taule?

MACAIR

Il a un fan manifestement. Copycat. On a besoin de toi... Qu’est ce qu’il y a ?

TONY

Rien je savoure l’ironie de l’instant. Toi qui a pas envie de m’embaucher mais il faut que tu obéisses aux ordres et moi qui ait pas envie d’accepter mais il faut que je rembourse mes dettes.

MACAIR

T’as deux jours pour régler l’enquête

TONY

J’ai pas dit oui

MACAIR

S’il te plait

TONY

Je veux carte blanche.

MACAIR

Tu resteras sous mes ordres

TONY

Carte blanche.

MACAIR

Carte blanche sous mes ordres. se serre la main

TONY

Et je veux une voiture.

Macair lance les clés, Tony jette une fléchette en même temps la flèche passe par le trousseau clé et se plante dans la cible.

MACAIR

Tu la trouveras sur le parking du commissariat. Tu commences tout de suite. Si tu pouvais trouver cet enfoiré vite fait ça me rassurerait et si tu pouvais éviter de mettre un énorme bazar pendant que tu l’attrapes ca me rassurerait également.

TONY

Je ferai ce qu’il faut, commissaire.

MACAIR

Justement c’est pour ca que je m’inquiète inspecteur.

\- NOIR -

## SCÈNE 5 - L’ASSISTANT VICTOR 

J2 - 08h du matin

Victor attend Tony devant une voiture. Tony arrive, Victor le salue de loin. Tony répond sobrement occupé à trouver sa voiture de fonction. Il tente d’ouvrir la voiture avec un bip.

La situation se reproduit. Un Bip d’ouverture retentit, la voiture se trouve à côté de Victor.

VICTOR

Oui pardon j’aurais pu le vous le dire, la voiture est là. Je voulais pas vous déranger enfin je voulais être sur… que vous étiez… en train de… Ben cherchez une voiture… enfin de pas faire autre chose… C’est pour ça que je faisais coucou. Coucou (rire)

TONY

Vous êtes ?

VICTOR

Oui pardon. Victor Marchand. Enchanté, je suis votre assistant pour l’enquête.

TONY

On m’a pas prévenu.

VICTOR

Ah bon? Bon ben Surprise. Coucou ! (Rire.)

TONY

C’est très gentil à vous mais j’ai pas besoin d’assistant , je travaille seul. (Léger temps). Si vous voulez bien dégager votre enveloppe corporelle, il faut que je passe.

Tony pousse légèrement Victor et rentre dans la voiture.

VICTOR

(Fait le tour de la voiture.) Pardon. Zut, je suis navré. Mais le truc c’est que le commissaire Macair tient spécifiquement à ce que je vous assiste. Il a ajouté “c’est non négociable”

Victor essaie d’ouvrir la voiture mais elle est bloquée de l’intérieur.

VICTOR

C’est fermé.

Tony démarre la voiture. Victor sort un Bip et rentre dans la voiture in extremis.

VICTOR

J’avais un Bip aussi. Je suis désolé mais le commissaire a été super ferme sur ce sujet il m’a dit “Ne laissez pas Tony harrington…”

TONY

Taisez-vous je l’appelle.

Silence on entend la tonalité du téléphone puis vient le message de répondeur du commissaire.

MACAIR

« Vous êtes bien sur la messagerie du commissaire Macair merci de laisser un message et je vous rappellerai. Tony c’est pas la peine de m'appeler ou de négocier tu dois collaborer avec Victor. Un Point c’est tout. Bip »

Tony raccroche et démarre la voiture. Tout au long de la conversation on voit la map avec le point GPS bouger sur l’écran.

TONY

Ok. Trois règles importantes si tu veux qu’on bosse bien ensemble

VICTOR

Yes ! J’adore ! J’adore les règles.

TONY

La première c’est “parle pas quand je suis en train de parler ou que…

VICTOR

Ok

TONY

Tu vois là tu viens de rater..

Victor veut parler, se ravise, a vraiment envie de dire ok.

TONY

Non j’ai pas fini. Tu me laisses déroulé ok ?

VICTOR

…

TONY

Là tu peux

VICTOR

Ok

TONY

Non mais le mieux c’est que tu parles pas. Parle le moins possible. Deuxième règle :

 quand je te demande de faire quelque chose tu le fais. Tout de suite. (Victor opine) Conduis la voiture ! Prends ma place !

Tony recule son siège avec dextérité. Victor dans la précipitation tente de prendre les rennes de la voiture. La voiture fait des oscillations.

TONY

C’est bon reprend ta place C’est bien, t’étais nul, mais c’est bien. T’as obéis.

La route reprend de façon normale avec Tony au volant.

VICTOR

Oui je voulais dire, je connais votre vie par coeur enfin vos états de service par coeur votre vie perso je la connais pas.

TONY

tttt, ttt, ttt Règle numéro un. (Silence) . Pour info on se dirige à Croix Béni la prison de Poolaland, où est enfermé Big Max. On va l’interroger enfin je vais l’interroger toi tu prends des notes - et c’est tout - on veut savoir s’il a un lien même en prison avec les meurtres et l’explosion qui a eu lieu hier. (Temps). Si tu connais mes états de service, tu sais déjà que c’est moi qui l’ai coffré il y a 15 ans. C’est une ordure mais il est très malin, je compte sur toi pour ne pas montrer tes émotions, je veux que tu sois impassible, pas de peur , pas de stress pas d’excitation.

VICTOR

(fait oui de la tête tout en étant un peu tout ça en même temps) Je suis hyper content. Pardon

Victor fait des gestes pour demander la parole pendant qu’il roule, Tony voit et devine et fait non de la tête Victor prends son mal en patience… pas longtemps puis recommence.

VICTOR

Je peux ?

TONY

Vas-y.

VICTOR

Ouais je voulais dire. Je vous admire énormément. Je vais pas vous décevoir. J’ai terminé major de l’école de police : pratique et théorie. C’est pas pour … Parce que je sais que j’ai l’air un peu… mais c’est pour vous dire que … je suis chaud … Je vais assurer.

TONY

T’as pété là

VICTOR

Ouais pardon, je suis un peu .. mais ça va.

TONY

Je déteste ça.

VICTOR

Ouais Désolé. Oh ! Tenez! Des écouteurs Bluetooth comme ca on reste en contact facilement au cas ou ca deviendrait chaud. Pour une course poursuite s’il faut prendre quelqu’un en tenaille, enfin dans les moments d’action quoi

TONY

Non merci.

VICTOR

Ok Bon. Au cas où je mets les tiens dans la boîte à gants. Pour les moments d’action

Ca bouchonne dans Poolaland montrer sur l’écran qu’il y a plein de voiture devant eux

TONY

C’est complètement bouché. On va jamais arriver à l’heure. Tu veux de l’action ? Attention accroche toi. C’est parti.

  
Musique. Mini Rodéo, dans la ville, on voit le point GPS à l’écran bougé il correspond avec les mouvement de voiture fait sur scène.

Tony est hyper à l’aise dans son élément et Victor est plutôt terrifié.

TONY

Pile dans les temps. Ça va Marchand ? Au fait, tu peux me tutoyer.

Sortent de la voiture bruit du Bip, ensemble ils entrent dans la prison devant l'accueil.

GARDIEN

Bonjour

TONY

Bonjour inspecteur Tony Harrington de la DGPN (montre une carte) et ca c’est mon assistant Victor Marchand. On est là pour interroger Big Max.

GARDIEN

Oui on nous a prévenus. Je vous en prie, passez par les portiques

Tony et Victor passent par les portiques, ils sonnent.

GARDIEN

Ah! Je vais vous demander de nous laisser vos armes.

Le gardien tend une bassine, Victor s'exécute

TONY

Je me sépare pas de mon arme.

GARDIEN

je suis désolé c’est le règlement.

TONY

Je me sépare de mon arme.

Temps Battle de regard que le gardien perd.

GARDIEN

Comme vous êtes de la police je pense que c’est bon. je vous en prie, c’est dans la salle juste là on vous l'amène. Vous avez une demi heure. Ou plus si besoin.

TONY

Merci.

Tony ouvre la porte et s’installe dans la salle d’interrogatoire.

VICTOR

(au gardien) Du coup je veux bien récupérer mon arme...s’il vous plaît

GARDIEN

je suis désolé c’est le règlement

Temps Battle de regard que victor perds

VICTOR

Ok de toute façon, j’en ai pas … vraiment besoin.

## SCÈNE 6 - BIG MAX 

J2 - 08H30 min

Arrive Big Max on devine qu’on l'a poussé dans la salle d’interrogatoire. Il s'installe sur la chaise menottée.

BIG MAX

Monsieur Harrington quel plaisir. On aurait repris du service ? Ou peut-être êtes vous juste venus pour une visite de courtoisie ?

VICTOR

Non il a repris du service… (réaction de tony) pardon

BIG MAX

Qui est-ce ?

TONY

Personne.

BIG MAX

Personne. Monsieur Personne. J’imagine que monsieur personne doit courir après son identité. Alors Monsieur Personne combien d’échelon de compétences devez vous gravir avant de devenir quelqu’un aux yeux de Tony Harrington ?

TONY

Il est là Tony Harrington et il a une question pour toi. C’est quoi ton lien avec les meurtres qui ont eu lieu hier ?

BIG MAX

Qu’est ce qui vous fait dire que je suis au courant des évènements d’hier ?

TONY

Réponds-moi ou je m’énerve.

BIG MAX

Vous est- il arrivé, inspecteur, d’assouvir un besoin sans passer par la violence ?

TONY

Et toi ?

BIG MAX

Croyez-vous que mon passé dicte mon présent si fortement que je suis ce que je fus autrefois ?

TONY

OK ! Deux possibilités: ou tu me dis ce que tu sais et je m’arrange pour que le reste de tes années au trou soient pépouze, marcel, sans problème. Ou tu me dis rien et je m’arrange qu’on vienne abimé ta petite frimousse de psychopate chaque jour impair de ta putain de détention.

BIG MAX

Deux possibilités ? J’ai le choix ? Y aurait-il de la mansuétude dans votre menace inspecteur ? Vous allez trouver ça curieux mais je me sens comme une boule de billard. Vous êtes les joueurs et moi je suis la boule blanche. Et la boule blanche elle veux pas aller dans le trou. Elle veut quitter la partie, aller ailleurs, pour vivre sa vie de boule blanche

TONY

Nan. La boule blanche reste sur le tapis.

VICTOR

Je suis désolé, je suis un peu perdu dans la prise de notes.

TONY

Il est en train de négocier ce qu’il sait contre des autorisation de sorties

BIG MAX

En tant que joueur c’est un coup difficile que vous devez faire inspecteur

TONY

J’aime les coups difficiles vous connaissant, vous allez m'obliger à faire une bande. Y a bien une boule isolée quelque part sur le billard à sauver.

BIG MAX

S’il devait y avoir une boule isolée, elle serait paradoxalement entourée de monde. Tenter le coup là-bas c’est prendre le risque que des mauvaises boules entrent dans le trou. (Temps) Il semblerait que la caboche de monsieur personne ne soit habitée que par son propre nom.

VICTOR

...

TONY

Il dit que tu comprends rien.

VICTOR

C’est clair

TONY

Dans quelle zone du billard ça nous emmène ?

BIG MAX

S’il devait y avoir une boule isolée, qui serait paradoxalement entourée de monde, elle se situerait au coin arrière droit.

