đ Le Complice
Les textes liés à la piÚce "Le Complice" co-écrit par Timothée Ansieau et Nicolas Le Bricquir
- La premiĂšre enquĂȘte (background de la piĂšce "Le Complice")
- On ne meurt que deux fois (premier jet de la piĂšce "LE COMPLICE")
La premiĂšre enquĂȘte (background de la piĂšce "Le Complice")
Le duo criminel
Big Max
Ancien officier de Saint-Cyr et ancien artificier de l'armée, Big Max est le cerveau de toute l'opération.
Il choisit les cibles. Il construit leur portée symbolique.Il planifie chaque attentat.
Il fabrique les explosifs.Il ne se considĂšre jamais comme un meurtrier.
à ses yeux, il est un jardinier qui taille une société devenue malade.
Il parle presque exclusivement Ă travers un vocabulaire vĂ©gĂ©tal : les arbres, les racines, les forĂȘts, les branches.
Il est Ă©galement profondĂ©ment mĂ©galomane. Il souhaite que son Ćuvre traverse l'Histoire.
J. Casanaga
Au moment de la premiĂšre enquĂȘte, J. Casanaga est un simple gardien de la paix.
Ni inspecteur. Ni enquĂȘteur prestigieux.Un policier de terrain, discret, presque invisible.
C'est précisément cette banalité qui fait sa force.
Il connaĂźt parfaitement :
-
les procédures policiÚres ;
-
les horaires des patrouilles ;
-
les habitudes de ses collĂšgues ;
-
les moyens de communication ;
-
les rĂ©actions habituelles des enquĂȘteurs.
Big Max possĂšde la vision.
Casanaga possĂšde l'accĂšs.
Le premier pense.
Le second rend les plans réalisables.
Ils sont les deux colonnes d'un mĂȘme Ă©difice.
Leur rencontre
Quelques années avant les attentats. Une usine de Poolaland est placée sous surveillance aprÚs la découverte de déchets industriels suspects.
J. Casanaga est affecté à une mission particuliÚrement monotone : surveiller l'entrée du site.
Big Max, ayant quitté l'armée, intervient comme consultant afin d'analyser des déchets pouvant contenir d'anciens composants explosifs.
Au début, ils discutent simplement pour tuer le temps. Puis leurs conversations deviennent quotidiennes.
Ils parlent :de l'armée ; de la police ; de l'industrie ; des usines qui ferment ; des ouvriers oubliés ; des responsables qui ne sont jamais inquiétés.
Big Max ne cherche jamais à convaincre. Il écoute.
Et c'est probablement la premiÚre fois que Casanaga a le sentiment qu'on considÚre réellement son intelligence.
Un jour, Casanaga contemple l'usine.
« Dans six mois, tout ça sera fermé. »
Big Max répond calmement :
« Non. »
Silence.
« Dans six mois, tout ça existera encore.
Ce qui aura disparu, ce sont les hommes qui lui donnaient un sens. »
Ce jour-là , leur amitié commence réellement.
Le modus operandi
Le duo fonctionne toujours selon la mĂȘme logique.
Big Max identifie une cible symbolique.Il prépare toute l'opération.
Pendant ce temps, Casanaga exploite sa position de policier pour limiter les risques :
-
il connaĂźt les habitudes des services ;
-
il sait comment seront organisés les barrages ;
-
il anticipe les réactions de la police ;
-
il peut parfois orienter discrĂštement certains dispositifs.
Leur véhicule est un banal camion frigorifique blanc. Rien de remarquable.
Des dizaines circulent chaque jour dans Poolaland. Le camion devient leur base mobile.
C'est un élément que plusieurs témoins aperçoivent sans jamais le remarquer réellement.
AprĂšs certains assassinats, les victimes sont dĂ©placĂ©es avant d'ĂȘtre dĂ©couvertes.
Ces incohĂ©rences intriguent Tony mais ne suffisent jamais Ă convaincre les autres enquĂȘteurs.
Le quatriĂšme attentat
AprĂšs trois attaques, Tony cesse de chercher un homme.
Il cherche une logique. Il aligne les trois premiĂšres victimes.
Nature.
Ălites.
Travail.
Puis il comprend.
Il manque un dernier symbole.
L'Ătat.
Au mĂȘme moment, Poolaland prĂ©pare la JournĂ©e de la Reconstruction.
Une cérémonie officielle organisée exceptionnellement à la Préfecture réunit :
-
le Préfet ;
-
le Maire ;
-
les grands industriels ;
-
les représentants économiques ;
-
les médias.
Tous les symboles que Big Max dĂ©teste seront rĂ©unis au mĂȘme endroit.
La Préfecture est évacuée discrÚtement. Les policiers se cachent à l'intérieur. Lorsque Big Max arrive, persuadé que son plan est parfait...
Le bĂątiment est vide. Pour la premiĂšre fois depuis le dĂ©but de sa campagne, c'est lui qui tombe dans un piĂšge. AprĂšs une confrontation avec Tony, il est arrĂȘtĂ©.
Pendant ce temps...
J. Casanaga participe lui-mĂȘme au dispositif policier. En uniforme.Il aide Ă sĂ©curiser les lieux. Personne n'imagine que le complice se trouve dĂ©jĂ au milieu des policiers.
Pourquoi Tony croit Ă l'existence d'un complice
AprĂšs l'arrestation de Big Max, personne ne partage son intuition.
Pourtant, quatre éléments continuent de le hanter.
1. Les fuites
Tout au long de l'enquĂȘte, des informations connues uniquement de la police semblent systĂ©matiquement exploitĂ©es.
Les barrages sont évités.
Les interventions arrivent trop tard.
Les dispositifs semblent connus d'avance.
Tony ne peut rien démontrer.
Mais il ressent une cohérence.
« Quelqu'un connaßt notre maniÚre de travailler. »
Macair refuse cette hypothĂšse.
Pour lui, il ne s'agit que de coĂŻncidences.
2. Le camion
AprĂšs l'arrestation de Big Max, une question demeure.
OĂč est passĂ© le camion frigorifique ?
Impossible qu'un homme menotté l'ait fait disparaßtre.
Tony affirme immédiatement :
« Quelqu'un est venu le récupérer. »
Quelques jours plus tard, le véhicule est retrouvé.
Nettoyé. Vidé. Inexploitable.
Macair pense que Big Max avait prévu cette éventualité.
Tony y voit au contraire l'intervention d'une seconde personne.
3. Les derniers mots de Big Max
Alors que Tony lui passe les menottes, Big Max le fixe calmement.
Puis dit :
« Vous croyez vraiment avoir arrĂȘtĂ© une idĂ©e en passant des menottes Ă un homme ? »
Les policiers y voient une déclaration idéologique.
Tony, lui, ne sait pas pourquoi...
Mais il entend autre chose.
Comme si Big Max parlait d'une présence toujours libre.
Ă partir de cet instant, sa conviction est absolue.
Il existe un complice.
Il ignore son identité.
Il ignore son rĂŽle exact.
Mais il sait qu'un homme est toujours en liberté.
La rupture entre Tony et Macair
Les attentats cessent.
La ville célÚbre une victoire.
Macair estime l'affaire terminée.
Tony refuse de classer le dossier.
Les disputes deviennent de plus en plus violentes.
Un soir, dans le bureau du commissaire :
Tony :
« Tu refuses d'admettre qu'il est encore dehors. »
Silence.
« Parce que tu as eu de la chance.
Moi non. »
Macair serre les poings.
Macair :
« Sarah est morte à cause de Big Max.
Pas à cause d'un fantÎme que tu refuses d'abandonner. »
Tony répond calmement :
« Ce n'est pas un fantÎme.
C'est un homme.
Et un jour il recommencera. »
Macair le frappe.
Leur amitié s'effondre définitivement.
Deux ans plus tard, Tony est renvoyé de la police.
Ce que personne ne sait
Pendant dix ans, J. Casanaga continue sa vie.
Il devient gardien de prison.
Il reste irréprochable.
Son nom figure dans plusieurs rapports de la premiĂšre enquĂȘte.
Jamais au centre.
Toujours en périphérie.
Comme un visage que tout le monde a vu...
Sans jamais vraiment le regarder.
Lorsque la seconde série d'attentats commence avec l'assassinat de Laurent Pasquier Junior, une seule personne comprend immédiatement ce que cela signifie.
Tony Harrington.
Depuis dix ans, il n'attendait pas le retour de Big Max.
Il attendait l'homme que Big Max avait laissé derriÚre lui.
POOLALAND â Les quatre attentats de Big Max (version figĂ©e)
Philosophie générale
Big Max ne choisit jamais ses victimes au hasard.
Il ne tue pas des personnes. Il tue des symboles.
Ă ses yeux, chaque attentat est un chapitre d'un mĂȘme discours.
La campagne terroriste suit une progression précise :
-
La Nature.
-
Les Ălites.
-
Le Travail.
-
L'Ătat.
Chaque attentat est conçu comme un message adressé à toute la ville.
Attentat n°1 â La Montagne
Cible
Laurent Pasquier Senior.
Président-directeur général de Pasquier Construction.
Lieu
Quartier Central des Affaires (Quartier de la bourse)
Dans les bureaux du groupe Pasquier.
Motivation
Pasquier Construction vient d'obtenir un immense projet immobilier sur les hauteurs sauvages qui dominent Poolaland.
Pour Big Max, cette montagne représente l'un des derniers espaces préservés de la ville.
Il considĂšre que Pasquier ne construit pas un quartier.
Il détruit un paysage.
Lors d'une conversation avec Casanaga, il dira :
« Les hommes pensant bùtir des villes oublient qu'ils détruisent une montagne. »
Déroulement
Laurent Pasquier Senior est assassiné.
Son corps est utilisé pour dissimuler un explosif.
Quelques instants plus tard...
L'explosion détruit une partie des bureaux.
Le PDG, plusieurs employés et des visiteurs trouvent la mort.
Toute la ville découvre alors la signature de Big Max.
Ce que comprend Tony
Big Max ne cherche pas la célébrité.
Il choisit une cible qui représente une idée.
Attentat n°2 â Le Restaurant des BatĂŽnnets
Cible
Le véritable symbole visé est l'élite économique.
Lieu
Un restaurant gastronomique des BatĂŽnnets.