TONY

Le sud donc.

BIG MAX

Tout ça est très hypothétique c’est à vous de jouer et la partie est chronométrée.

TONY

Attention toi ! D’accord, je vais faire une bande afin d'éloigner la boule isolée et mettre la boule blanche dans le trou. Qu’est ce que ça donne?

BIG MAX

La boule blanche tombe dans le trou et dans votre excitation inspecteur vous embarquez la boule noir avec. Fin de partie, c’est perdu.

Tony lui met un coup de poing qui projette Big Max au sol. Victor tente de s’interposer entre eux.

TONY

Lâche-moi tu comprends pas ce qu’il se passe ?

VICTOR

Je comprends que vous avez fait du AIR billard mais sans les mimes. Et la vous avez un peu perdu la partie, en même temps lui c’est la boule blanche. Donc… Nan , J’ai rien compris.

TONY

(se débattant de l’emprise de Victor). Cet espèce d’enfoiré est complètement lié au meurtres d’hier. C’est lui! LUI ! Qui a tout orchestré. Je vais te buter ! Je veux son nom. (se dégage de Victor et frappe violemment Big max au sol.) C’est qui ?

VICTOR

(Ramenant Tony et tentant de le faire sortir de la salle.) Inspecteur arrêtez vous allez vraiment le tuer. Arrêtez. Je suis désolé je saisis pas tout.

TONY

Il a réussi a engagé un fan, pour faire de nouveaux attentats. Et la prochaine explosion aura lieu aujourd’hui quelque part dans le sud de la ville.

VICTOR

Hein ?

TONY

La boule isolée, c’est la prochaine victime et la bombe dans le même coup. Les boules aux alentours se sont les autres victimes, la partie qu’on joue maintenant ca veut dire que c’est aujourd’hui, la zone du billard c’est le sud de la ville. La boule noir ca veux dire que j’ai perdu et que j’arriverai pas à temps avant que ca explose. Et son putain de sourire ca veut dire qu’il restera muet même si je lui fracasse la tête. (Temps. Fait mine de partir puis se ravisant.) Mais ça aura au moins le mérite de me soulager.

Fonce sur Big max et l’étrangle victor essaie en vain de les séparer. Soudain une sonnerie de téléphone s’actionne, le téléphone est scotché sous un siège du public.

TONY

Victor, ton téléphone !

VICTOR

C’est pas le mien, je l'ai laissé à l’entrée avec mon arme.

TONY

C’est pas le mien non plus.

Le téléphone continue de sonner. Victor et Tony regardent big max, Tony le fouille frénétiquement.

TONY

Non plus.

VICTOR

On est d’accord y a un téléphone qui sonne dans cette pièce.

TONY

Oh oui.

Les deux jettent leur dévolu sur le siège ou le téléphone sonne. Tony montre du doigt le spectateur concerné.

TONY

Qu’est ce qu’il fout là lui ? Il était là depuis le début ?

VICTOR

Je vais me permettre de prendre votre téléphone portable. Excusez moi je peux avoir le téléphone portable s’il vous plaît. (Va chercher le téléphone.) C’est le vôtre ? Non? On dirait quand même. Vous pensez que c’est notre homme inspecteur ?

TONY

Non, le tueur doit être en ce moment même en train de préparer son crime. C’est sûrement lui qui appelle pour prévenir Big max qu’il est prêt. Et monsieur ici présent est là pour donner le téléphone à Big Max afin de faciliter les échanges entre eux. Ce qui fait de monsieur un sérieux complice. Votre nom…. TON NOM !

VICTOR

Si j’étais vous je donnerai un nom. Vous avez vu ce qu’il a fait de l’autre. Tenez inspecteur (donne le téléphone portable)

TONY  
(compulsant le téléphone) 38 rue de la folie méricourt. C’est l’adresse du prochain meurtre et de la futur explosion. J’y vais. Nomme le nom du membre du public On en a pas finis toi et moi. Victor tu me l’embarques. On se retrouve au commissariat. (A big max) Quand à toi tu fonces dans le mitard le plus dégueu de cette prison. Je veux personne en contact avec cette ordure ! (Il embarque big max hors scène)

VICTOR

(un peu mal à l’aise. S’adressant au membre du public.) Bonsoir... Alors je suis désolé faut que je vous emmène au commissariat. Si ça vous va bien sûr. Je vous cache pas que ca nous arrangerait pas mal que vous soyez d’accord… sinon l’enquête aura un peu de mal … à avancer. On prendra soin de vous. Et puis rassurez-vous c’est juste là (montrant la scène) le commissariat. (Fait signe au public d’applaudir le membre du public). Merci beaucoup.

## SCÈNE 7 : LE MEMBRE DU PUBLIC / MP 

J2 - 10H30

L’intégralité de cette scène se fait avec le MP l’improvisation prévaut en fonction de ses réactions.

Tout au long de la scène, les comédiens essaient de mettre à l’aise le MP tout en le dirigeant vers la suite de la scène.

Des confusions auront lieu entre l’aspect pièce de théâtre joué par les comédiens et l’enquête policière menée par les forces de l’ordre. Régulièrement les parallèles entre les deux univers permettront de maintenir la fine ligne entre confusion et compréhension entre jeu et et méta jeu.

En fonction du MP des répliques pourraient disparaître. En fonction du temps que la mise en scène prévoit, les comédiens accéléreront ou ralentiront le tempo de la scène en respectant cette structure.

VICTOR

\- Tenez. Installez vous là. Mettez vous à l’aise. C’est impressionnant hein ? C’est souvent comme ça la … les commissariats.

\- Vous avez peut-être des questions ? N’hésitez pas. Vous vous demandez peut-être comment ça va se passer ? On va devoir vous interroger parce que bon... On vous a retrouvé dans une cellule d’interrogatoire d’une prison – vous étiez bien planqué d’ailleurs- en possession d’un téléphone qui semble être TRÈS liés à l’enquête.

\- Oui oui mais vous comprenez qu’il y a quand même des petits signaux qui disent «Coupable» , ça clignote pas mal quand même.

\- Ça va hein mais c’est pas … Ça pue un peu mais ça va.

\- Donc là on attend un peu parce je suis pas … assermenté pour faire les interrogatoires.

\- Vous voulez un avocat / en fonction lui donne un avocat le fruit. Tenez bon appétit

\- Sinon le spectacle ça va ? ça vous plait ? Cool.

\- Non mais en dehors de ce moment. Imaginez que ce moment n'ait pas lieu. Le spectacle ? Ça va ? Vous le recommanderiez ? Vous mettriez une bonne critique ?

\- Allez-y . On a un peu de temps, Mettez une petite critique

\- Vous avez un téléphone ? Vous en avez deux ? C’est un peu louche mais ça va.

-Imaginez là vous mettez une bonne critique ça serait fou ! «Je suis en ce moment sur scène» ca serait fou, vous devenez actrice et critique du spectacle, dingue! Si vous dites que c’est mauvais ça devient un peu de votre faute.

\- Au public profitez en aussi pour le faire , franchement c’est le bon moment. Comme ca c’est fait on en parle plus. Terminé. On vous le dit là, on vous le dira plus après.

\- Sinon vous mettez «pour l’instant c’est bien mais comme je suis en live je peux pas vous dire pour la suite.» Ça serait fou

\- Les gens qui lisent les critiques, ils vont être comme des fous. Y a des gens qui le font vraiment ? Allez y prenez le temps je m’assure qu’il se passe rien

\- Je sais pas s’il y a un prix de la meilleure critique mais ça, pour moi c’est César.

\- Alors? Vous avez écrit une critique? Faites voir, je peux lire?

\- Si vous mettez une bonne critique c’est sur que on va s’arranger pour que l’interrogatoire se passe bien. Si elle est mauvaise quelque part vous l’aurez cherché.

\- Vous êtes pas obligé je comprends ce que vous vous dites qu’est ce que c’est que ce traquenard , Je viens voir une pièce de théâtre, je paie, je me retrouve à bouffer un avocat sur scène, tu vas voir que dans trois minutes ils vont me foutre les menottes pour de vrai et l’autre là il va me cassé la gueule. Tu parles d’un divertissement.

Arrivée de Macair

MACAIR

Ah Victor ! Comment ca va

VICTOR

Ça va

MACAIR

Qui est-ce ?

VICTOR

C’est le suspect (signe que tout va bien au membre du public)

MACAIR

Ah oui le téléphone. Tony m'a informé. Il est sur place. Il va régler ça

Gros bruit d’explosion au lointain il est 12h00

MACAIR

Ou pas. Voilà qui n’arrange pas notre affaire. (Au Mp) Et la vôtre encore moins. Je m’en vais limiter la casse. Mais avant il faut qu’on sache ce qu’on va faire de vous. L’explosion là vous comprenez ce que ça veut dire ?

MEMBRE DU PUBLIC

…

MACAIR

Ça veut dire que le serial Killer court toujours et que vous êtes la seule personne qui nous rattache à lui. Et Tony va pas vous lâcher

VICTOR

Bam. Bim. Beng. Beng beng.

MEMBRE DU PUBLIC

…

MACAIR

je comprends complètement ce que vous vous dites «j’étais assis tranquillement et pouf un téléphone scotché sous mon siège s’est mis à sonné.» Ça arrive. Ça arrive. C’est rare mais ça arrive.

Ajouter que cela a eu lieu dans une salle d’interrogatoire de prison ça devient ... Je sais, vous n'aviez pas vraiment choisi d’être là à ce moment-là, je sais tout ça.

MACAIR

Ok Plan d’attaque

VICTOR

Génial on va faire un plan d’attaque.

MACAIR

Taisez vous s’il vous plaît. Nous on est gentil d’accord ? Mais Tony il va avoir du mal à avaler ça. Donc le mieux, c’est d’avouer. Le plus que vous pouvez…

MEMBRE DU PUBLIC

…

MACAIR

Je sais. Voilà ce que vous allez faire. Vous allez lâcher quelques infos et avec Victor on vous promet que vous êtes plus embêtés jusqu'à la fin de l’histoire…. Allez y Victor

VICTOR

Donnez nous des infos sur le tueur

MEMBRE DU PUBLIC

…

VICTOR

Qu’importe vous donnez des infos et nous on va considérer que ce vous dites est vrai d’accord ? quoi que vous disiez.

MACAIR

Tony doit imaginer que vous coopérez.

VICTOR

Ok , on a besoin d’un prénom d’un métier et d’un lieu

MACAIR

On ne fait pas une Bio. -Un pseudo, - où il se sont rencontrés et - un narratif

VICTOR

OK C’est parti c’est quoi son Pseudo ?

MEMBRE DU PUBLIC

… pour faciliter la lecture un exemple en rouge est mis concernant les infos du public

La flèche

MACAIR

OU est ce que le La flèche et vous vous êtes rencontrés au public je vais leur demander. Dans une église

MACAIR

Ok donc je récapitule les éléments La flèche et vous vous êtes rencontrés dans une église. C’est quoi notre narratif pour l’alibi ?

VICTOR

Ok en fait c’est un mec qui vous a donné un portable...comme ca, vous vouliez le jeter et vous avez oublié. Là-dessus vous vous êtes dit j’avais envie de visiter une prison, je l’avais jamais fait pourquoi pas eeeet… Ouais c’est pas …

MACAIR

C’est pas très concluant.