Situé juste en face du grand Aquarium.
Les personnes présentes
Sarah Harrington. Laurine Macair.
Les deux femmes déjeunent ensemble.
Au cours du repas...Laurine reçoit un appel. Son fils est malade à l'école.
Elle quitte précipitamment le restaurant. Sarah reste seule.
Déroulement
Big Max assassine Sarah.
Son corps devient le support de l'explosif.
L'explosion détruit le restaurant. Elle provoque également une fissure dans la paroi de l'Aquarium. Des milliers de mÚtres cubes d'eau se déversent dans le canal reliant l'Aquarium à la mer. Un grand requin blanc s'échappe.
Dix ans plus tard, il est devenu une vĂ©ritable lĂ©gende urbaine de Poolaland. Certains lâont vu, on prĂ©tends mille et une chose sur ce requin qui participe au folklore local.Â
Conséquences
Tony perd sa femme.
Toute son existence bascule.
L'enquĂȘte cesse d'ĂȘtre seulement professionnelle.
Elle devient personnelle.
Attentat n°3 â Le MusĂ©e de l'Industrie
Cible
ArsĂšne Gambier.
Ancien président de Gambier Industries.
Lieu
Le Musée de l'Industrie.
Situé à l'entrée de la future Zone des Déchets. ArsÚne Gambier est devenus le parrain officiel du musée
Motivation
Pour Big Max, Gambier est responsable de la fermeture de nombreuses usines.
Des milliers d'emplois ont disparu.
Des quartiers entiers se sont appauvris.
Il dira un jour :
« Ils disent qu'ils ont fermé des usines. Non. Ils ont fermé des vies. »
Déroulement
ArsÚne Gambier est assassiné.
Son corps est piégé.
L'explosion détruit une partie du musée.
Le lieu qui devait célébrer la réussite industrielle devient un monument de ruines.
Ce que comprend Tony
Les trois victimes n'ont aucun lien personnel.
Le lien est idéologique.
Entre le troisiĂšme et le quatriĂšme attentat
Tony passe des nuits entiĂšres Ă revoir le dossier.
Il accroche les photographies des trois scĂšnes de crime.
Petit Ă petit...
Il cesse de regarder les victimes.
Il regarde ce qu'elles représentent.
Nature.
Ălites.
Travail.
Puis une évidence apparaßt.
Il manque un quatriĂšme pilier.
L'Ătat.
Attentat n°4 â La PrĂ©fecture
Cible
La Préfecture de Poolaland.
Non pour le bĂątiment lui-mĂȘme.
Mais parce qu'elle accueille cette année-là la Journée de la Reconstruction.
Y sont réunis :
-
le Préfet ;
-
le Maire ;
-
les principaux industriels ;
-
les représentants économiques ;
-
les autorités publiques ;
-
les médias.
Pour Big Max...
Tous les symboles de ce qu'il combat sont enfin réunis.
Le piĂšge
La cérémonie est évacuée discrÚtement.
Les invités sont mis en sécurité sans provoquer de panique.
Les policiers prennent leur place.
Lorsque Big Max pénÚtre dans le bùtiment...
Il comprend immédiatement.
Le silence.
L'absence de public.
Les portes qui se referment.
Pour la premiĂšre fois...
Le chasseur est devenu la proie.
L'arrestation
AprÚs une confrontation avec Tony, Big Max est maßtrisé.
Au moment oĂč Tony lui passe les menottes, Big Max le regarde.
Puis dit calmement :
« Vous croyez vraiment avoir arrĂȘtĂ© une idĂ©e en passant des menottes Ă un homme ? »
Tous les policiers y voient une déclaration idéologique.
Tony est le seul à rester troublé.
POOLALAND â Les MĂ©moriaux des quatres Attentats (version figĂ©e)
Philosophie
AprÚs l'arrestation de Big Max, la municipalité de Poolaland refuse que les lieux des attentats deviennent de simples cicatrices urbaines.
Une décision est prise : Chaque site sera transformé en un lieu de mémoire.
Les trois mĂ©moriaux sont dessinĂ©s par le mĂȘme architecte.
Ils partagent tous les mĂȘmes Ă©lĂ©ments :
-
du sable devant une vague, rappelant la devise de la ville;
-
une structure verticale en acier oxydé rappelant les blessures du passé ;
-
un arbre planté au centre ou à proximité, symbole de renaissance ;
-
une plaque portant les noms des victimes.
Chaque monument possÚde également un nom propre.
Les habitants parlent rarement des attentats.
Ils disent simplement :
« Je passe devant le Mémorial des Cimes. »
ou
« On se retrouve prÚs du Mémorial des Racines. »
Les mémoriaux sont devenus des repÚres de la ville.
I â Le MĂ©morial des Cimes
Emplacement
Quartier Central des Affaires.
à proximité du siÚge historique de Pasquier Construction.
Il commémore
Le premier attentat.
Laurent Pasquier Senior.
Les employés.
Les visiteurs.
Symbolique
L'acier forme une silhouette évoquant une montagne fracturée.
Au centre pousse un pin.
Une maniÚre de rappeler que la montagne détruite continue de vivre dans la mémoire de la ville.
Une inscription est gravée dans la pierre :
« Aucune ville ne grandit en oubliant ce qui la dépasse. »
II â Le MĂ©morial des MarĂ©es
Emplacement
Face au restaurant reconstruit.
Ă quelques mĂštres du grand Aquarium.
Il commémore
Le deuxiĂšme attentat.
Sarah Harrington.
Les clients.
Le personnel.
Symbolique
Une grande lame de verre bleu traverse une structure d'acier.
Lorsque le soleil se couche, la lumiĂšre se reflĂšte comme une vague.
à proximité, une petite plaque évoque également l'évasion du grand requin blanc, devenu depuis une légende de Poolaland.
L'inscription principale dit :
**« La mer emporte les traces.
Pas les souvenirs. »**
Chaque année, des fleurs sont déposées ici par Tony, discrÚtement, avant l'aube.
III â Le MĂ©morial des Racines
Emplacement
Devant le Musée de l'Industrie.
à l'entrée de la Zone des Déchets.
Il commémore
Le troisiĂšme attentat.
ArsĂšne Gambier.
Les victimes de l'explosion.
Mais également, de maniÚre plus symbolique, tous les travailleurs touchés par la désindustrialisation.
Symbolique
L'Ćuvre reprĂ©sente une immense racine mĂ©tallique sortant du sol.
Une partie semble arrachée.
L'autre continue pourtant de s'enfoncer dans la terre.
L'inscription dit :
« Une ville survit tant que ses racines demeurent vivantes. »
Ce monument est souvent utilisé lors des cérémonies du 1er mai.
IV â Le MĂ©morial de la RĂ©publique
Emplacement
Sur le parvis de la Préfecture.
Ă l'endroit oĂč Big Max fut arrĂȘtĂ©.
Il commémore
Non pas des victimes â puisque l'attentat a Ă©tĂ© dĂ©jouĂ© â mais le jour oĂč Poolaland a Ă©chappĂ© Ă la catastrophe.
Il rend hommage :
-
aux policiers ;
-
aux secours ;
-
aux citoyens évacués ;
-
Ă tous ceux qui ont empĂȘchĂ© le quatriĂšme attentat.
Symbolique
Une colonne d'acier est volontairement interrompue Ă mi-hauteur.
Elle n'est pas brisée.
Elle demeure inachevée.
Comme une phrase interrompue avant son dernier mot.
L'inscription est extrĂȘmement sobre :
« Ici, la peur s'est arrĂȘtĂ©e. »
Seuls Tony et le public savent que cette phrase est fausse.
La peur ne s'est jamais rĂ©ellement arrĂȘtĂ©e.
Elle s'est simplement endormie pendant dix ans.
Les cérémonies
Chaque année, Poolaland organise une journée de commémoration.
Les autorités déposent une gerbe devant chacun des quatre mémoriaux.
Les écoles participent.
Les médias couvrent l'événement.
La ville affirme ainsi que personne ne sera oublié.
Pour les habitants nés aprÚs les attentats, ces cérémonies sont presque devenues une tradition.
Pour ceux qui les ont vécus...
Elles rouvrent une blessure.
Tony Harrington
Tony ne participe jamais aux cérémonies officielles.
Il refuse les discours.
Il refuse les photographes.
En revanche, chaque année, il visite les quatre mémoriaux.
Toujours dans le mĂȘme ordre.
Les Cimes.
Les Marées.
Les Racines.
La République.
Il ne reste jamais longtemps.
Devant chacun, il observe quelques secondes en silence.
ArrivĂ© devant le quatriĂšme mĂ©morial, il s'arrĂȘte davantage.
Il fixe longtemps la colonne inachevée.
Puis murmure, presque pour lui-mĂȘme :
« Non...
Elle ne s'est jamais arrĂȘtĂ©e. »
Et il repart.
C'est probablement le seul habitant de Poolaland qui considĂšre encore ces monuments non comme la fin d'une histoire...
Mais comme le rappel d'une enquĂȘte inachevĂ©e.
On ne meurt que deux fois (premier jet de la piĂšce "LE COMPLICE")
Quand une histoire en cache une autre. Une piĂšce de théùtre, une enquĂȘte Ă rĂ©soudre et des comĂ©diens qui refusent de jouer leur partition.Â
Une enquĂȘte policiĂšre Ă rĂ©soudre, une amitiĂ© entre comĂ©dien mise Ă lâĂ©preuve.Â
Pitch
Une piĂšce de théùtre type enquĂȘte policiĂšre humoristique qui cache une autre histoire oĂč des comĂ©diens ne savent plus comment finir la piĂšce.Â
Mise en bouche
Lâancien inspecteur Tony Harrington reprend du service et se voit confier une enquĂȘte.
Un serial killer frappe dans les rues de Poolaland on reconnaĂźt la signature du tueur Big Max pourtant en prison depuis 10 ans, a lâĂ©poque câĂ©tait Tony qui avait rĂ©ussi Ă mettre Big Max derriĂšre les barreaux.Â
MES
La piĂšce est un mĂ©lange de théùtre et de cinĂ©ma afin de crĂ©er des fusions entre les deux disciplines. La partie cinĂ©matographique vient crĂ©er de lâironie dramatique, faire vivre la ville de Poolaland, renforcer lâaspect mĂ©ta prĂ©sent dans la piĂšce.Â
La piĂšce sera marquĂ©e par un esprit «EUX», qui donnera lâimpression de moments improvisĂ©s ou de logique dâimpro dans un texte Ă©crit.Â
« La vie n'est qu'un fantĂŽme errant, un pauvre comĂ©dien qui se pavane et s'agite durant son heure sur la scĂšne et qu'ensuite on n'entend plus ; c'est une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rienâŠÂ»
WILLIAM SHAKESPEARE
SCĂNE 1 - PROMENONS NOUS DANS LES BOISÂ
J1 - 21hÂ
LAURENT
Et câest ainsi que Tom lâesclave brisa ses chaĂźnes. Il prit lâĂ©pĂ©e magique et tua dâun coup le mĂ©chant marionnettiste. Le peuple l'acclama, mais ils ne dirent pas âVive Tom Lâesclaveâ, ils criĂšrent âVive Le roi.â Et câest ainsi que Tom lâesclave devint le roi Thomas et quâil vĂ©cut heureux avec ses amis pour toujours. Â
ELIAN
Câest dĂ©jĂ fini?Â
LAURENT
Oui je suis dâaccord la fin ça va trĂšs vite. Allez. Bonne nuit mon coeur.Â
ELIAN
Bonne nuit Papa. Papa, tu peux laisser la lumiĂšre de la chambre allumĂ©e sâil te plait. Â
LAURENT
Ben tâas la petite veilleuse là ça suffit non?Â
ELIAN
Non je veux plus de lumiĂšre, parce que si cette lumiĂšre elle marche plus, ben aprĂšs il fera tout noir.Â
LAURENT
Mais elle va continuer Ă marcher, tâinquiĂštes pas. Y a pas de raison quâelle sâĂ©teigne. Et puis tâes pas tout seul, regarde il y a lâinspecteur OTYN qui est lĂ pour veiller sur toi. (Laurent agite la poupĂ©e dans la figure, elle fait du bruit.) âQui ose embĂȘter Elian la nuit. Jâarrive. Oh câest vous le mĂ©chant marionnettiste. Je vous arrĂȘte PIOU, PIOU.âÂ
ELIAN
ArrĂȘte. Câest pas ça. En plus tu mĂ©langes les deux histoires. allez donne je veux OTYN.   Â
LAURENT
Tiens. Fais de beaux rĂȘves mon coeur.Â
ELIAN
Bonne nuit papa. Â
Laurent éteint la lumiÚre, seule la veilleuse reste allumée. Un temps.
Soudainement la veilleuse se coupe plongeant la piÚce complétement dans le noir. On entend un corps qui tombe
ELIAN
Y a quelquâun? Â
silenceÂ
ELIAN
Qui est lĂ ?
SERIAL KILLER
Promânons nous dans les bois
pendant que le loup nây est pas
si le loup y était, il nous mangerait
mais comme il nây est pas, il nous mangera pas.
Loup y es-tu ? Que fais-tu ?
Jâaffute mon couteauÂ
ELIANÂ
Sâil vous plaĂźt
Promânons nous dans les bois
pendant que le loup nây est pas
si le loup y Ă©tait , il nous mangeraitÂ
mais comme il nây est pas, il nous mangera pas.
Loup y es-tu ? Que fais-tu ?
Jâarrive !Â
Bruit dâaffrontements et de cris Ă©touffĂ©s. On entend le bruit de la Peluche Police, OTYN.Â
On entend des pas de course, une fermeture de porte, des ouvertures et fermetures de portesÂ
Elian allume la lumiĂšre et tombe sur le macchabĂ©e de son pĂšre. Il Ă©touffe son cri au maximum, puis prend le portable de son pĂšre. Â
On entend les bruits de pas du tueur. Elian se cache dans une malle arrive Ă la fermer de lâintĂ©rieur. A lâĂ©cran on voit un plan dâElian cachĂ© dans la malle Â
ELIAN
(Au tĂ©lĂ©phone) Allo police, il veux me tuer , sâil vous plait aidez-moi. Sâil vous plaĂźt. Il a tuĂ© papa. Il est lĂ âŠ
Le tueur arrive sur scĂšne, il n'est pas reconnaissable il essaie dâouvrir la malle, sans succĂšs. Il met des coups de couteau dans la malle.Â
Quand le tueur met des coups dans la malle on voit Ă l'Ă©cran la lame transperçant la malle et Elian qui rĂ©ussit Ă l'Ă©viter in extremis.Â
On entend une sirĂšne de police, le tueur sâĂ©chappe.Â
- NOIR -
SCĂNE 2 - LES MĂDECINS LĂGISTESÂ Â
J1 - 23h30Â
MĂDECIN 1
Oh Non pas vous.  Â
MĂDECIN 2
Quâest ce qui se passe ?Â
MĂDECIN 1
Ben, j'espĂ©rais faire lâautopsie avec quelqu'un dâautre.Â
MĂDECIN 2
Mais quâest ce que jâai fait ?
MĂDECIN 1Â
Rien , câest juste que je ne vous apprĂ©cie pas trop. Et puis vous dĂ©butez. Donc ça va ĂȘtre long.Â
MĂDECIN 2Â
Dites donc câest pas trĂšs agrĂ©able vos remarques Â
MĂDECIN 1Â
Oui, je sais. Quâest ce que vous voulez l'honnĂȘtetĂ© et la gentillesse ça ne fait pas bon mĂ©nage.Â
MĂDECIN 2Â
Vous ĂȘtes vraiment pas commode. Moi non plus je ne vous apprĂ©cie pas trop.Â
MĂDECIN 1Â
Vous dites ça par rĂ©ciprocitĂ©, pas parce que vous le pensez vraiment.Â
AMBULANCIERÂ
Bonsoir, Oh non pas vous.Â
MĂDECIN 2Â
Enfin quâest ce que câest que cette manie ?Â
AMBULANCIER
Pardon câest juste quâon vous aime pas trop. Câest toutÂ
MĂDECIN 2Â
Jâai rien faitÂ
AMBULANCIERÂ
Peut ĂȘtre, mais que voulez-vous que ça ne se contrĂŽle pas ce genre de choses. Câest ..
MĂDECIN 1
InstinctifÂ
AMBULANCIER
VoilĂ Â
MĂDECIN 1
Alors?Â
AMBULANCIER
Voici la victime, Laurent Pasquier, 42 ans, retrouvĂ© chez lui, assassinĂ©, aux alentours de 21h. Il possĂšde de multiples plaies Ă l'abdomen et au thorax. Fait Ă©trange on dirait quâ on lâa ouvert puis recousu - assez grossiĂšrement dâailleurs - sur trente bon centimĂštresÂ
MĂDECIN 2
DĂ©gueulasse   Â
MĂDECIN 1
Essayez de rester professionnel.
AMBULANCIER
Jâallais le dire. Son pauvre fils a failli y passer Ă©galement, il a rĂ©ussi Ă se cacher jusqu'Ă ce que la police arrive. Bon courage messieurs.Â
MĂDECIN 2
Merci beaucoupÂ
AMBULANCIER
Nâessayez pas de vous rendre plus malin que la terre entiĂšre.Â
MĂDECIN 2
Câest quand mĂȘme pas croyable cette histoire.Â
MĂDECIN 1
Vous focalisez pas lĂ -dessus, il vous aime pas, il vous aime pas. Ce sont des choses qui arrivent. Allez rendez vous utile et donnez moi un coup de main. Essayez d'Ă©tablir un premier diagnostic pendant que je dĂ©fais ces fichus points de suture. Â
MĂDECIN 2
Quâest ce que câest que cette histoire dâouvrir un corps pour le recoudre juste aprĂšs ?
MĂDECIN 1
Je vous l'accorde, autrefois les assassins avaient un semblant dâĂ©thique. Les meurtres Ă©taient plus Ă©lĂ©gant
MĂDECIN 2
Il faut toujours plus. Câest lâĂ©poque.Â
MĂDECIN 1
Je ne vous le fais pas dire. Passez moi le scalpel voulez-vous?
MĂDECIN 2
Nous avons trois plaies visibles au niveau du cĆur. Tenez. A croire les marques il sây serait repris Ă deux fois. Avec un large couteau crantĂ©, comme on les trouve dans lâarmĂ©e. A premiĂšre vue selon lâinclinaison de la plaie on aurait Ă faire Ă un gaucher.Â
MĂDECIN 1
Vous voyez lĂ ! Vous ĂȘtes trĂšs enquiquinant, vous faites ma partie prĂ©fĂ©rĂ©e. (se prend une grosse giclĂ©e de sang) Oh la barbe.Â
MĂDECIN 2Â
Restez vigilant bon sang
MĂDECIN 1Â
Jâaimerai bien vous y voir, mouchoir.Â
MĂDECIN 2Â
Laissez-moi vous remplacer. Vous voyez câest pas si compliquĂ©,Â
MĂDECIN 1Â
Je crois surtout que jâai fait la partie la plus difficile.
MĂDECIN 2Â
(prend une grosse giclĂ©e de sang) Oh la barbeÂ
MĂDECIN 1Â
Ce que vous ĂȘtes empotĂ©.Â
MĂDECIN 2Â
Vous ĂȘtes gonflĂ© passez moi votre mouchoirÂ
MĂDECIN 1Â
Ah non, câest le mien. Allez y continuez. Vous ĂȘtes sale et moi je suis presque propre
MĂDECIN 2Â
Il y a quelque chose de bizarre. (en traficottant le corps)Â Â
MĂDECIN 1Â
(se prend une nouvelle giclĂ©e de sang) Oh! Câest pas vrai. Vous le faites exprĂšs câest pas croyable.Â
MĂDECIN 2Â
J ây retourne. (Temps) Je crois que nous avons un problĂšme. (montre un fil rouge qui sort du corps.) Â On a introduit quelque chose dans le corps.Â
MĂDECIN 1 Â
Vous permettezâŠ. Câest pas possible Â
MĂDECIN 2Â Â
Jâai bien peur que oui
MĂDECIN 1Â
Il y a une bombe dans le corps.Â
A lâĂ©cran on voit le temps restant avant explosion il est Ă©crit 3 minÂ
MĂDECIN 2Â
ArrĂȘtez tout! Ce truc peut nous pĂ©ter Ă la gueule Ă nâimporte quel momentÂ
MĂDECIN 1Â
Et vu la charge que je viens de palper, lâimmeuble entier est en danger.Â
MĂDECIN 2Â
Je fais Ă©vacuer l'hĂŽpital.Â
MĂDECIN 1Â
jâappelle les secours
Lâun appelle la police et lâautre l'accueil de l'hĂŽpital pendant ce moment il vont parler en mĂȘme temps.Â
MĂDECIN 1Â
Oui AllĂŽ ici l'hĂŽpital Sainte Philipinne de Poolaland. Câest une alerte Ă la bombe⊠Oui nous sommes en prĂ©sence dâune bombe ⊠Je suis parfaitement sĂ©rieux. Nous avons besoin dâune Ă©quipe de dĂ©minage sur le champ⊠Dans un corpsâŠ. Oui la bombe est dans un corps... Non je ne sais pas quoi faire dans ce genre de situation⊠Dâaccord jâattends.