Vous êtes une victime du serial Killer. Vous n'avez rien à voir avec tout ça.

Le serial killer vous a embobiné, il vous a fait chanter et devant la peur et la pression et vous avez obéi. Il vous a demandé de déposer le téléphone dans la prison. Alors vous vous êtes fait passer pour une association qui fait de l’insertion sociale auprès des prisonniers. D’accord?

MEMBRE DU PUBLIC

…

MACAIR

Ah crotte c’est lui, il m’envoie un texto. Ok il arrive, il est là . On a plus le temps.

MACAIR

Alors vous vous êtes fait passer pour une association qui fait de l’insertion sociale auprès des prisonniers. D’accord ? Ca s’appelle “été fleuri” c’est une association loi 1901 Numéro INSEE 49 38 72 51, dont le siège social est au 19 avenue Rochechouart dans le 10ème arrondissement de Paris. Restez avec moi. Le SK s’appelle La flèche et vous vous êtes rencontrés dans une église. Ça va ?

Si vous faites ça, on est bon. Et vous allez pouvoir retourner tranquillement à votre place. Au besoin, victor vous aidera, vous lui ferez un signe discret pas de morse, tony le connait par coeur.

VICTOR

Pas de problème.

MACAIR

Bon courage. Au public. On peut l'encourager.

## SCÈNE 8 - LE MP – 2 EN IMPRO

J2 12H30 min

Arrive Tony Harrington , on devine que l’explosion a eu lieu juste à côté de lui.

TONY

J’étais à ça. J’étais à ça commissaire. Il a piégé l’entrée du parc d’attraction. J’ai demandé à vos collègues de se rendre sur place. Alors c’est lui le complice ? Je peux?

MACAIR

Vas y.

TONY

Pourquoi il a pas de menottes?

VICTOR

On s'est dit qu’on allait la jouer cool.

TONY

Tu fais des interrogatoires toi ?

Victor fait non de la tête

TONY

Ils sont sympa hein ? Moi moins. Alors ton prénom c’est Georges c'est ça. Ton adresse ?

VICTOR

Peut être que Georges veux garder un peu de vie privé

TONY

Quoi ?

MACAIR

Oui… Concentrons nous sur l’affaire.

TONY

Ok. Raconte moi comment vous vous êtes rencontrés avec le SK?

MEMBRE DU PUBLIC

…

TONY

Dans une église ? Pourquoi faire ? Je comprends pas, J’aimerai comprendre. On vas pas tous les jours dans une église.

MEMBRE DU PUBLIC

…

TONY

 Parles plus fort. On a envie de t’entendre.

TONY

Ok passons. Comment il se fait appeler?

MEMBRE DU PUBLIC

…

TONY

 Et il s’est passé quoi après ?

MEMBRE DU PUBLIC

…

TONY

 C’est marrant j’ai l’impression que tu récites

VICTOR

Oui peut-être un peu, on va mettre ça sur le coup de la pression.

TONY

l'association été fleuri , c’est quoi l’adresse de l’asso ?

MEMBRE DU PUBLIC

…

TONY

Je sais pas tu travailles pour une asso je m'intéresse c’est quoi l’adresse ?

MEMBRE DU PUBLIC

…

VICTOR

Je crois que c’est 19 avenue Rochechouart hein ?

MEMBRE DU PUBLIC

…

VICTOR

Vous m’en avez glissé un mot je crois avant.

TONY

Bon et le téléphone pourquoi il t’a donné le téléphone

Et pourquoi t’as accepté ?

MEMBRE DU PUBLIC

…

VICTOR

C’est pas évident, évident de refuser les demandes d’un SK. Devant la contrainte on est obligé de faire des choses qu’on souhaite pas. Allez dernière question.

TONY

Il t’a demandé autre chose. Il t’a menacé de quoi?

MEMBRE DU PUBLIC

…

VICTOR

 Bon et bien je crois qu’on a ce qu’il faut . Merci Georges vous allez pouvoir rejoindre votre.. enfin nous quitté quoi .

TONY

J’ai pas fini.

VICTOR

On a rien de très convaincant contre lui . Je suis sur que Georges se met à la disposition de la police si on a besoin de lui poser d’autres questions. Et puis surtout Georges si quelque chose vous revient, n’hésitez pas. Vous nous tenez au courant.

TONY

J’ai pas fini. Commissaire c’est quoi ces conneries? On va pas le laisser partir.

MACAIR

Victor a raison. On a rien de tangible pour le maintenir en détention plus longtemps.

TONY

J’y crois pas.

VICTOR

Merci à vous Georges. Vous avez été super. Je vous raccompagne un petit bout de chemin. (Au public) On peut le féliciter.

MACAIR

Bien ! Je vais calmer la presse et dire à tout le monde que l’enquête avance. Tony le ministre arrive demain soir et il a besoin de dire au citoyen de Poolaland qu’il peuvent dormir sur leur deux oreilles. Entendu ?

TONY

Le regard vissé sur Victor Je sais ce que j’ai à faire.

MACAIR

A tout à l’heure.

## SCÈNE 9 - L’ASSASSINAT DE L’ASSISTANT 

J2 - 13H

Après les événement méta et interactif de la scène précédent, cette scène se joue premier degré, l’objectif et de retrouvé un ton théâtral scripté avec peu d’humour.

Silence Tony a le regard vissé sur Victor qui commence à être mal à l’aise

TONY

Victor Marchand, Major de promo de l’école de police, flèche montante de la DGPN. Moi je trouve que t’es nul. (Silence) C’était quoi la règle numéro trois ?

VICTOR

Non mais…

TONY

C’était « tu obéis »

VICTOR

Pardon, c’est juste que

TONY

Ta Gueule. (Silence) Vous êtes de mèche avec Georges?

VICTOR

Non

TONY

C’est pas l’impression que j’ai eu. J’ai vraiment eu l’impression que tu lui filais beaucoup de coups de main.

VICTOR

Je vais y aller.

Tony lui bloque la route

VICTOR

Laissez-moi passer.

TONY

Comment je vais faire pour avoir confiance en toi maintenant. (Le pousse). T’es un allié ou un ennemi ? (Le pousse à nouveau) Parce que j’ai pas l’impression qu’on marche dans le même sens. Le pousse encore victor résiste

VICTOR

Ça suffit maintenant. Il faut que tu me laisse partir

TONY

Je sais qu’il faut que je te laisse partir mais j’en ai pas envie

VICTOR

Arrêtes.

TONY

Pour qui tu bosses ? L’empoigne

  
VICTOR

Je t’emmerde tu crois que t’es le meilleur , t’étais un bon flic y a vingt ans maintenant t’es juste un gros con arrogant à la recherche d’une gloire passée.

TONY

Tu dépasses les limites Marchand

VICTOR

T’as des limites toi peut-être ?

TONY

Non j’en ai pas ( lui met un coup qui le met à terre.) Je repose ma question pour qui tu bosses ? (Sort un flingue) M’oblige pas.

VICTOR

T’es un malade

TONY

TU RESTES AU SOL. Réponds moi

VICTOR

Arrêtes, Loic arrête.

TONY

Je suis l’inspecteur Tony Harrington

VICTOR

Je sais pas à quoi tu joues mais tu me fais peur.

TONY

T’as trois secondes pour répondre à ma question

VICTOR

Loic c’est pas le texte de la pièce. Je sais pas ce que tu fais mais c’est pas le texte de la pièce

TONY

3

VICTOR

Tu vas pas me tuer, tu ne peux pas me tuer

TONY

2

VICTOR

C’est pas le script ! Putain qu’est ce que tu fous ! On a besoin de moi pour la suite de l’histoire.

Victor se lève pour attraper le flingue. Tony Tire et tue Victor , prévoir un effet stylé pour ce moment.

TONY

0

Arrive Macair alerté par le bruit. Très perturbé

MACAIR/JM

Qu’est ce qui c’est … Loic… inspecteur, qu’est-ce que...quoi ?

TONY

Tu m’avais dit carte blanche. Ce gars là était incompétent. Je me disais même comment peux-t-on être aussi con. A moins que… A moins que cela soit volontaire

MACAIR

Comme figé Tu délires là.

TONY

Peut être , peut être ouais en attendant il m'a mis des bâtons dans les roues, il a entravé l’enquête.

MACAIR

Mais comment on va faire maintenant ?

TONY

Tu m’avais dit carte blanche ! On c’est mal compris. Alors que les choses soient claires et je le dis à tout le monde dorénavant, JE prend les rênes de l’enquête et de cette pièce de théâtre.

\- NOIR -

Fin de la première partie

# DEUXIÈME PARTIE 

## SCÈNE 10 - ETAT DES LIEUX 

MACAIR

(appelle la réception) Allo, oui c’est Macair, dites moi est ce que par le plus grand des hasards, Victor se serait pas présenté à l'accueil… Oui je sais très bien qu’il est mort. C’est juste comme on avait rendez vous, je voulais être sûr que... mais bon oui voilà il viendra pas parce qu’il est mort. OK. Super. Merci.

Macair ne sait pas très bien quoi faire

MACAIR

Super, Super

Macair farfotte derrière son bureau. On voit à l’écran le script de la pièce, nous sommes précisément au moment où Victor est censé arrivé mais qui ne vient pas. Silence. Macair tente de jouer les deux parties et de combler le vide provoqué par l’absence de Victor.

 Page 1

 du script visible à l’écran.

MACAIR : Asseyez vous Victor vous voulez un café.

VICTOR Avec plaisir

MACAIR : A une époque, on avait des assistants pour s’occuper des cafés mais le préfet a coupé les fonds. Long? court? Sucre?

VICTOR Long sans sucre avec un peu de lait si vous avez

MACAIR : J’ai pas

VICTOR: Ça ira très bien. Je voulais vous dire que je suis hyper content de travailler sur cette enquête. Merci de me faire confiance alors que je débute

MACAIR : C’est vrai qu’on se connait pas très bien vous et moi. Vous avez eu de très bons résultats à l’école de police.

MACAIR

Bon et bien je vais me prendre un petit café, à une époque, on avait des assistants pour s'occuper des cafés mais le préfet à coupé les fonds. Est ce que je me prendrai pas un petit café comme Victor les aime? Long sans sucre avec un peu de lait si j’en ai… Mais je n'en ai pas… Je pense que ca ira très bien...

Ah Victor si vous étiez là avec moi je suis sûr que vous me diriez que …

(retourne derrière le bureau)

 Vous me diriez que vous êtes hyper content de travailler sur cette enquête et vous êtes heureux que je vous fasse cette confiance alors que vous débutez et alors je répondrai :

“ C’est vrai qu’on se connait pas très bien vous et moi. Vous avez eu de très bons résultats à l’école de police.

Macair Souffle fort devant l’épuisement et l’aspect fastidieux du procédé il passe à la page 2 , on voit à l’écran la page 2 apparaitre à l’écran.

 Page 2

 du script visible à l’écran.

VICTOR: Merci d’ailleurs je me demandais …

MACAIR : Comment ça se passe avec Tony?

VICTOR : Très bien. ( avec déférence et maladresse ) Il a son caractère évidemment. Lors de l’interrogatoire j’ai vraiment cru qu’il allait s’emporter outre mesure contre le suspect d’abord mais aussi contre moi. Je vous cache pas qu’après cet évènement j’ai peur que la confiance entre nous ne se soit détériorée.