MĂDECIN 2Â Â
Oui AllĂŽ, ici le bloc 3, le docteur Bouchard et Parmin, mĂ©decin lĂ©giste, il faut faire Ă©vacuer l'hĂŽpital. Il y a une bombe dans l'Ă©tablissementâŠÂ
Non ça n'a rien dâune blague⊠Câest trop compliquĂ© a expliqué⊠Je vous le rĂ©pĂšte, prenez toutes les mesures nĂ©cessaires pour Ă©vacuer lâimmeuble. Câest une alerte Ă la bombe⊠NON jâai appelĂ© personne dâautres. DĂ©pĂȘchez vous.
Une sonnerie tĂ©moigne de lâĂ©vacuation immĂ©diate du bĂątiment. Les rĂ©pliques s'enchaĂźnent normalement. Â
 Â
MĂDECIN 2Â
Vous voulez une pastille pour la gorge ?
MĂDECIN 1Â
Vous savez jâenrage Ă lâidĂ©e de mourir Ă vos cĂŽtĂ©s.Â
MĂDECIN 2
On va pas mourir.
MĂDECIN 1
Dâaccord. Passez-moi une pastille. (au tĂ©lĂ©phone) Oui allo⊠Oui je suis en ligne. (Ă mĂ©decin 2) Il dĂ©pĂȘche quelquâun tout de suiteÂ
MĂDECIN 2Â
Dans combien de temps ?Â
MĂDECIN 1Â
Câest une histoire de minutes. Vous pouvez quitter les lieux.Â
MĂDECIN 2Â
Et vous ?Â
MĂDECIN 1Â
Et bien je reste pour les aider, ils me mettent en relation avec le dĂ©mineur. (temps) Quâest ce que vous attendez ?Â
MĂDECIN 2Â
Je ne vais pas vous planter comme ça.Â
MĂDECIN 1Â
Franchement ne soyez pas ⊠(au tĂ©lĂ©phone) Oui allo, un instant ! Ne quittez pas⊠(Ă mĂ©decin 2) Mon vieux ne tentez pas les coulisses de lâexploit et partez sauver votre peau.Â
MĂDECIN 2Â
Je vais vous aidez.Â
MĂDECIN 1Â
Incorrigible⊠(au tĂ©lĂ©phone)  Excusez-moi un contentieux avec un collĂšgue⊠oui je saisis lâurgence de la situation⊠Euh non je ne crois pas⊠La minuterie euh⊠Attendez je vais voir. (Ă MĂ©decin 2) On sait quand ça explose ?Â
MĂDECIN 2 (fait non de la tĂȘte.)Â
MĂDECIN 1
Non on sait pas, hum hum⊠ (Ă mĂ©decin 1) Essayez de voir la minuterie et de trouver des Ă©lĂ©ments sur la bombe mais sans toucher Ă rien. DĂ©pĂȘchez vous mon vieux.Â
Le compteur affiche 2 minutesÂ
MĂDECIN 2Â
Oui bah deux minutes. Alors on a une charge en plastique genre semtex et je distingue deux fils vert et un fil noir, mais je ne trouve pas la minuterie.Â
MĂDECIN 1Â
On a une charge en plastique genre semtex et deux fils vert , et un fil noir mais on trouve pas la minuterie âŠhum hum entendu . (A mĂ©decin 2)  Essayez de voir si vous pouvez soupeser la charge pour identifier son poids.Â
MĂDECIN 2Â
C'est-Ă -dire que la bombe est bien coincĂ©e contre le pancrĂ©as.Â
MĂDECIN 1Â Â
Sous pesez mon vieuxÂ
MĂDECIN 2Â
Vous voulez pas quâon Ă©change?Â
MĂDECIN 1Â
Je peux pas je suis au tĂ©lĂ©phone.Â
MĂDECIN 2Â Â
Ok je vais ouvrir, enfin agrandir la plaie pour avoir une plus grande marge de manĆuvre.Â
MĂDECIN 1Â
Alors ?Â
MĂDECIN 2Â
Jâen sais rien, je sais pas, je dirais 1kilos, 1 kilos 2
MĂDECIN 1Â
Il sait pas trop 1Kilos, 1 kilos et demiâŠ. Dâaccord merci⊠Il est sur place, il arrive. Si on peut trouver la minuterie ça serait super.Â
MĂDECIN 2Â
Je suis dĂ©solĂ© , je nây arrive pas.Â
MĂDECIN 1
Ok entendu... Il arrive. On laisse les choses comme ça , on ne touche plus Ă rien. Â
Le compteur affiche 1 minute
MĂDECIN 2
Ăa fera une sacrĂ© histoire Ă raconter.Â
MĂDECIN 1Â Â
Je ne vous le fais pas dire, Je ne serai pas contre une nouvelle petite pastille pour la gorge.Â
MĂDECIN 2Â
Tenez.
MĂDECIN 1Â
Merci et merci dâĂȘtre restĂ©Â
MĂDECIN 2Â Â
Je vous en prie. Ăa va bien se passer.
MĂDECIN 1Â
Jâen suis convaincu. A y regarder de plus prĂšs vous ĂȘtes un chic type euhâŠ
MĂDECIN 2Â
Alfred.
MĂDECIN 2Â
Vous ĂȘtes un chic type Alfred.Â
DĂMINEURÂ
Bonjour, oĂč est la bombe ?
MĂDECIN 1Â
A lâintĂ©rieurÂ
DĂMINEURÂ
Ok câest parti, dĂ©samorçons cette saloperie.Â
Le compteur affiche 20 SecondesÂ
MĂDECIN 2Â
Ouhhh, ça va mieux . Je vous cache pas que jâai vraiment eu peur.Â
MĂDECIN 1Â
Moi aussi. Alors comment ça se prĂ©sente ?Â
DĂMINEURÂ
Et bien câest pas facile Ă dire⊠Câest ⊠Je suis dĂ©solĂ©Â
Au compteur on voit 3, 2 , 1Â
EXPLOSION !Â
- NOIR -
SCĂNE 3 - LâHOMME DE LA SITUATIONÂ Â
J2 - 02h du matinÂ
Macair commissaire de police serre la main du prĂ©fet.Â
MACAIR
Monsieur le prĂ©fet comment allez-vous ?Â
Ils se font la biseÂ
PRĂFET
Depuis quand tu me vouvoies. Â
MACAIR
Depuis que tâes devenu prĂ©fet. Un cafĂ© monsieur le prĂ©fet ?
PRĂFETÂ
Pas toi steuplait. Sans sucre.Â
MACAIR
RĂ©gime ? Â
PRĂFET
Jâessaie. Tu fais le cafĂ© maintenant ? Sont passĂ© ou les assistants ?Â
MACAIR Â
Il est deux heures du matinÂ
PRĂFET
MĂȘmeÂ
MACAIRÂ
Tâas coupĂ© les fondsÂ
PRĂFET
Les assistants, la nuit ca sert Ă rienÂ
MACAIR
Ta femme va bien ?Â
PRĂFET
On divorceÂ
MACAIR
Oups. VoilĂ une liste dâinspecteurs pour lâenquĂȘte. Jâattends ton feu vert sur celui qui te convient et je le mets dessus.  Â
PRĂFET
Quelle merde. Jâai le ministre de lâintĂ©rieur qui me lĂąche pas. Il me colle plus le fion que ma femme et mon avocat rĂ©unis. Je tâassure ! Et lĂ je te parle des deux plus gros aspirateurs Ă thunes de lâunivers. LĂ -dessus le ministre vient sucer mon attention pour me dire je cite â il hors de question que jâentĂąche ma carriĂšre a cause du volcan Ă bouse quâest Poolaland ! Je veux un nom dans deux jours ou tout le monde saute la tĂȘte la premiĂšre dans le fumier de cette affaireâ. Un trou du cul celui-lĂ , on dirait moi.Â
MACAIR
(Opine) Tiens.
(Donne le cafĂ©) Tâas remarquĂ© le mode opĂ©ratoire ?Â
PRĂFET
Un serial killer qui met des bombes dans des corps. Oui jâai remarquĂ©. Super retour en amnĂ©sie. Putain. Je dĂ©teste ça.Â
(Boit, grimace)
MACAIR
 âŠ
PRĂFET
Rouvrir des enquĂȘtes classĂ©es! Jâaime pas non. Mets-moi du sucre sâil te plait
MACAIR
Quâest ce que je dis Ă la presse ?
PRĂFET
Ils m'ont cassĂ© les couilles eux aussi, ils me les ont bien mises dans le mixer. Pour lâinstant rien. On temporise si on commence Ă leur dire : un fou a tuĂ© un homme, a mis des bombes dans son corps, a recousu le corps, la bombe a explosĂ©. Et pour couronner le tout on connaĂźt ce mode opĂ©ratoire, parce que câest un putain de copy cat. C'est-Ă -dire quâun autre fou avait fait la mĂȘme chose il y a 15 ans. Mais rassurez-vous le fou originel est toujours en prison. Ăa va pas le faire. Rassure-moi, il est toujours en prison ?
Macair Opine.
PRĂFET
Câest quoi son nom dĂ©jĂ ? Big max ?
MACAIR
Maxime Parmentier alias Big max. Et oui, il est toujours en prison.Â
PRĂFET
Et maintenant on a un fou en liberté qui veut lui ressembler
(boit le café sucré)
Il FAUT QUE J'ARRĂTE LE SUCRE ! Tâas pas de lâalcool ?Â
(Feuillette le dossier)
MACAIR
Whisky ?
Le préfet opine.
PRĂFET
Je connais pas ces gens, je connais plus aucun inspecteur Ă Poolaland moi.
MACAIRÂ
Je te conseille Henry Kerdug câest un bon Ă©lĂ©ment.
PRĂFETÂ Â
Bon je suis désolé David.
MACAIR
TâinquiĂštes, câest pas la premiĂšre fois quâon me bousille un week end.. (Temps.) Câest bien pour ça que tu tâexcusais ?
PrĂ©fet fait non de la tĂȘte
MACAIR
Tâas ta tĂȘte de collĂšgue compatissant et ça te va pas du tout. Crache le morceau.
PRĂFETÂ
Je suis pas venu pour tes conseils je suis venu pour te convaincre. (temps) Y a quâune seule personne capable de rĂ©soudre cette enquĂȘte. Â
MACAIR
Oh non !
PRĂFET
Je suis dĂ©solé Â
MACAIR
Non non non non non.
PRĂFETÂ
Je veux que tu mettes Tony Harrington sur cette affaire. Â
MACAIRÂ
Câest pas vrai, mais quâest ce que jâai fait au bon dieu, de merde, de chiĂ©, de ricorĂ© de bite. On ne prend pas Tony Harrington !!Â
PRĂFET
Câest le meilleur inspecteur que Poolaland est jamais connu.
MACAIR
Et câest le seul que Poolaland ait virĂ©.Â
PRĂFET
Câest lui qui a rĂ©ussi Ă coffrer Big max...Â
MACAIR
⊠Hors de question.
PRĂFET
Il a rĂ©ussi Ă le faire une fois et pourra le faire deux fois. Â
MACAIRÂ
On ne prend pas Tony Harrington ! MERDE. Je tâen supplie ne m'oblige pas Ă faire ça.Â
PRĂFET
Je suis désolé.
MACAIR
Câest un fou ! Un fou furieux. Il ne respecte absolument aucune rĂšgle. On ne peut pas bosser avec lui. Câest un danger. Pour nous, pour tout le monde, pour lui-mĂȘme. Je ne l'ai pas virĂ© il y a 10 ans pour le reprendre maintenant. NAN !
PRĂFET
Le ministre pense comme moi. Il faut que tu te fasses une raison. Je suis dĂ©solĂ© mais câest un ordre.Â
MACAIRÂ
Donc je suis coincĂ© entre deux psychopathes, un qui met des bombes dans des corps et lâautre qui tuerait ses propres collĂšgues si ça lui permettrait de rĂ©soudre une enquĂȘte.Â
PRĂFETÂ
Il va falloir que tu fasses avec, je compte sur ton professionnalisme pour pas tout foutre en lâair, et trouver les bon mots pour le recruter.Â
MACAIR
Câest pas gagnĂ©.
PRĂFETÂ
Tu vas trouver commissaire t'inquiĂštes. Tâes bon. Tâas toute ma confiance ! Mais dĂ©conne pas sinon tu sautes. Nothing personal Buddy. Allez, faut qu'je file. Tâas deux jours pour trouver le copycat. Ăa m'a fait plaisir de te voir. Au fait, ton whisky manque un peu deâŠÂ
MACAIRÂ
⊠de piquant.  Â
PRĂFETÂ
VoilĂ Tchao ! Bon courage.Â
SCĂNE 4 - LâINSPECTEUR TONYÂ
J2 - 07h00 du MatinÂ
BERTHIER
(Compte des billets de banque) Je regrette mais y a pas un dixiĂšme de lâargent que vous me devez monsieur Harrington, vous avez six mois de retard sur votre loyer. JâĂ©tais sympa avec vous parce que vous ĂȘtes policier Â
TONY
Ancien policier.
BERTHIER
Alors jâai Ă©tĂ© sympa pour rien. Et je loue des bureaux monsieur Harrington vous ĂȘtes pas censĂ© dormir ici.Â
TONY
Jâaime faire la sieste.
BERTHIER
de nuit pendant huit heures ça s'appelle vivre dans un local commercial.Â
TONY
Je pourrai vous louer mes services. Vous avez besoin dâun dĂ©tective privĂ© ?
BERTHIER
Ma femme est moi allons trĂšs bien merci.Â
TONY
Laissez-moi un mois et je vous rembourserai. Tenez (lui tends ses clĂ©s) câest ma voiture ca vous fera une caution.Â
BERTHIER
(regarde la voiture a travers les volets) Ăa suffira pas.Â
TONY Â
(farfouille dans un tiroir et lui tend une mĂ©daille) Tenez un gage de plus.Â
BERTHIER
Je regrette monsieur harrington ca suffira pas, il en faudrait beaucoup plus pour combler ce vous me devezÂ
TONYÂ
(arrive avec un carton débordant de médailles) Tenez ! Elles sont à vous
Tony sort des flĂ©chettes du carton et commence Ă jouer avec. Ă chaque fois qu'il lance la flĂšche sur scĂšne et on la voit apparaĂźtre sur la cible Ă lâĂ©cran.Â
BERTHIER
Ouah !! Combien de fois est-ce que vous avez sauvĂ© cette ville?Â
MACAIR
Des tas, des tas de fois⊠TonyÂ
TONY
Monsieur le commissaire.
MACAIR
MonsieurÂ
BERTHIER
BerthierÂ
MACAIR
Monsieur Berthier, je vous saurais grĂ© de bien vouloir nous laisser. Monsieur Harrington ici prĂ©sent vous remboursera Ă la fin du mois. Â
TONY
Ah bon ?
MACAIRÂ
Jâai du travail pour lui. Monsieur Berthier.
BERTHIER
Oui ? Entendu. Je vous laisse. Mais je prends ça,  (montre les clĂ©s),  et ça aussi, (prends le carton.) Bonne soirĂ©e. Â
MACAIR
Comment tu vas ?
TONY
Joue aux flĂ©chettes. Ăa va.
MACAIR
Bon. le cabinet de dĂ©tective ça marche ?Â
TONY
Pas trop.
MACAIR
Bon. Tâas des projets de vacances ?
TONY
Vous devez ĂȘtre sacrĂ©ment dans la merde.
MACAIRÂ
Pas tant que çaÂ
TONY
Tu me vires, on se voit pas pendant dix ans, tu dĂ©barques chez moi au petit matin et tu t'intĂ©resses Ă mes vacances. A mon avis vous ĂȘtes sacrĂ©ment dans la merde. Â
MACAIR
Jusquâau cou. Â
TONY
Je suppose que câest en lien avec lâexplosion de l'hĂŽpital, et de lâassissanat de Laurent PasquetÂ
MACAIR
Tâes dĂ©jĂ au courant ?
TONY
Sâil te plait.   Â
MACAIR
Y avait un bombe dans le corps de Laurent PasquetÂ
TONY
Câest pas possible. Big Max est en taule?
MACAIR
Il a un fan manifestement. Copycat. On a besoin de toi... Quâest ce quâil y a ?
TONY
Rien je savoure lâironie de lâinstant. Toi qui a pas envie de mâembaucher mais il faut que tu obĂ©isses aux ordres et moi qui ait pas envie dâaccepter mais il faut que je rembourse mes dettes.Â
MACAIR
Tâas deux jours pour rĂ©gler lâenquĂȘte
TONY
Jâai pas dit ouiÂ
MACAIR
Sâil te plait
TONYÂ
Je veux carte blanche.
MACAIR
Tu resteras sous mes ordresÂ
TONY
Carte blanche.
MACAIR
Carte blanche sous mes ordres. se serre la main
TONY
Et je veux une voiture.
Macair lance les clĂ©s, Tony jette une flĂ©chette en mĂȘme temps la flĂšche passe par le trousseau clĂ© et se plante dans la cible. Â
MACAIR
Tu la trouveras sur le parking du commissariat. Tu commences tout de suite. Si tu pouvais trouver cet enfoirĂ© vite fait ça me rassurerait et si tu pouvais Ă©viter de mettre un Ă©norme bazar pendant que tu lâattrapes ca me rassurerait Ă©galement.
TONY
Je ferai ce quâil faut, commissaire.
MACAIR
Justement câest pour ca que je mâinquiĂšte inspecteur. Â
 Â
- NOIR -
SCĂNE 5 - LâASSISTANT VICTORÂ
J2 - 08h du matinÂ
Victor attend Tony devant une voiture. Tony arrive, Victor le salue de loin. Tony rĂ©pond sobrement occupĂ© Ă trouver sa voiture de fonction. Il tente dâouvrir la voiture avec un bip.Â
La situation se reproduit. Un Bip dâouverture retentit, la voiture se trouve Ă cĂŽtĂ© de Victor.Â
VICTOR
Oui pardon jâaurais pu le vous le dire, la voiture est lĂ . Je voulais pas vous dĂ©ranger enfin je voulais ĂȘtre sur⊠que vous Ă©tiez⊠en train de⊠Ben cherchez une voiture⊠enfin de pas faire autre chose⊠Câest pour ça que je faisais coucou. Coucou (rire)Â
TONY
Vous ĂȘtes ?
VICTORÂ
Oui pardon. Victor Marchand. EnchantĂ©, je suis votre assistant pour lâenquĂȘte.Â
TONY
On mâa pas prĂ©venu.
VICTOR
Ah bon? Bon ben Surprise. Coucou ! (Rire.)Â
TONY
Câest trĂšs gentil Ă vous mais jâai pas besoin dâassistant , je travaille seul. (LĂ©ger temps). Si vous voulez bien dĂ©gager votre enveloppe corporelle, il faut que je passe.