Victor se déplace en avant scène Macair le rejoint, rassurant

MACAIR : Je sais que c'est un animal qui peut être dur à apprivoiser, il est imprévisible.

MACAIR

Ah Victor si vous étiez toujours là en face de moi en ce moment même je suis sur que vous me diriez en réponse

 “Merci d’ailleurs je me demandais …”

Et alors je vous laisserai pas finir je vous couperai intrigué de savoir ce que vous pensez de Tony et je vous demanderai

“Comment ça se passe avec Tony?”

et vous répondriez:

 “très bien”

Peut-être Victor si vous étiez là en face de moi vous le diriez avec une once de déférence et de maladresse

Vous diriez :

“Il a son caractère évidemment. Lors de l’interrogatoire j’ai vraiment cru qu’il allait s’emporter outre mesure contre le suspect d’abord mais aussi contre moi. Je vous cache pas qu’après cet évènement j’ai peur que la confiance entre nous ne se soit détériorée.”

Et alors peut être que vous auriez dit ca en vous déplacant jusqu’ici, et que moi je vous aurais rejoint en avant scène, enfin non pas en avant scène mais en avant, à l’avant du commissariat (jm lâche un cri du coeur ) PUTAIN c’est galère là… Et je vous aurais dit de manière rassurante

“Je sais que c'est un animal qui peut être dur à apprivoiser, il est imprévisible.”

Mais vous n’êtes plus là Victor. Vous êtes mort tué par Tony Harrington, et je n’ai pas eu le temps de vous dire que…

Tourne à la page suivant du script

 Page 3

du script visible à l’écran.

MACAIR : J’ai pleine confiance en vous. Je sais que la tâche est complexe. il faut que vous réussissiez à ne pas le contrarier tout en le canalisant

VICTOR : Oui pas facile,

MACAIR : Vous en sortirez grandi. Je vous protégerai. Vous inquiétez pas en cas de problème je serai là. J’ai fait le serment solennel de veiller à l’ensemble des policiers et inspecteurs qui œuvrent dans ce commissariat. Vous savez quand j’ai commencé à travailler dans l’école de police…

MACAIR

J’avais pleine confiance en vous, que je sais que la tâche est complexe et qu’il faut que vous réussissiez à cadrer Tony Harrington tout en le canalisant. Vous en sortirez grandi et je vous protégerai. Vous…Temps

C’est pas possible. Victor ! Tim ! Tim vient. Je peux pas, je peux pas continuer comme ça.

Tim arrive.

JM

J’y arrive pas.

TIM

Ouais c’est … fastidieux.

JM

Nul.

TIM

Ouais.

JM

Je me retrouve à dire à quelqu’un qui est mort que je vais le protéger. Tu peux pas disparaître. On a besoin de toi dans la suite de l’histoire. On va pas utiliser le même procédé à chaque fois.

TIM

?

JM

Aahh victor si vous étiez en face de moi je vous dirais… vous me direz… ça va commencer à se voir

TIM

Ca se voit déjà.

JM

J’ai une idée. On a qu’à dire que t’es pas mort.

TIM

?

JM

T’es pas mort, t’es solide. T’as pris une balle mais ça va.

TIM

J’en ai pris deux dont une dans la tête.

JM

T’es solide.

TIM

Ça va pas marcher.

JM

Ok, on a qu’a dire que la balle est passée entre les deux … les deux

TIM

Hémisphères

JM

Ouais, et ça va. Nickel, petite migraine.

TIM

Laisse tomber (va pour quitter la scène)

JM

Attends, ok t’as pris deux balles, mais on sait plus trop où.

TIM

Dans la tête

JM

On sait plus, je te dit. T’es dans le coma, mais un coma furtif. Et grâce à des excellents docteurs tu t’en sors et tu te réveilles à l'hôpital

TIM

L'hôpital a explosé.

JM

Nan mais…. C’est pas grave ça eh oh, y a d’autres hôpitaux dans Poolaland.

TIM

Même si j’arrive à sortir d’un coma furtif dans un super hôpital de la banlieue de Poolaland je serai jamais opérationnel pour continuer l’enquête, elle doit être résolue demain.

JM

Non mais ça … ça passe. Suspension d’incrédulité. Les spectateurs sont prêts à croire des trucs et laisser leur scepticisme de côté.

TIM

Il va falloir une très grosse suspension sur une toute petite incrédulité. Ça marche pas laisse tomber.

JM

Pourquoi ?

TIM

Parce qu’on fait pas un spectacle d’impro ! Chuis Out. OUT ! Terminé tim. Bye bye la pièce. Toutes les scènes d’après, terminé . J’ai appris le texte pour rien.

JM

Il te reste quand même d’ autres personnages.

TIM

Un et c’est un réceptionniste. Après c’est fini. Tu vas voir je vais pas le lâcher ce perso, je vais lui construire des enjeux de malades c’est le seul qui me reste il va devenir dingue.

JM

Pas sur que ce soit une bonne idée

TIM

Je vais en faire un héros. Un héros de comédie romantique. Tu va voir

JM

Je crois qu’il vaut mieux essayer de retrouver les rails de la pièce, c’est pour ça que l’idée d’un coma furtif me semble plus…

TIM

Roméo et Juliette version Poolaland.

JM / MACAIR

Genial! On fait mon idée d’abord. D’accord? Allez t'inquiètes pas. ( redevenant Macairn et dans un clin d'œil ) J’ai fait le serment solennel de veiller à l’ensemble des policiers et inspecteurs qui œuvrent dans ce commissariat. Reposez-vous Victor quelque chose me dit que vous allez revenir à vous très bientôt. On a mis les meilleurs médecins sur le coup.

Tim s’en va

## SCÈNE 11 - ETATS DES LIEUX BIS

J2 - 14h

Arrive Tony Harrington

JM

Bon il faut qu’on parle, parce que là c’est galère, j’ai une idée pour remettre tout sur les rails c’est pas la meilleure mais à défaut d’avoir mieux

TONY

Vous inquiétez pas commissaire. Je suis dessus.

JM

Non mais Loic

TONY

Commissaire je suis dessus. Le copycat s’y connaît forcément en bombe peut être qu’il s'est formé à l’armée comme démineur à l’instar de Big Max. Des artificiers au deuxième RD y en pas 36.

JM

Quoi ?

TONY

Le deuxième régiment du dragon, Bix Max, a fait partie de ce régiment. J’ai pris rendez-vous avec le bureau des archives de l’armée de Poolaland pour vérifier les liens.

JM / MACAIR

Ok. Tony?

TONY

Oui

JM / MACAIR

Au sujet de Victor

TONY

Oui ?

JM / MACAIR

Et bien je me disais

TONY

Il est mort

JM / MACAIR

Oui eh bien il paraîtrait qu’il existe un type de coma très rare appelé coma furtif et que potentiellement

TONY

Voilà le certificat de décès. On a transporté le corps à la morgue.

JM / MACAIR

Ok . C’est sur comme une information?

TONY

Oui

JM / MACAIR

Parfait , donc il est mort. Mort de chez mort. Super. Bon ben bye bye coma furtif Super.

Tony s’approche de la table barre les lignes du texte et écrit en gros IMPRO dessus

TONY/ LOIC

Nous voilà libérés de toute entrave. Je coupe les fils qu’agite le grand marionnettiste du destin. Personne pour nous dire ce qu’on doit dire ou faire. Vous verrez commissaire vous y prendrai goût. Tony balance le texte en l’air. C’est dans la tempête que naît la liberté.

\- NOIR -

## SCÈNE 12 PORTE JAUNE AU BUREAU DES ARCHIVES. 

J2 - 14H30

Dans le noir on voit le point GPS se déplacait du commissariat jusqu’au bureau des archives de l’armée. On voit la map de la ville avec le comissariat, le lieu du premier meurtre , l’hopital explosé , le parc d’attraction, la prison, le bureau des archives de l’armée.

Tony Harrington entre dans le bureau devant le soldat chargé de la réception.

SOLDAT

Bienvenue aux bureaux des archives de l’armée. Que puis-je faire pour vous?

TONY

Je cherche des informations sur Big max, membre du 2eme RD il y a 10 ans. Je suis inspecteur de police à la DGPN (montre sa carte. silence). Tout va bien ?

SOLDAT

Nickel . NICKEL , NICKELOS.

TONY

Tant mieux.

SOLDAT

Archiviste

L’ARCHIVISTE

(Arrive tout de suite) Oui

SOLDAT

Monsieur cherche des informations sur Big Max. Normalement c’est en Zone B / B4

L’ARCHIVISTE

Ok j’y vais

TONY

Il est rapide votre archiviste.

SOLDAT

Oui c’est le meilleur. En même temps c’est le seul… On a coupé les fonds. Très rapide, toujours à l’heure en même temps il habite en face.

TONY

Très bien. Je me dépêche de le suivre avant de perdre sa trace.

SOLDAT

Vous ne bougez pas. Vous faites pas ce que vous voulez ici. Parce qu' il y a des règles et qu’il faut respecter les règles. On fait pas n’importe quoi. C’est l’armée ici.

TONY

Je cherche justement des gens qui sont passés par chez vous et qui on fait n’importe quoi.

SOLDAT

(accuse le coup) Notre archiviste va chercher les documents que vous demandez, vous pourrez les consulter sur place en présence de notre archiviste dans la salle attenante à celle-ci.

TONY

D’accord donc je vais dans la salle juste là et j’attends que votre archiviste me donne les documents.

SOLDAT

Voilà

TONY

Entendu. Alors c’est parti (se déplace vers la salle)

SOLDAT

Attendez ! Vous partez là ? Vous n'avez pas besoin de moi ?

TONY

Non

SOLDAT

Cet échange est terminé donc

TONY

Je crois oui, Bonne journée

SOLDAT

Attendez ! NON ! Et vos vaccins… Ils sont à jour vos vaccins ? DT, polio, parce quelquefois il y a de la ferraille dans les documents ! Pas beaucoup mais ça arrive, les spirales des cahiers… Ça rouille… Et puis au bout du cahier la spirale rouillée elle est … elle forme comme un petit un petit pic et ca c’est dangereux

TONY

C’est quoi votre nom?

SOLDAT

Richard

TONY

Richard, Hier une bombe a failli m’exploser à la gueule. J’allais droit dessus pour la désamorcer, elle a pété avant que j’arrive. Ca c’est une anecdote parmi les 50 qui jalonnent ma vie. Donc si vous voulez le risque de DT, polio sur un bout de spirale rouillée. Je m’en cogne. Bonne journée

SOLDAT

JE SUIS AMOUREUX.

TONY

Tant mieux pour vous

SOLDAT

Oui, oui c’est tout frais, ça fait deux mois à peine. Vous voulez savoir son prénom? Comment je l’ai rencontré? Ou elle habite? Je l’aime , j’arrête pas de penser à elle. C’est le rayon de lumière qui darde de chaleur ma vie froide et obscure.

TONY

Appelez là pour lui dire. ça lui fera plaisir.

SOLDAT

GNGNN

## SCÈNE 13 - LE DEUXIÈME ASSASINAT / ON NE MEURT QUE DEUX FOIS 

J2 - 15H15 min

Tony Harrington va de l’autre côté de la scène et s’installe en attente de l’archiviste , arrive l’archiviste avec les documents et classeurs.