Tony pousse lĂ©gĂšrement Victor et rentre dans la voiture.  Â
VICTOR
(Fait le tour de la voiture.) Pardon. Zut, je suis navrĂ©. Mais le truc câest que le commissaire Macair tient spĂ©cifiquement Ă ce que je vous assiste. Il a ajoutĂ© âcâest non nĂ©gociableâ
Victor essaie dâouvrir la voiture mais elle est bloquĂ©e de lâintĂ©rieur.Â
VICTORÂ
Câest fermĂ©.Â
Tony dĂ©marre la voiture. Victor sort un Bip et rentre dans la voiture in extremis.Â
VICTORÂ
Jâavais un Bip aussi. Je suis dĂ©solĂ© mais le commissaire a Ă©tĂ© super ferme sur ce sujet il mâa dit âNe laissez pas Tony harringtonâŠâÂ
TONY
Taisez-vous je lâappelle.Â
Silence on entend la tonalité du téléphone puis vient le message de répondeur du commissaire.
MACAIRÂ
« Vous ĂȘtes bien sur la messagerie du commissaire Macair merci de laisser un message et je vous rappellerai. Tony câest pas la peine de m'appeler ou de nĂ©gocier tu dois collaborer avec Victor. Un Point câest tout. Bip »
Tony raccroche et dĂ©marre la voiture. Tout au long de la conversation on voit la map avec le point GPS bouger sur lâĂ©cran.Â
TONY
Ok. Trois rĂšgles importantes si tu veux quâon bosse bien ensembleÂ
VICTOR
Yes ! Jâadore ! Jâadore les rĂšgles.Â
TONY
La premiĂšre câest âparle pas quand je suis en train de parler ou queâŠÂ
VICTOR
Ok
TONY
Tu vois lĂ tu viens de rater.. Â
Victor veut parler, se ravise, a vraiment envie de dire ok.Â
TONY
Non jâai pas fini. Tu me laisses dĂ©roulĂ© ok ?
VICTOR
âŠ
TONY
LĂ tu peuxÂ
VICTOR
OkÂ
TONY
Non mais le mieux câest que tu parles pas. Parle le moins possible. DeuxiĂšme rĂšgle :Â
 quand je te demande de faire quelque chose tu le fais. Tout de suite. (Victor opine) Conduis la voiture ! Prends ma place !Â
Tony recule son siĂšge avec dextĂ©ritĂ©. Victor dans la prĂ©cipitation tente de prendre les rennes de la voiture. La voiture fait des oscillations.Â
TONY
Câest bon reprend ta place Câest bien, tâĂ©tais nul, mais câest bien. Tâas obĂ©is.Â
La route reprend de façon normale avec Tony au volant.Â
VICTOR
Oui je voulais dire, je connais votre vie par coeur enfin vos Ă©tats de service par coeur votre vie perso je la connais pas.Â
TONY
tttt, ttt, ttt RĂšgle numĂ©ro un. (Silence) . Pour info on se dirige Ă Croix BĂ©ni la prison de Poolaland, oĂč est enfermĂ© Big Max. On va lâinterroger enfin je vais lâinterroger toi tu prends des notes - et câest tout - on veut savoir sâil a un lien mĂȘme en prison avec les meurtres et lâexplosion qui a eu lieu hier. (Temps). Si tu connais mes Ă©tats de service, tu sais dĂ©jĂ que câest moi qui lâai coffrĂ© il y a 15 ans. Câest une ordure mais il est trĂšs malin, je compte sur toi pour ne pas montrer tes Ă©motions, je veux que tu sois impassible, pas de peur , pas de stress pas dâexcitation. Â
VICTOR
(fait oui de la tĂȘte tout en Ă©tant un peu tout ça en mĂȘme temps) Je suis hyper content. PardonÂ
Victor fait des gestes pour demander la parole pendant quâil roule, Tony voit et devine et fait non de la tĂȘte Victor prends son mal en patience⊠pas longtemps puis recommence.Â
VICTOR
Je peux ? Â
TONY
Vas-y.Â
VICTOR
Ouais je voulais dire. Je vous admire Ă©normĂ©ment. Je vais pas vous dĂ©cevoir. Jâai terminĂ© major de lâĂ©cole de police : pratique et thĂ©orie. Câest pas pour ⊠Parce que je sais que jâai lâair un peu⊠mais câest pour vous dire que ⊠je suis chaud ⊠Je vais assurer.Â
TONY
Tâas pĂ©tĂ© lĂ Â
VICTOR
Ouais pardon, je suis un peu .. mais ça va.Â
TONY
Je dĂ©teste ça.Â
VICTOR
Ouais DĂ©solĂ©. Oh ! Tenez! Des Ă©couteurs Bluetooth comme ca on reste en contact facilement au cas ou ca deviendrait chaud. Pour une course poursuite sâil faut prendre quelquâun en tenaille, enfin dans les moments dâaction quoi  Â
TONY
Non merci.
VICTOR
Ok Bon. Au cas oĂč je mets les tiens dans la boĂźte Ă gants. Pour les moments dâactionÂ
Ca bouchonne dans Poolaland montrer sur lâĂ©cran quâil y a plein de voiture devant eux
TONY
Câest complĂštement bouchĂ©. On va jamais arriver Ă lâheure. Tu veux de lâaction ? Attention accroche toi. Câest parti.Â
Musique. Mini RodĂ©o, dans la ville, on voit le point GPS Ă lâĂ©cran bougĂ© il correspond avec les mouvement de voiture fait sur scĂšne. Â
Tony est hyper Ă lâaise dans son Ă©lĂ©ment et Victor est plutĂŽt terrifiĂ©. Â
TONY
Pile dans les temps. Ăa va Marchand ? Au fait, tu peux me tutoyer.Â
Sortent de la voiture bruit du Bip, ensemble ils entrent dans la prison devant l'accueil.Â
GARDIENÂ
Bonjour
TONY
Bonjour inspecteur Tony Harrington de la DGPNÂ (montre une carte) et ca câest mon assistant Victor Marchand. On est lĂ pour interroger Big Max.Â
GARDIENÂ
Oui on nous a prĂ©venus. Je vous en prie, passez par les portiquesÂ
Tony et Victor passent par les portiques, ils sonnent. Â
GARDIENÂ
Ah! Je vais vous demander de nous laisser vos armes. Â
Le gardien tend une bassine, Victor s'exĂ©cuteÂ
TONY
Je me sĂ©pare pas de mon arme.Â
GARDIEN
je suis dĂ©solĂ© câest le rĂšglement.Â
TONY
Je me sĂ©pare de mon arme.Â
Temps Battle de regard que le gardien perd.
GARDIENÂ
Comme vous ĂȘtes de la police je pense que câest bon. je vous en prie, câest dans la salle juste lĂ on vous l'amĂšne. Vous avez une demi heure. Ou plus si besoin.Â
TONY
Merci.Â
Tony ouvre la porte et sâinstalle dans la salle dâinterrogatoire. Â
VICTORÂ
(au gardien) Du coup je veux bien rĂ©cupĂ©rer mon arme...sâil vous plaĂźtÂ
 Â
GARDIENÂ
je suis dĂ©solĂ© câest le rĂšglement
Temps Battle de regard que victor perds
VICTOR
Ok de toute façon, jâen ai pas ⊠vraiment besoin.Â
SCĂNE 6 - BIG MAXÂ
J2 - 08H30 minÂ
Arrive Big Max on devine quâon l'a poussĂ© dans la salle dâinterrogatoire. Il s'installe sur la chaise menottĂ©e. Â
BIG MAXÂ
Monsieur Harrington quel plaisir. On aurait repris du service ? Ou peut-ĂȘtre ĂȘtes vous juste venus pour une visite de courtoisie ? Â
VICTORÂ
Non il a repris du service⊠(réaction de tony) pardon
BIG MAXÂ
Qui est-ce ?
TONY
Personne.
BIG MAXÂ
Personne. Monsieur Personne. Jâimagine que monsieur personne doit courir aprĂšs son identitĂ©. Alors Monsieur Personne combien dâĂ©chelon de compĂ©tences devez vous gravir avant de devenir quelquâun aux yeux de Tony Harrington ?  Â
TONY
Il est lĂ Tony Harrington et il a une question pour toi. Câest quoi ton lien avec les meurtres qui ont eu lieu hier ?
BIG MAXÂ
Quâest ce qui vous fait dire que je suis au courant des Ă©vĂšnements dâhier ?
TONY
RĂ©ponds-moi ou je mâĂ©nerve. Â
BIG MAXÂ
Vous est- il arrivĂ©, inspecteur, dâassouvir un besoin sans passer par la violence ?
TONY
Et toi ?      Â
BIG MAXÂ
Croyez-vous que mon passĂ© dicte mon prĂ©sent si fortement que je suis ce que je fus autrefois ?Â
TONY
OK ! Deux possibilitĂ©s: ou tu me dis ce que tu sais et je mâarrange pour que le reste de tes annĂ©es au trou soient pĂ©pouze, marcel, sans problĂšme. Ou tu me dis rien et je mâarrange quâon vienne abimĂ© ta petite frimousse de psychopate chaque jour impair de ta putain de dĂ©tention.Â
BIG MAXÂ
Deux possibilitĂ©s ? Jâai le choix ? Y aurait-il de la mansuĂ©tude dans votre menace inspecteur ? Vous allez trouver ça curieux mais je me sens comme une boule de billard. Vous ĂȘtes les joueurs et moi je suis la boule blanche. Et la boule blanche elle veux pas aller dans le trou. Elle veut quitter la partie, aller ailleurs, pour vivre sa vie de boule blanche
TONY
Nan. La boule blanche reste sur le tapis.Â
VICTORÂ
Je suis dĂ©solĂ©, je suis un peu perdu dans la prise de notes.Â
TONY
Il est en train de nĂ©gocier ce quâil sait contre des autorisation de sorties  Â
BIG MAXÂ
En tant que joueur câest un coup difficile que vous devez faire inspecteur
TONY
Jâaime les coups difficiles vous connaissant, vous allez m'obliger Ă faire une bande. Y a bien une boule isolĂ©e quelque part sur le billard Ă sauver.Â
BIG MAXÂ
Sâil devait y avoir une boule isolĂ©e, elle serait paradoxalement entourĂ©e de monde. Tenter le coup lĂ -bas câest prendre le risque que des mauvaises boules entrent dans le trou. (Temps) Il semblerait que la caboche de monsieur personne ne soit habitĂ©e que par son propre nom.
VICTOR
...
TONY
Il dit que tu comprends rien.Â
VICTORÂ
Câest clairÂ
TONYÂ
Dans quelle zone du billard ça nous emmÚne ?
BIG MAX
Sâil devait y avoir une boule isolĂ©e, qui serait paradoxalement entourĂ©e de monde, elle se situerait au coin arriĂšre droit.Â
TONY
Le sud donc. Â
BIG MAX
Tout ça est trĂšs hypothĂ©tique câest Ă vous de jouer et la partie est chronomĂ©trĂ©e. Â
TONY
Attention toi ! Dâaccord, je vais faire une bande afin d'Ă©loigner la boule isolĂ©e et mettre la boule blanche dans le trou. Quâest ce que ça donne?
BIG MAXÂ
La boule blanche tombe dans le trou et dans votre excitation inspecteur vous embarquez la boule noir avec. Fin de partie, câest perdu.Â
Tony lui met un coup de poing qui projette Big Max au sol. Victor tente de sâinterposer entre eux.Â
TONY
LĂąche-moi tu comprends pas ce quâil se passe ?Â
VICTORÂ
Je comprends que vous avez fait du AIR billard mais sans les mimes. Et la vous avez un peu perdu la partie, en mĂȘme temps lui câest la boule blanche. Donc⊠Nan , Jâai rien compris.Â
TONY
(se dĂ©battant de lâemprise de Victor). Cet espĂšce dâenfoirĂ© est complĂštement liĂ© au meurtres dâhier. Câest lui! LUI ! Qui a tout orchestrĂ©. Je vais te buter ! Je veux son nom. (se dĂ©gage de Victor et frappe violemment Big max au sol.) Câest qui ?
VICTOR
(Ramenant Tony et tentant de le faire sortir de la salle.) Inspecteur arrĂȘtez vous allez vraiment le tuer. ArrĂȘtez. Je suis dĂ©solĂ© je saisis pas tout.Â
TONY
Il a rĂ©ussi a engagĂ© un fan, pour faire de nouveaux attentats. Et la prochaine explosion aura lieu aujourdâhui quelque part dans le sud de la ville.Â
VICTOR
Hein ?Â
TONY
La boule isolĂ©e, câest la prochaine victime et la bombe dans le mĂȘme coup. Les boules aux alentours se sont les autres victimes, la partie quâon joue maintenant ca veut dire que câest aujourdâhui, la zone du billard câest le sud de la ville. La boule noir ca veux dire que jâai perdu et que jâarriverai pas Ă temps avant que ca explose. Et son putain de sourire ca veut dire quâil restera muet mĂȘme si je lui fracasse la tĂȘte. (Temps. Fait mine de partir puis se ravisant.) Mais ça aura au moins le mĂ©rite de me soulager.
Fonce sur Big max et lâĂ©trangle victor essaie en vain de les sĂ©parer. Soudain une sonnerie de tĂ©lĂ©phone sâactionne, le tĂ©lĂ©phone est scotchĂ© sous un siĂšge du public.Â
TONY
Victor, ton téléphone !
VICTOR
Câest pas le mien, je l'ai laissĂ© Ă lâentrĂ©e avec mon arme.Â
TONY
Câest pas le mien non plus.
Le tĂ©lĂ©phone continue de sonner. Victor et Tony regardent big max, Tony le fouille frĂ©nĂ©tiquement.Â
TONY
Non plus.
VICTOR
On est dâaccord y a un tĂ©lĂ©phone qui sonne dans cette piĂšce.Â
TONY
Oh oui.Â
Les deux jettent leur dĂ©volu sur le siĂšge ou le tĂ©lĂ©phone sonne. Tony montre du doigt le spectateur concernĂ©.  Â
TONY
Quâest ce quâil fout lĂ lui ? Il Ă©tait lĂ depuis le dĂ©but ?
VICTOR
Je vais me permettre de prendre votre tĂ©lĂ©phone portable. Excusez moi je peux avoir le tĂ©lĂ©phone portable sâil vous plaĂźt. (Va chercher le tĂ©lĂ©phone.) Câest le vĂŽtre ? Non? On dirait quand mĂȘme. Vous pensez que câest notre homme inspecteur ?
TONY
Non, le tueur doit ĂȘtre en ce moment mĂȘme en train de prĂ©parer son crime. Câest sĂ»rement lui qui appelle pour prĂ©venir Big max quâil est prĂȘt. Et monsieur ici prĂ©sent est lĂ pour donner le tĂ©lĂ©phone Ă Big Max afin de faciliter les Ă©changes entre eux. Ce qui fait de monsieur un sĂ©rieux complice. Votre nomâŠ. TON NOM !
VICTOR
Si jâĂ©tais vous je donnerai un nom. Vous avez vu ce quâil a fait de lâautre. Tenez inspecteur (donne le tĂ©lĂ©phone portable)Â
TONY
(compulsant le tĂ©lĂ©phone) 38 rue de la folie mĂ©ricourt. Câest lâadresse du prochain meurtre et de la futur explosion. Jây vais. Nomme le nom du membre du public On en a pas finis toi et moi. Victor tu me lâembarques. On se retrouve au commissariat. (A big max) Quand Ă toi tu fonces dans le mitard le plus dĂ©gueu de cette prison. Je veux personne en contact avec cette ordure ! (Il embarque big max hors scĂšne)
VICTOR
(un peu mal Ă lâaise. Sâadressant au membre du public.) Bonsoir... Alors je suis dĂ©solĂ© faut que je vous emmĂšne au commissariat. Si ça vous va bien sĂ»r. Je vous cache pas que ca nous arrangerait pas mal que vous soyez dâaccord⊠sinon lâenquĂȘte aura un peu de mal ⊠à avancer. On prendra soin de vous. Et puis rassurez-vous câest juste lĂ (montrant la scĂšne) le commissariat. (Fait signe au public dâapplaudir le membre du public). Merci beaucoup.
SCĂNE 7 : LE MEMBRE DU PUBLIC / MPÂ
J2 - 10H30Â
LâintĂ©gralitĂ© de cette scĂšne se fait avec le MP lâimprovisation prĂ©vaut en fonction de ses rĂ©actions. Â
Tout au long de la scĂšne, les comĂ©diens essaient de mettre Ă lâaise le MP tout en le dirigeant vers la suite de la scĂšne.Â
Des confusions auront lieu entre lâaspect piĂšce de théùtre jouĂ© par les comĂ©diens et lâenquĂȘte policiĂšre menĂ©e par les forces de lâordre. RĂ©guliĂšrement les parallĂšles entre les deux univers permettront de maintenir la fine ligne entre confusion et comprĂ©hension entre jeu et et mĂ©ta jeu. Â
En fonction du MP des rĂ©pliques pourraient disparaĂźtre. En fonction du temps que la mise en scĂšne prĂ©voit, les comĂ©diens accĂ©lĂ©reront ou ralentiront le tempo de la scĂšne en respectant cette structure.Â
VICTORÂ
- Tenez. Installez vous lĂ . Mettez vous Ă lâaise. Câest impressionnant hein ? Câest souvent comme ça la ⊠les commissariats.
- Vous avez peut-ĂȘtre des questions ? NâhĂ©sitez pas. Vous vous demandez peut-ĂȘtre comment ça va se passer ? On va devoir vous interroger parce que bon... On vous a retrouvĂ© dans une cellule dâinterrogatoire dâune prison â vous Ă©tiez bien planquĂ© dâailleurs- en possession dâun tĂ©lĂ©phone qui semble ĂȘtre TRĂS liĂ©s Ă lâenquĂȘte.Â
- Oui oui mais vous comprenez quâil y a quand mĂȘme des petits signaux qui disent «Coupable» , ça clignote pas mal quand mĂȘme.
- Ăa va hein mais câest pas ⊠Ăa pue un peu mais ça va.
- Donc là on attend un peu parce je suis pas ⊠assermenté pour faire les interrogatoires.
- Vous voulez un avocat / en fonction lui donne un avocat le fruit. Tenez bon appétit
- Sinon le spectacle ça va ? ça vous plait ? Cool.
- Non mais en dehors de ce moment. Imaginez que ce moment n'ait pas lieu. Le spectacle ? Ăa va ? Vous le recommanderiez ? Vous mettriez une bonne critique ?
- Allez-y . On a un peu de temps, Mettez une petite critique
- Vous avez un tĂ©lĂ©phone ? Vous en avez deux ? Câest un peu louche mais ça va.
-Imaginez lĂ vous mettez une bonne critique ça serait fou ! «Je suis en ce moment sur scĂšne» ca serait fou, vous devenez actrice et critique du spectacle, dingue! Si vous dites que câest mauvais ça devient un peu de votre faute.Â
- Au public profitez en aussi pour le faire , franchement câest le bon moment. Comme ca câest fait on en parle plus. TerminĂ©. On vous le dit lĂ , on vous le dira plus aprĂšs.
- Sinon vous mettez «pour lâinstant câest bien mais comme je suis en live je peux pas vous dire pour la suite.» Ăa serait fouÂ
- Les gens qui lisent les critiques, ils vont ĂȘtre comme des fous. Y a des gens qui le font vraiment ? Allez y prenez le temps je mâassure quâil se passe rienÂ
- Je sais pas sâil y a un prix de la meilleure critique mais ça, pour moi câest CĂ©sar.
- Alors? Vous avez écrit une critique? Faites voir, je peux lire?
- Si vous mettez une bonne critique câest sur que on va sâarranger pour que lâinterrogatoire se passe bien. Si elle est mauvaise quelque part vous lâaurez cherchĂ©.
- Vous ĂȘtes pas obligĂ© je comprends ce que vous vous dites quâest ce que câest que ce traquenard , Je viens voir une piĂšce de théùtre, je paie, je me retrouve Ă bouffer un avocat sur scĂšne, tu vas voir que dans trois minutes ils vont me foutre les menottes pour de vrai et lâautre lĂ il va me cassĂ© la gueule. Tu parles dâun divertissement.Â
ArrivĂ©e de MacairÂ
MACAIR
Ah Victor ! Comment ca va
VICTOR
Ăa vaÂ
MACAIR
Qui est-ce ?
VICTORÂ
Câest le suspect (signe que tout va bien au membre du public)
 Â
MACAIR
Ah oui le tĂ©lĂ©phone. Tony m'a informĂ©. Il est sur place. Il va rĂ©gler çaÂ
Gros bruit dâexplosion au lointain il est 12h00Â
MACAIR
Ou pas. VoilĂ qui nâarrange pas notre affaire. (Au Mp) Et la vĂŽtre encore moins. Je mâen vais limiter la casse. Mais avant il faut quâon sache ce quâon va faire de vous. Lâexplosion lĂ vous comprenez ce que ça veut dire ?