  
L’ARCHIVISTE

Tenez. Vous enquêtez sur les meurtres et les attentats des derniers jours?

TONY

Hum, hum . temps. C’est curieux je trouve aucune photos dans le dossier

L’ARCHIVISTE

Vous êtes sur ?

Regard évocateur de tony qui est sûr de lui .

TONY

J’ai rien, y' a rien, des certificats à la con, des rapports de mission quasi vide. Je peux savoir pourquoi on a effacé ou barrer les noms et les adresses dès qu’il y en a ?

L’ARCHIVISTE

J’en sais rien. Je suis désolé.

Temps silence

TONY

C’est quoi votre prénom ?

L’ARCHIVISTE

Archiviste

TONY

Archiviste, est ce que quelqu’un est passé récemment ici pour demander des informations sur Big Max ?

L’ARCHIVISTE

Pas à ma connaissance. Après c’était peut être avec un de mes collègues archivistes

temps

TONY

dégagé Vous connaissez la différence entre une personne qui ment et une personne qui dit la vérité ?

L’ARCHIVISTE

non

TONY

Ben moi si

L’ARCHIVISTE

 …

TONY

Et là vous mentez. Vous êtes la seule personne à ce poste ici. Silence

L’Archiviste met lentement la main dans la poche de son veston à la recherche d’une potentielle arme: Très vif Tony sort son pistolet et braque l’archiviste

TONY

Je vous recommande vivement d'arrêter votre geste

Silence , l’archiviste se fige, il a une main qui ouvre sa veste et l’autre qui est proche de la poche intérieure de veste.

L’ARCHIVISTE

OK. C’est de ma faute. J'ai fait une bêtise. Je regrette.

SOLDAT / TIM

Tout va bien ici ? Vous regardez l’heure et ben il est 14H45. Vous avez pu avoir les documents très bien. Vous avez vu il est rapide. Bon. Dis moi archiviste je voulais savoir si tu pouvais fermer tout seul parce que il faudrait que je parte plus tôt ce soir. J’ai rendez-vous avec ma copine. Je suis amoureux.

TONY

Je sais.

SOLDAT / TIM

Et c’est un moment important, je vais voir ma belle famille.

L’ARCHIVISTE

C’est bon je fermerai sans toi tu peux partir plus tôt.

SOLDAT / TIM

Parce que ma belle famille, c’est une famille d’anarchiste. Et nous on est une famille de militaire. Du coup personne ne s’apprécie. Là, seul l’amour pourrait réussir à combler le fossé que nos deux univers opposent.

TONY

On s’en fout.

SOLDAT / TIM

C’est pas à vous que je parle c’est à mon collègue qui va gentiment m'aider dans ma quête d’amour en…

L’ARCHIVISTE

Je te le confirme on s’en fout.

SOLDAT / TIM

Super. Et bien merci pour la sollicitude.

Soldat / tim s’en va

TONY

Je vous écoute

L’ARCHIVISTE

Quelqu’un est venu il y a trois semaines pour demander des informations sur Big Max.

TONY

Continuez

L’ARCHIVISTE

Il est venu, il m’a braqué comme vous et m’a menotté et puis il a détruit des documents et effacé des informations sur ceux qu’il restait.

TONY

Et vous n'avez rien dit.

L’ARCHIVISTE

(ému) je suis désolé, il m’a fait chanté, il savait déjà tout de moi , ou j’habite, ou travaille ma femme, l’école ou vont mes enfants. J’ai eu peur. Je suis désolé.

TONY

Chantage à nouveau vous seriez pas le premier. C’est tout ?

L’ARCHIVISTE

Et bien oui

TONY

Il serait pas venu pour effacer un dossier sur lui-même ?

L’ARCHIVISTE

Je comprends pas

TONY

Mais si vous comprenez

L’ARCHIVISTE

 …

TONY

Il y a de grande probabilité pour que l’homme qui vous ai menotté soit le serial killer alias la Flèche. Il a fait un copycat donc il veut supprimer tout lien entre lui et Big Max. Il est venu pour effacer et supprimer des infos sur le dossier de Big max.Et comme la flèche serait un ancien militaire, il a un dossier à son nom ici. Et quelque chose me dit qu’il vous l’a demandé et il a également fait disparaître des traces dans son propre dossier. J’ai tort ?

L’ARCHIVISTE

Je sais pas

TONY

Faute avouée faute à moitié pardonnée, faute à moitié avoué faute qui va se payer.

L’ARCHIVISTE

Je vais avoir des problèmes si je …

TONY

C’est moi ton problème l’archiviste . Donne moi ce que je veux savoir

L’ARCHIVISTE

je suis désolé je …

TONY

Écoute L’archiviste, parenthèse c’est con comme pseudo tu veux pas me dire ton prénom en fait.

L’ARCHIVISTE

Non non non je vous assure c’est comme ça qu'on m’appelle c’est tout.

TONY

Ok. De toutes les manières je vais savoir l’archiviste. Je vais éplucher les dossiers de tous les gens du deuxième RD et celui qu’on aura trafiqué ben ca sera celui de notre homme. Ça va être long mais je vais bien finir par trouver.

Silence

TONY

A commencé par ( regarde une liste) Monsieur Joseph Casanaga.

L’ARCHIVISTE

Ok je vais tout vous dire.

SOLDAT / TIM

Inspecteur j’ai besoin de vous

TONY

C’est pas vrai

SOLDAT / TIM

Je sais que vous êtes en pleine enquête mais, il vient d’arriver quelque chose de beaucoup plus important. Ma petite copine ne répond pas au téléphone, je pense que sa famille l’a kidnappée.

TONY

Non, elle a juste pas envie de répondre .

SOLDAT / TIM

C’est pas possible elle m’aime, on s’aime. Il faut que vous ouvriez une enquête je vais vous aider.

TONY

Je peux avoir votre téléphone

SOLDAT / TIM

Bien vu, (lui donne le téléphone) il y a sûrement des indices dans les SMS qu’elle m’a envoyé comme pour m’avertir à l’avance du kidnapping.

TONY

Comment elle s’appelle? l'archiviste tente de se faire la malle

SOLDAT / TIM

Suzanne

TONY

A l'archiviste. Restez là où vous êtes.

 Appelle Suzanne avec le téléphone . on entend la tonalité puis …

SUZANNE

Allô

TONY

Suzanne ?

SUZANNE

Oui

TONY

Je vous passe votre amoureux. (à soldat) Foutez-moi le camp.

SOLDAT

(Tout en partant) Ça va ma puce ? Mais pourquoi tu décroches aussi …

Temps entre les deux

L'ARCHIVISTE

Vous avez raison, Il a demandé un autre dossier. Il a effacé des informations et supprimé des documents.

TONY

Vous avez son nom ?

L’ARCHIVISTE

Il se faisait appeler La flèche. Son pseudo a été créé à l’armée. (info sur pourquoi on l'appelle comme ca en impro si jm est chaud). J’ai rapidement parcouru le dossier avant de le lui donner. La flèche et Big max appartenaient tous les deux au deuxième RD en tant qu’artificiers. Big Max était chargé de son tutorat. Je sais aussi que Big Max s’est retrouvé en prison militaire et qu'une semaine après, La flèche la rejoint comme si …

TONY

Comme s'il avait fait une infraction exprès pour le rejoindre.

Archiviste opine

L’ARCHIVISTE

Exactement

TONY

Finalement vous en connaissez un rayon sur ce dossier... Ensuite il a purgé sa peine, s’est fait viré de l’armée, il a continué d'exercer sa passion pour les bombes. Pendant ce temps Big Max fait ses premiers crimes. Va en prison. La flèche reste fan de son maître. Comme ses visites régulières commencent à être louches et que les premier attentats de la Flèche ont lieu, il fait du chantage à Georges pour l’obliger à faire passer le téléphone. Vous pourrez compter sur ma discrétion. Dernière chose, le vrai nom de La Flèche c’est quoi?

L’ARCHIVISTE

Il s’appelle …

SOLDAT / TIM

Catastrophe ! Catastrophique. Ce qu’il se passe est catastrophique. Inspecteur ! Elle répond au téléphone d’accord mais c’est pas elle c’est une IA d’elle même créer à partir de ses propres données et qui reprend sa voix.

TONY

Soldat.

L’ARCHIVISTE

Tim

SOLDAT / TIM

Je vous assure que c'est ça. Je vais vous expliquer, vous pouvez pas partir, personne ne part.

TONY

Moi je pars en tout cas

SOLDAT / TIM

Attendez ! Ca peut pas s'arrêter comme ça sinon c’est finis pour moi

TONY

Vous allez pas m’empêcher de partir.

TIM

(attrapant Tony ) Laissez-moi vous expliquer. il faut pas partir. En fait, son EX ! Son ex, c’est un EX scientifique. C’est pour ça. Il … travaillait dans les IA donc, bon, ok et ben comme Suzanne elle l’a… , elle l’a largué quoi…

TONY

Votre histoire est pas prête.

SOLDAT / TIM

Si si, vous allez voir, l’ex, faut le voir sacré bonhomme , (montrant Jm) un petit freluquet. Un scientifique et tout, spécialiste de l’IA (à Jm) Flash Back éclair

SOLDAT / TIM

Bonjour alors comme ça vous êtes l’ex de Suzanne et vous êtes un ex scientifique spécialiste de L’IA

EX DE SUZANNE

(Jm joue un scientifique débile avec cheveux sur la langue) Oui c’est moi je suis sur le point de concevoir un IA basé sur suzanne

TIM

Non il était pas comme ça. Il était mieux enfin plus normal un peu méchant. Allez Steuplé

Tony par vers la sortie Tim/ Soldat l’attrape et le tire en milieu de scène.

TIM

Ca va être mieux, vous pouvez pas partir inspecteur.

TONY

Lâche moi

Tim/ Soldat essaie de faire la scène avec l’ex de Suzanne tout en retenant Tony. il le tire par tous les moyens possibles.

SOLDAT / TIM

Suzanne ne vous permet pas d’utiliser ses données pour en faire une IA. Vous devez arrêter

EX DE SUZANNE

Non je n'arrête pas, je suis amoureux d’elle moi aussi, et ce n’est que l’étape deux de mon plan, après j’en ferai un robot et après quand j’aurai le robot, je tuerai l’humain.

SOLDAT / TIM

Je vous interdit. Vous êtes un dangereux personnage

Tim/ Soldat essaie de retenir Loic et d’avancer vers l’ex de suzanne pour l’empoigner

EX DE SUZANNE

Lâchez moi

TONY

Ouais lâchez moi ou je vous bute

EX DE SUZANNE

J’aurai pas dit mieux.

SOLDAT / TIM

Vous l’avez kidnappé , Allez avouez le c’est votre plan.

Tony tire en l’air en guise de menace et braque Soldat Tim

SOLDAT / TIM

Non ! Non t’as pas le droit de faire ca ! Tu peux pas.

L’ARCHIVISTE

Doucement inspecteur

TIM

Non ! Loic Putain NON ! C’est le dernier personnage qui me reste c’est le seul, me tue pas steuplait. Je demande juste un peu de compassion, pouvoir vivre avec Suzanne, qu’ensemble on puisse traverser les fleuves, les champs putain je sais plus les plaines, voilà les plaines de l’amour, je sais que c’est pas la meilleure histoire, le kidnapping c’est pas une bonne idée pour la comédie romantique. Je le sais. Je le sais bien. C’est mon dernier perso, une fois parti j’aurai plus rien, j’avais Victor, victor est mort. Et maintenant j’ai Suzanne et je veux pas la perdre, je sais L’IA c’est tiré par les cheveux, même si ça existe c’est complètement possible… Je vous embêterai pas dans l’enquête promis. Je viendrai juste un peu de temps en temps pour donner des nouvelles de Suzanne c’est tout et puis peut être, à un moment je ferai un acte de gloire tu vois. Un truc courageux et je pourrai lui faire une belle déclaration. J’ai le droit. Non ? J’ai plus rien, je demande juste un petit personnage pour faire une déclaration d’amour. Une belle déclaration, un petit moment sur la scène devant les spotlights pour montrer que j’aime les gens et que je voudrai qu’ils m’aiment aussi en retour. Je le ferai bien sans trémolo, ou juste un tout petit peu de tremolo, le bon niveau de tremolo, comme ça le public pourra se dire, “ Il a bien géré les tremolos.” Les tremolos mal géré c’est trop. Alors là le public dit “mollo les tremolo”. Mais bien gérés c’est bien les tremolo. lolos! Ca c’est rigolo ça, parce que, lolo c’est des seins aussi, des boobs Lolo ! Tremololo, tremololo par ci, tremololo par là.

L’ARCHIVISTE

Tony . Finis le !

Tony tire.

TONY

Désolé soldat , vous avez l’adresse de la Flèche ?

L’ARCHIVISTE

Tenez.

TONY

Merci ! Et ben voilà ! Ce soir ou plutôt disons à la tombée de la nuit nous rendrons une petite visite à notre serial Killer.

 ° Couper la fin de la scène

\- NOIR -

## SCÈNE 14 - CHEZ LE SERIAL KILLER 

Jour 2 - 19H00 min

L’écran montre Tony Harrington qui se déplace dans Poolaland, il arrive devant la maison de Joseph Casanaga.

Sur scène Tony harrington flingue et lampe de poche à la main scrute les lieux à la recherche de Joseph Casanage et d’un indice.

A l’écran sont filmées les coulisses avec Jm et Tim dans le plan. Jm se change quitte son costume d’archiviste pour celui du commissaire Macair. Tim reste en tenue de soldat.

Jm regarde la scène et sourit.

° Tony harrington rentre chez lui il se rend compte que son domicile a été forcé. il fait la même scène

JM

J’aime bien cette scène , elle est bien… Avec la lampe de poche et tout. Et là il va tourner dans 3, 2, 1. PAF . (Tony pivote et éclaire le public avec la lampe.) Dans la gueule (Jm rigole ) J’adore. Mortel. hein ?

TIM

Ouais mortel. C’est le mot. Avec Tony Harrington tout est… mortel.

JM

Ouais pardon. Je suis désolé. Non vraiment je suis désolé. Je sais pas ce qu’il m’a pris tout à l’heure quand j’ai dit à Tony de te buter. Je m’excuse hein ? Je sais pas pourquoi j’ai réagi comme ça.

TIM

Ca arrive

JM

Ouais, je sais pas… Ouais c’est juste… ça devenait un peu, comment dire… pathétique ce que tu faisais.

TIM

Ouais, ça t’a pas plu quoi.

JM

C’est pas ça… C’était pire que “ ça me plait pas”, c’était de la gêne, malaise, tu vois ambiance …

TIM

J’ai compris

JM

ouais… tu vois genre laborieux

TIM

J’ai compris.

JM

embarrassant quoi.

TIM

Oui, oui embarrassant, pathétique . J’ai compris.

JM

Mais j’ai déconné. Je suis désolé. En fait … C’est Victor qui doit revenir, pas le soldat. Le soldat de la réception… On s’en fout… C’est VICTOR dont on a besoin.

TIM

Ouais mais il est mort.

JM

Et bien pas forcément. On fait vite fait une scène dans la morgue. T’es mort (fait le bruit d’un mort vivant) EUHHHH et en fait non. Erreur de diagnostic. Et tu fonces ici. Et oui parce que t'es censé venir le sauver dans quelques secondes.

TIM

Je suis mort je vais pas revivre à la morgue. Et puis je ne vais pas revenir, il serait capable de me rebuter. Je sais pas ce qui lui arrive ce soir.

JM

Attends… Frère Jumeau.

TIM

Et ben quoi?

JM

T’es son frère jumeau. Bim ! T’es tout comme lui, t’étais dans une autre ville, même parcours, flic, major tout ça… Et là bim hier on t’a muté à Poolaland. T’es arrivé, t’as vite fait pleuré ton frère jumeau mort. Et puis Tac, tu t’es remis en selle dès l’aprem pour reprendre l’enquête et sauver Tony Harrington… Là, là bientôt, maintenant même.

TIM

Je suis désolé mais le frère jumeau. j’achètes pas. Et puis je suis pas désolé en fait. Allez vous faire voir.

Sur scène Joseph Casanaga / La flèche tapis dans l’ombre attrape Tony harrington dans le dos et l’étrangle avec une ficelle

JM

C’est notre meilleure option. Ou alors tant pis c’est pas grave. On dit que t’es pas mort et puis l’histoire continue. Tant pis pour la cohérence… on finit la pièce quoi.

TIM

Je suis mort. C’est mort.

Tony harrington est en train de suffoquer sur scène

JM

Il faut intervenir là. C’est maintenant. On est déjà en retard. Allez Tim ! Fais pas la gueule. On y va. Le grand retour de Victor c’est maintenant.

TIM

Nan. Ca me fait chier de sauver ses miches il a qu'à se démerder.

JM

Perdre Victor, c’était déjà compliqué. Si Tony Harrington meurt, on est foutus ! Il y a plus d'enquête, plus d’histoire y a plus rien.

TIM

C’est pas mon problème.

JM

Vous faites chier tous les deux. Je vais le sauver parce que sinon… Je sais pas quoi faire…. tant pis, impro on verra bien. Je vais pas faire le commissaire, je peux pas,

Jm tire en l’air avec un pistolet. Joseph Casanaga lâche son étreinte, met le feu et s’enfuit. JM enfile un manteau dans les coulisses.

JM

Je vais faire un mec qui passait par là. Fait chier quand même

LMQPPL (Le mec qui passait par là)

(à la rescousse de Tony) Ca va! il est parti ! Vous allez bien?

TONY

HAAA. J’ai bien cru j’allais y passer. La vache mon cou. C’est sa montre qui m’a étranglé. Une énorme montre. Merci beaucoup vous êtes?

LMQPPL

Un mec qui passait par là. Ouais … je marchais dans la rue , j’ai vu l’agression par la fenêtre, voilà. Pour le reste…Oui coup de chance… j’ai un flingue, la porte était ouverte… Ça va ? Je veux pas vous presser mais je crois qu’il y a le feu.

LMQPPL regarde dans une autre pièce et constate un départ de feu.

LMQPPL

Y a le feu ! Faut partir, on se dépêche!

TONY

Entendu. Merci beaucoup, vous m’avez sauvé la vie.

LMQPPL

Je vous en prie ca arrive.

Tony et Jm rejoignent Tim en coulisse.

JM

Ouuuh, bon c’était chaud mais je crois que ca l’a fait. Plus de peur que de mal.

TIM

Ouais, excuse hein ? Mais bon comme je suis mort je peux pas te sauver.

JM

Ouais c’est pour ça que l’idée des jumeaux n'est pas si bête.

TONY

Le salop. Il a brûlé sa propre maison pour éviter de laisser des traces. Il faut qu’on confine Poolaland, il faut l'empêcher de quitter la ville à tout prix.

TIM

On est en coulisse tu peux lâcher le personnage.

JM

Franchement les jumeaux ca marche

TONY

On bloque la voie rapide et le tunnel de Beauclair en priorité, et puis ensuite la N6, la 112, et la 75

JM

Attendez quand je parlais de jumeaux évidemment je parlais d’homozygotes. Evidemment.

TIM

Là c’est Chaos. D’ailleurs, les gars vous vous rendez compte qu’il y a personne sur scène

TONY

Je suis devenu débile.

TIM

Je sais

TONY

Il ne va jamais partir, il est déjà en train de préparer la prochaine explosion.

TIM

Y a personne sur scène !

JM

Oui, oui, ben là, J’ai pas d’idée, euh… Je sais pas à part les jumeaux je sais pas.

TIM

Arrête avec les jumeaux. Et toi? Sors de ton personnage deux minutes s’il te plait. On règle une crise. Y A PERSONNE SUR LA SCÈNE! Bon amène toi Jm

JM

Quoi ?

TIM

On va faire une impro

JM

Euh…

TIM

T’as une autre idée ? 15 Ans qu’on veut faire une pièce de théâtre, 15 ans qu’on fait de l’impro on essayant de donner l’illusion que c’est du théâtre, et le jour où on fait une pièce de théâtre ca part tellement en cacahuète qu’on se retrouve à faire de l’impro. GENIAL!

JM

Tim tu peux pas aller sur scène , tes fringues, t’es en faux raccord là.

TIM

(sur scène et en faux raccord ) Je m’en tape du faux raccord d’accord. MAIS ALORS si tu savais comment je m’en tape. Je vous sauve les miches. Parce que je suis PROFESSIONNEL et que je laisse pas une scène vide.

## SCÈNE 15 - IMPROVISATION 

TIM

arrive tout sourire

Bonsoir , cher public. Comment ça va ? Est ce que tout le monde est chaud ou quoi ? Bon super. Alors vous vous demandez sûrement comment ça se fait que je vienne comme ça, casser le quatrième mur comme on dit dans l’univers théâtral et venir vous parler directement. Et bien on a réfléchi avec les copains et… Ils sont super hein ? Hein ? Allez ! Vous pouvez à nouveau les applaudir? Mesdames, messieurs Jean marc. Notre collègue Loïc doit être en train de se changer et va nous rejoindre dans un instant. A priori. Et donc euh… voilà, on c’est dit vu qu’on s’appelle la compagnie d’improvisation EUX ca serait de faire une petite parenthèse à l’histoire et de vous proposer un petit moment d’impro. Non qu’est ce que vous en pensez ?

JM

Alors cher public pour inspirer cette improvisation nous aurions besoin d’un lieu

TIM

Et ca commence dans, tous ensemble, trois deux un impro:

Impro entre 3 et 5 min.

Loïc intervient dans l’impro et se présente « je suis l’inspecteur Tony Harrington»

Il rebute Tim.

\- NOIR

SCÈNE 16 - CHAOS

L’écran s’allume on voit Jm et Tony à l’écran. L’écran représente la scène. Silence.

JM À L’ÉCRAN

Bon qu’est ce qu’on fait maintenant ?

TONY À L’ÉCRAN

C’est vrai que l’avancée de l’enquête est très ralentie depuis que Joseph Casanaga a réussi à s'enfuir et incendier sa maison.

JM À L’ÉCRAN

On peux pas continuer la pièce sans Victor

TONY À L’ÉCRAN

Victor est mort.

JM À L’ÉCRAN

J’ai une idée. Imaginons… Il faut être ouvert d’esprit.

Tim entre dans le plan et se positionne quelque part à l’écran. La lumière se fait sur scène et on voit Tim, Jm et Tony en chair et en os sur la scène dans la même position qu’à l’écran. Sauf indication contraire, dorénavant les acteurs et comédiens propres à leurs personnages agiront en simultané dans leurs canaux respectifs.

Tout au long de la scène des déplacements simultanés de plus en plus complexes auront lieu mettant en lumière une dextérité des acteurs / comédiens.

TIM ET TIM À L’ÉCRAN

Bon ben j’y vais. Je m’en vais. Débrouillez-vous.

JM ET JM À L’ÉCRAN

Attends écoute ça , il faut être ouvert d’esprit. Y a dans les scellés du commissariat un portail. Comme un… Enfin une machine à remonter dans le temps. Et tu l’as utilisée, tu viens du passé, pour nous aider à faire l’enquête.

Silence

TIM ET TIM À L’ÉCRAN

Allez je me casse.

TONY ET TONY À L’ÉCRAN

Je suis désolé … Je regrette, j'aurai pas dû … Mais bon la manière dont t’as agit lors de l’audition de Georges … Tony Harrington n'aurait pas laissé faire ça. Et donc Tony Harrington t’as tué. Et pour l’autre mort, je suis également désolé mais là c’est toi qui commençait à faire n’importe quoi.

TIM ET TIM À L’ÉCRAN

Bien sûr. Allez, bonne fin de spectacle à tous

LOÏC et LOÏC À L’ÉCRAN

Attends pars pas. Je me suis excusé.

TIM ET TIM À L’ÉCRAN

Tu t’es pas excusé, tu t'es justifié. “Pardon mais en fait j’avais raison d’agir comme ça”.

LOÏC

C’est vrai que je pense pas avoir eu tort.

LOÏC À L’ÉCRAN

C’est vrai qu’il a pas eu tort.

Tous les personnages sont interloqués par l’intervention de Loic à l’écran. A partir de ce moment, Loic à l’écran et Loic sur scène se désolidarisent.

LOÏC

Merci

LOÏC À L’ÉCRAN

je t’en prie

JM ET JM À L’ÉCRAN

J’ai besoin d’un verre.

Les deux se déplacent jm sur scène mime et Jm à l'écran boit en vrai.

LOÏC À L’ÉCRAN

Ce qu’il essaie de te dire c’est qu’il est désolé mais que ca vaut pas le coup

LOÏC

De tout quitter comme ça et de se faire la malle.

LOÏC et LOÏC À L’ÉCRAN

L’histoire continue

TIM ET TIM À L’ÉCRAN

MAIS tu veux que je fasse quoi? Ils sont tous morts par ta faute, (cherche dans sa poche un projectile Tim sors une banane et TimE sort une pomme.)

TIM À L’ÉCRAN

T’es sérieux une banane ?

TIM

je me suis trompé.

TIM À L’ÉCRAN

Comment t’as fait ?

JM À L’ÉCRAN Rigole et continue de boire

JM

Je crois que je suis un peu en train de perdre les pédales.

TIM À L’ÉCRAN

Super ! Eh ben jette la banane, c'est vraiment le projectile idéal. (Jette la pomme sur Loic Écran)

TIM

Non ben je vais pas lui jeter une banane

TIM À L’ÉCRAN

Jette la banane

LOÏC

T’es pas obligé

LOÏC À L’ÉCRAN

Oui l’effet est passé. Maintenant ça ressemblerait plus à du gâchis alimentaire qu’autre chose.

JM

Honnêtement, mon idée du voyage dans le temps me semble de plus en plus abordable.

JM À L’ÉCRAN

(Amusé) Je dirai même plus notre idée du voyage dans le temps nous semble de plus en en plus abordable.

TIM

Je vais pas la jeter, je vais la manger. Mange le banane

TIM À L’ÉCRAN

T’es pitoyable

TIM

Donc tout le monde s’acharne sur moi. Même toi ! C’est dingue. Même toi alors que t’es moi.

TIM À L’ÉCRAN

Ou alors c’est toi qui suis moi

JM À L’ÉCRAN

chantonne Toi plus moi

JM

même jeu Et tous ceux qui le veulent. (désignant JmE) Il est marrant

TIM

Je me casse. tim quitte la scène pour de bon

TIM À L’ÉCRAN

Vas y… ben pars tout seul, tsé.

LOÏC

Tim attends ! Pars pas , attends …

Loic et LoicE font un pas de danse stylé en simultané.

Loic Et Tim ont quitté la scène. Reste Jm seul sur scène. A l’écran reste JmE , TImE et LoicE.

JM Marche s'arrête regarde JME puis déambule sur la scène, un peu ivre.

JM

J’ai le sentiment que je suis le seul à sentir le poids de la responsabilité de ce spectacle qui s’envole dans des sphères

 Jme boit régulièrement et jm le copie en mimant… Jm et JmE se mettent à danser tantôt en miroir , tantôt en autonomie. LoicE s’est mis au piano la musique se fait dans le théâtre. TimE mange des bananes et en jettent par terre certaines arrivent sur la scène.

JmE l’évite tandis que

JM À L’ÉCRAN

Attention

JM glisse dessus.

JM

Je suis un personnage qui vient de glisser sur une peau de banane qui a traversé l’écran alors que mon double cinématographique a réussi à l'éviter. JmE boit à nouveau et Jm mime la même action en simultanée

LOÏC À L’ÉCRAN

(au piano) Y a quelque chose de psychanalytique.

JM

c’est lui qui boit c’est moi qui suis bourrée

LOÏC À L’ÉCRAN

(chante) Y a quelque chose de psychanalytique.

tim jette à nouveau une peau de banane qui ne traverse pas l’écran.

TIM À L’ÉCRAN

Raté

JM

On a poussé le méta au maximum

LOÏC À L’ÉCRAN

je pense pas . Tu permets ?

JM

Avec joie

LoicE quitte le plan et revient illico avec une télé dans laquelle on voit LOICE en gros plan en train de réciter le paradoxe du comédien de Diderot. Des effets Zoom et dézoome viennent amplifier / Agrémenté l’effet.

JME Tourne autour de la télé en dansant

TimE enfile une tenue de banane géante et continue de manger des bananes

LoicE est assis en tailleur sous la télé le représentant.

JM

(quasi sous MDMA en train de ramper sur la scène). OOOOOH il nous a matrixé ! C’est le GOAT de la mise en abîme. Et c’est ainsi qu’ils se rapprochèrent de DAVID LYNCH. Ceci n’est pas une pipe ceci est une blague culturelle.

JM À L’ÉCRAN

OK ! Donnez moi un trampoline. J’ai envie de manger un confit de connard.

JM

Qu’est ce que t’as dit ?

JM À L’ÉCRAN

Je sais plus.

Gros plan de Jm qui montre une boîte de confit de canard ou il est écrit “Confit de connard” avec un grand grand sourire.

Quand on revient sur le plan large JME en train de manger un confit de connard , TimE fait du trampoline en banane et LoicE assis en tailleur en dessous de la télé agite des marionnettes le représentant ou un triangle Chaos qui brille?

JM traverse la pièce en tricycle

JM

La Cohérence a disparu, le public se perd. Je répète “la cohérence a disparu pour ceux qui l'auraient aperçu merci de vous adresser au centre de rationalité le plus proche de chez vous”. (En slow motion) LA Voilà ! Attrapez là ! (Se met à courir en slow motion)

Loic et Tim arrivent sur scène Tim a son manteau un sac on comprend qu’il va quitter le théâtre.

TIM

Laisse moi partir, je veux partir. Je suis pas fâché, je suis juste passé à autre chose. Et je m’en vais. Qu’est ce qui? … c’est quoi ce bordel ?

LOÏC

Ça va Jean-Marc ?

JM

Nickel. (Temps jm complètement perdus) Ne me laissez plus seul sur scène. (montrant LoicE,TimE et JmE) J’ai envie qu’ils s’en aillent

LOÏC

Vous pouvez nous laisser s’il vous plaît.

Brouhaha de départ des LoicE ,TimE et JmE qui quitte l’écran qui s'éteint.

## SCÈNE 17 - CRISE ET ESPOIR

TIM

A demain tout le monde. Juste pour être sur. T’étais en train de courser en slow motion la rationalité. J’ai l’impression qu’elle a réussi à s’enfuir. Tous ceux qui se font la malle arrivent à s’enfuir. La rationalité s’est fait la malle, Notre pièce de théâtre c’est fait la malle, le tueur c’est fait la malle

LOÏC

Toi tu te fais la malle

TIM

A qui la faute ?

JM

Non les gars vous allez pas jouer à “A qui la faute? “ , “A qui la faute … J’ai rien fait, c'est toi qui a commencé.”

TIM

Je pars. Mais je n'ai rien fait, c'est toi qui a commencé.

JM

J’ai dit non tim ! Tu connais le jeu. Si tu l'attaques il va se défendre.

LOÏC

Je pouvais pas deviner que t’allais le prendre si mal

JM

Allez ! Coup droit lifté. Génial.

TIM

Je l’ai pas mal pris. Ce que j’ai mal pris c’est que t’as été incapable de t’excuser.

JM

Un petit revers long de ligne

LOÏC

Je me suis excusé c’est juste que t'es incapable d’écouter

JM

Ca monte à la volée

TIM

Tu t’es pas excusé, tu t'es justifié. t’as tellement d’égo que tu ne sais même pas demander pardon. Gros con.

JM

Mais oui! Arrêtons le point et lançons nous direct les raquettes dans la gueule.

LOÏC

J’ai juste rajouté un peu d’impro, je pensais que t’étais doué dans cette discipline. j’ai dû me tromper.

JM

Ca SUFFIT ! Vous allez arretez de vous engueulez. PLUS PERSONNE NE GUEULE SUR PERSONNE! Vous faites tous les deux chier. Même si le spectacle est foutu ça vaut pas la coup de se parler comme des chiffonniers.Ça marchait bien pourtant… Le début ça prenait bien… Qu’est ce que tu veux faire maintenant? L’enquête patine à mort. Il nous reste 15 minutes.On va jamais retrouver les rails de l'histoire. C’est pas faute d’avoir essayé. Coma furtif, jumeau malin, voyage dans le temps.Chuis dégouté. ( jm commence à pleurer.) Y avait ma mère ce soir en plus. Chuis dégouté. C’est fini . On ne fera pas la scène de l’hélico. J’étais pilote de ligne et tout. “Tango Zoulou, j’arme les rockets , je décroche” et puis le “Bonne chance Victor” sur la musique d’action, l’hélicoptère qui part en ombre chinoise pendant que Victor apparaît en descendant accroché à une corde.

LOÏC

Faut pas dire corde ca porte malheur

JM

Tais toi!

 Elle était cool cette scène, elle était cool cette pièce ben voilà elle n'aura pas lieu. Terminé. Poubelle. Tout ça parce que vous êtes bons qu'à vous insulter.

LOÏC

Pardon Jean-Marc

TIM

Ouais désolé.

JM

Ça va. Qu’est ce qu’on fait on s’arrête là ?

Tim opine va en avant scène pour saluer les mains ouvert , Loic s’avance également il y a un trou au milieu qui est censé être la place de jm.

JM

Non les gars. Je salue pas. Je suis désolé je peux pas. C’est pas possible.

Temps

LOÏC

Ok, je vais écrire un petit texte d'excuses et de fin . Ok?

(Jm opine)

TIM

Et ça t'as besoin de l’écrire? Tu l’improvises pas? Non je pensais que t’étais doué dans cette discipline. j’ai dû me tromper.

LOÏC

Tu fait chier là.

JM

le coupant Fermez là.

LOÏC

Je ferai un mix. T’es content ?

TIM

Aux anges.

Loic commence à prendre des notes sur un carnet. Jm assis prostré et triste s’assied à côté de Loic. Loic tente de réconforter JM.

Temps

TIM

Je veux pas vous presser mais ca commence à faire un peu long

JM

Qu’est ce que t’as à râler comme ça.

LOÏC

Merci aaaahhh. Merci de le reconnaître. Tu râles tout le temps mec, t’es susceptible et tu râles tout le temps.

TIM

Quoi ? En fait c’est toujours de ma faute. Moi je râle ? Moi je suis susceptible? C’est très vexant.

JM

imite tim / C’est toujours de ma faute, Moi je râle, moi je suis susceptible, c’est vexant.

LOÏC

imite tim : J’en ai marre . Dans cette pièce je suis trop une victime alors je râle et je suis susceptible. Loic geind.

JM

D’ailleurs on les a pas vu t’es tremolos, “ je ferais des petits tremolos ce qu’il faut de tremolo”

LOÏC et JM

Mollo les tremollo, Mollo qui ? Mollo les tremollo.

LOÏC

Tu m’étonnes que tu te prends une balle

JM

Ca c’était trop. On aurait pas du

TIM

Nan mais c’était pas lui c’était son personnage

JM

Pratique

TIM

Très pratique

JM

imitant rambo: Quoiqu’il arrive j’ai toujours mon personnage avec moi en cas de problème.

TIM

Monsieur vous avez traversé au feu rouge

JM

Négatif , j’ai rien fait, c'est Tony Harrington qui a dû faire ça. C’est mon personnage

TIM

Monsieur vous avez un découvert à la banque

JM

Vous voulez dire que Tony harrington à un découvert à la banque

TIM

euh…

JM

C’est mon personnage. Ouais ça se passe comme ça avec Tony Harrington. Et quand j’ai un problème je sors mon gun et je tire. Je suis le petit frère de Rambo en fait. Quelques fois je le remplace sur des missions compliquées. Attention je vais faire un changement furtif de personnage. rejouant Jm Me revoilà

LOÏC

T’aimes bien ce mot furtif

TIM

Il adore, c’est un mot magique, Coma furtif ! Ça règle tous les problèmes. Parce que c’est vrai que Jm il aime bien régler les problèmes

LOÏC

Évitez les conflits. Et pour ca

TIM

Une chose très important à maîtriser

LOÏC et TIM

La furtivité ! A chaque problème sa furtivité.

TIM

Attends bouge pas je vais te quitter furtivement

LOÏC

Vas y

TIM

Chéri

LOÏC

Oui

TIM

c’est fini.

LOÏC

Ground Control ici le vaisseau spatial FJ1 on vient de quitter la planète alpha du centaure. On retourne sur terre.

TIM

Bien joué FJ 1 on vous attend. On calcule la trajectoire du retour pour vous . OH non. D’après nos analyses vous êtes en face d’un énorme trou noir qui va vous engloutir

LOÏC

C’est vrai ! Je le vois! Adieu Marvin j’ai été ravi de travailler pour l'aérospatiale.

TIM

Adieu capitaine

LOÏC

Attendez tout va bien.

TIM

Quoi

LOÏC

Il s’agit d’un trou noir furtif !

TIM

Hallelujah

LOÏC

Il va disparaître dans quelques secondes.

TIM

Ouf c’est pas passé loin. (lance une nouvelle impro) , Bonjour monsieur vous avez perdu votre temps , votre montre , vous avez perdu votre montre

LOÏC :

Ah bon ?

TIM

Et oui c’est une montre furtive. Elle est partie.

LOÏC

Là je… comprends pas

TIM

C’est une montre furtive elle était sur un poignet pouf elle est partie pour un autre poignet… Non pardon là je l’ai pas je suis pas méga inspiré déso.

JM

C’est pas grave, peut être que t’es pas si bon en impro après tout… Je te taquine. Merci les copains, vous m’avez bien fait rire. T’as fini le mot Loic on y va?

LOÏC / TONY

Une montre furtive tu dis.

JM

La blague est finie. Il a pas trouvé. De toute manière après un trou noir furtif c’est difficile de faire plus gros. Je me serai arrêté là moi.

LOÏC

La même montre sur deux personnes différentes

TIM

C’est FINIS loic. la blague ne marche pas .

LOÏC

Elle marche pas parce que c’est la même montre sur la même personne. Bien sûr ! Comment ça se fait que j’ai pas réussi à faire le lien plus tôt. C'était devant nos yeux depuis le début. Tim T’es un génie.

JM

Comprend rien

TIM

Moi non plus mais d’accord.

LOÏC

(allie les gestes à la parole) La montre qui a failli m'étrangler dans l’appartement du serial Killer. C’était la même montre que celle de l’archiviste. Donc l’archiviste

TIM

C’est le serial Killer

LOÏC

Pourquoi il a pas de prénom ou qu’il refuse de le donner

JM

Parce que c’est le serial Killer.

LOÏC

Comment ca se fait qu’un archiviste en saches autant sur le dossier de La flèche

TIM

Parce que c’est le serial killer

LOÏC

Pourquoi il a tout avoué au moment ou j’ai dit que j’allais éplucher tous les membres du deuxième RD en commençant par Joseph Casanaga

JM

Parce que c’est le serial Killer

LOÏC

Quel est la seule personne qui savait que j’allais fouiller l’appartement ce soir là

TIM

L’archiviste

LOÏC

Donc

JM

le serial Killer.

TIM

C’est l’archiviste

LOÏC

Qui est très rapide. Tim ? Qu’est ce qu’il disait déjà le soldat de l'accueil? Il est rapide votre archiviste et après ?

TIM

reprend la réplique et les mêmes déplacements que lors de la première fois

C’est le meilleur. En même temps c’est le seul… On a coupé les fonds. Très rapide, toujours à l’heure en même temps… Il habite en face.

JM / MACAIR

Putain on a l’adresse du Serila Killer. YES. Là je te retrouve mon Tony Harrington ! Bien joué inspecteur.

TONY

Il nous reste 6 minutes avant la fin de la pièce.

MACAIR

On va y arriver. Foncez Tony. Chopez moi ce fumier. YEHEEE L’enquête est repartie. On va le choper ce fils du pute

Jm / Macair par en proclamant des cris de joie.

LOÏC / TONY

je suis désolé Tim faut que j’y aille

TIM

T'inquiètes

LOÏC / TONY

Non vraiment je suis désolé j’aurai pas dû faire ce que j’ai fait. J’ai tué tes persos ca se fait pas.

TIM

Non c’est moi. Après 20 ans d’impro j’aurai pu trouver d’autres trucs que forcer une comédie romantique dans un bureau d’archives. Je l’ai mal pris et j’ai refusé toutes les options juste pour pouvoir continuer à râler.

LOÏC / TONY

Même j’ai merdé. Et je crois que Tony Harrington ne fait pas le malin non plus. Je crois que Tony Harrington a peur pour la première fois de l’enquête. Ou alors peut être qu’il avait peur depuis le début, peut être qu’en fait ca fait des années qu’il vivait dans la peur, qu’il s’est construit une carapace plus solide qu’une armure pour pallier une confiance en soi disparu depuis longtemps et qu’il a grave les boules. Peut être que c’est la première fois que tony Harrington assume le fait qu’il est pété de trouille et qu’il aurait pas dû buter la seule personne qui aurait pu l’aider. Je suis désolé vieux

TIM

T’inquiètes vieux. Je t’abandonnerai pas. Il se peut que j’ai une idée. On va la finir cette pièce

\- NOIR -

## SCENE 18 - IA VICTOR

J2 - 20 h 45

Tony en voiture se gare. Sors de la voiture. A l’écran on voit Tony sortir de la voiture également. même geste. Tony regarde la voiture .

A l’écran un gros plan de la boite a gant.

Tony ouvre la boite à gant, à l’écran et sur scène on voit la main prendre les écouteurs.

Tony sur scène arrive à faire apparaître les écouteurs, les mets. Il appuie sur son oreillette, à l’écran on voit un une barre de téléchargement s'afficher avec écrit Upload Victor IA data files.

Une fois le téléchargement terminé, la voix de Victor se fait entendre par micro.

IA VICTOR

Bonjour Tony Harrington , Je suis Victor IA vous pouvez m’appelé VY, Je suis une intelligence artificielle basée sur l’intégralité des données concernant Victor Marchand.

TONY

Comme un Victor Marchand numérique.

VY

C’est cela en quelque sorte . Qu’est ce que vous voulez faire aujourd’hui Tony ?

TONY

Sauvez Poolaland en coffrant le serial Killer.

VY

Génial ! Super idée, souhaitez vous entrer dans le bâtiment de Joseph Casanaga?

TONY

J'aimerais surtout que tu sois un peu moins IA et un peu plus Victor si c’est possible.

VY

Pardon, je vais essayer. Ouais je suis désolé je débute un peu en IA. Pardon. Mais ne vous inquiétez pas… Enfin t’inquiètes je vais assurer , je suis chaud.

TONY

Là c’est mieux.

VY

C’est génial d’être une entité numérique, c’est très agréable enfin je dis pas ça pour dire que c‘était désagréable d'être vivant… Même si quelquefois ben… Ça fait partie de la vie les moments désagréables. Disons que c’est… enfin je crois…. justement ce qui la caractérise.

TONY

C’est impressionnant. Règle Une VY ! Parles moins, je veux bien le code de la porte d’entrée

VY

Oui pardon, un instant je suis en train de hacker son téléphone portable. C’est 58B3 il séjourne au 3ème gauche.

TONY

Pratique

Tony entre dans l’ascenseur.

VY

Inspecteur. Je détecte une application sur son téléphone capable de vous tracer en temps réel .

TONY

?

VY

Regardez dans vos poches ou sous vos chaussures, si vous ne trouvez pas un émetteur.

TONY

C’est pas possible . (tombe sur un émetteur) Il aurait fait ça pendant qu’il m'étranglait hier soir.

VY

C’est fort probable. Tu sais ce que ça signifie Tony ?

TONY

Qu’il est au courant que j’arrive !

On entend le Ting de l’ascenseur qui arrive a destination

VY

Je t’aiderai, je suis en train de hacker tout ce que je peux dans son appartement. je t’abandonnerai pas

TONY

Je sais. Au fait ! Bonne idée, bien joué Tim !

Temps

VY

T’inquiètes

TONY

C’est parti !

## SCÈNE 19 - POUR LA JUSTICE ET POUR LA PAIX. 

J2 - 21h00

Le SK alias La flèche alias L’archiviste alias Joseph Casanaga alias l’homme à la montre attend tony harrington.

Il briefe un sniper qui est censé le tuer avec un laser. Le hic, il est gaucher et il a pris un sniper pour droitier. Jeu de scène ou il arrive pas à tuer. L'inspecteur.

Montée crescendo dans un combat épique dans lequel Tony sort victorieux.

Jouer des éléments que jm avait annoncé dans la crise.

Le commissaire Macair arrive sur les lieux. Il a amené un invité surprise, le préfet.

Il félicite Victor

VOIX OFF conclusion de Victor Fondu au noir.