MEMBRE DU PUBLIC
âŠÂ
MACAIR
Ăa veut dire que le serial Killer court toujours et que vous ĂȘtes la seule personne qui nous rattache Ă lui. Et Tony va pas vous lĂącherÂ
VICTORÂ
Bam. Bim. Beng. Beng beng. Â
MEMBRE DU PUBLICÂ
âŠÂ
MACAIR
je comprends complĂštement ce que vous vous dites «jâĂ©tais assis tranquillement et pouf un tĂ©lĂ©phone scotchĂ© sous mon siĂšge sâest mis Ă sonnĂ©.» Ăa arrive. Ăa arrive. Câest rare mais ça arrive.Â
Ajouter que cela a eu lieu dans une salle dâinterrogatoire de prison ça devient ... Je sais, vous n'aviez pas vraiment choisi dâĂȘtre lĂ Ă ce moment-lĂ , je sais tout ça.Â
MACAIR
Ok Plan dâattaqueÂ
VICTOR
GĂ©nial on va faire un plan dâattaque.
MACAIR
Taisez vous sâil vous plaĂźt. Nous on est gentil dâaccord ? Mais Tony il va avoir du mal Ă avaler ça. Donc le mieux, câest dâavouer. Le plus que vous pouvezâŠ
MEMBRE DU PUBLICÂ
âŠÂ
MACAIR
Je sais. VoilĂ ce que vous allez faire. Vous allez lĂącher quelques infos et avec Victor on vous promet que vous ĂȘtes plus embĂȘtĂ©s jusqu'Ă la fin de lâhistoireâŠ. Allez y Victor
VICTOR
Donnez nous des infos sur le tueur
MEMBRE DU PUBLICÂ
âŠÂ
VICTOR
Quâimporte vous donnez des infos et nous on va considĂ©rer que ce vous dites est vrai dâaccord ? quoi que vous disiez.Â
MACAIR
Tony doit imaginer que vous coopĂ©rez.Â
VICTOR
Ok , on a besoin dâun prĂ©nom dâun mĂ©tier et dâun lieu
MACAIR
On ne fait pas une Bio. -Un pseudo, - oĂč il se sont rencontrĂ©s et - un narratifÂ
VICTOR
OK Câest parti câest quoi son Pseudo ?
MEMBRE DU PUBLIC
⊠pour faciliter la lecture un exemple en rouge est mis concernant les infos du publicÂ
La flĂšcheÂ
MACAIRÂ
OU est ce que le La flĂšche et vous vous ĂȘtes rencontrĂ©s au public je vais leur demander. Dans une Ă©gliseÂ
MACAIRÂ
Ok donc je rĂ©capitule les Ă©lĂ©ments  La flĂšche et vous vous ĂȘtes rencontrĂ©s dans une Ă©glise.  Câest quoi notre narratif pour lâalibi ?
VICTOR
Ok en fait câest un mec qui vous a donnĂ© un portable...comme ca, vous vouliez le jeter et vous avez oubliĂ©. LĂ -dessus vous vous ĂȘtes dit jâavais envie de visiter une prison, je lâavais jamais fait pourquoi pas eeeet⊠Ouais câest pas âŠÂ
MACAIR
Câest pas trĂšs concluant.
Vous ĂȘtes une victime du serial Killer. Vous n'avez rien Ă voir avec tout ça.Â
Le serial killer vous a embobinĂ©, il vous a fait chanter et devant la peur et la pression et vous avez obĂ©i. Il vous a demandĂ© de dĂ©poser le tĂ©lĂ©phone dans la prison. Alors vous vous ĂȘtes fait passer pour une association qui fait de lâinsertion sociale auprĂšs des prisonniers. Dâaccord?Â
MEMBRE DU PUBLICÂ
âŠ
MACAIR
Ah crotte câest lui, il mâenvoie un texto. Ok il arrive, il est lĂ . On a plus le temps.
MACAIR
Alors vous vous ĂȘtes fait passer pour une association qui fait de lâinsertion sociale auprĂšs des prisonniers. Dâaccord ? Ca sâappelle âĂ©tĂ© fleuriâ câest une association loi 1901 NumĂ©ro INSEE 49 38 72 51, dont le siĂšge social est au 19 avenue Rochechouart dans le 10Ăšme arrondissement de Paris. Restez avec moi. Le SK sâappelle  La flĂšche et vous vous ĂȘtes rencontrĂ©s dans une Ă©glise. Ăa va ?
Si vous faites ça, on est bon. Et vous allez pouvoir retourner tranquillement Ă votre place. Au besoin, victor vous aidera, vous lui ferez un signe discret pas de morse, tony le connait par coeur.Â
VICTOR
Pas de problĂšme. Â
MACAIR
Bon courage. Au public. On peut l'encourager.
SCĂNE 8 - LE MP â 2 EN IMPRO
J2 12H30 minÂ
Arrive Tony Harrington , on devine que lâexplosion a eu lieu juste Ă cĂŽtĂ© de lui. Â
TONY
JâĂ©tais à ça. JâĂ©tais à ça commissaire. Il a piĂ©gĂ© lâentrĂ©e du parc dâattraction. Jâai demandĂ© Ă vos collĂšgues de se rendre sur place. Alors câest lui le complice ? Je peux?Â
MACAIR
Vas y.Â
TONY
Pourquoi il a pas de menottes?Â
VICTOR
On s'est dit quâon allait la jouer cool.Â
TONY
Tu fais des interrogatoires toi ?Â
Victor fait non de la tĂȘteÂ
TONY
Ils sont sympa hein ? Moi moins. Alors ton prĂ©nom câest Georges c'est ça. Ton adresse ?
VICTOR
Peut ĂȘtre que Georges veux garder un peu de vie privĂ©Â
TONY
Quoi ?
MACAIR
Oui⊠Concentrons nous sur lâaffaire.Â
TONY
Ok. Raconte moi comment vous vous ĂȘtes rencontrĂ©s avec le SK?Â
MEMBRE DU PUBLICÂ
âŠ
TONY
Dans une Ă©glise ? Pourquoi faire ? Je comprends pas, Jâaimerai comprendre. On vas pas tous les jours dans une Ă©glise.Â
MEMBRE DU PUBLICÂ
âŠ
TONY
 Parles plus fort. On a envie de tâentendre.Â
TONY
Ok passons. Comment il se fait appeler?Â
MEMBRE DU PUBLICÂ
âŠ
TONY
 Et il sâest passĂ© quoi aprĂšs ?Â
MEMBRE DU PUBLICÂ
âŠ
TONYÂ
 Câest marrant jâai lâimpression que tu rĂ©citesÂ
VICTOR
Oui peut-ĂȘtre un peu, on va mettre ça sur le coup de la pression.Â
TONYÂ
l'association Ă©tĂ© fleuri , câest quoi lâadresse de lâasso ?Â
MEMBRE DU PUBLICÂ
âŠ
TONYÂ
Je sais pas tu travailles pour une asso je m'intĂ©resse câest quoi lâadresse ?
MEMBRE DU PUBLICÂ
âŠ
VICTOR
Je crois que câest 19 avenue Rochechouart hein ?Â
MEMBRE DU PUBLICÂ
âŠ
VICTOR
Vous mâen avez glissĂ© un mot je crois avant.Â
TONY
Bon et le tĂ©lĂ©phone pourquoi il tâa donnĂ© le tĂ©lĂ©phoneÂ
Et pourquoi tâas acceptĂ© ?Â
MEMBRE DU PUBLICÂ
âŠ
VICTOR
Câest pas Ă©vident, Ă©vident de refuser les demandes dâun SK. Devant la contrainte on est obligĂ© de faire des choses quâon souhaite pas. Allez derniĂšre question.Â
TONYÂ
Il tâa demandĂ© autre chose. Il tâa menacĂ© de quoi?Â
MEMBRE DU PUBLICÂ
âŠ
VICTOR
 Bon et bien je crois quâon a ce quâil faut . Merci Georges vous allez pouvoir rejoindre votre.. enfin nous quittĂ© quoi .Â
TONY
Jâai pas fini.Â
VICTORÂ
On a rien de trĂšs convaincant contre lui . Je suis sur que Georges se met Ă la disposition de la police si on a besoin de lui poser dâautres questions. Et puis surtout Georges si quelque chose vous revient, nâhĂ©sitez pas. Vous nous tenez au courant.Â
TONY
Jâai pas fini. Commissaire câest quoi ces conneries? On va pas le laisser partir. Â
MACAIR
Victor a raison. On a rien de tangible pour le maintenir en dĂ©tention plus longtemps.Â
TONY
Jây crois pas.Â
VICTOR
Merci Ă vous Georges. Vous avez Ă©tĂ© super. Je vous raccompagne un petit bout de chemin. (Au public) On peut le fĂ©liciter.Â
MACAIR
Bien ! Je vais calmer la presse et dire Ă tout le monde que lâenquĂȘte avance. Tony le ministre arrive demain soir et il a besoin de dire au citoyen de Poolaland quâil peuvent dormir sur leur deux oreilles. Entendu ?
TONY
Le regard vissĂ© sur Victor Je sais ce que jâai Ă faire.Â
MACAIR
A tout Ă lâheure.Â
SCĂNE 9 - LâASSASSINAT DE LâASSISTANTÂ Â
J2 - 13HÂ
AprĂšs les Ă©vĂ©nement mĂ©ta et interactif de la scĂšne prĂ©cĂ©dent, cette scĂšne se joue premier degrĂ©, lâobjectif et de retrouvĂ© un ton théùtral scriptĂ© avec peu dâhumour.Â
Silence Tony a le regard vissĂ© sur Victor qui commence Ă ĂȘtre mal Ă lâaiseÂ
TONY
Victor Marchand, Major de promo de lâĂ©cole de police, flĂšche montante de la DGPN. Moi je trouve que tâes nul. (Silence) CâĂ©tait quoi la rĂšgle numĂ©ro trois ?
VICTOR
Non maisâŠÂ
TONY
CâĂ©tait « tu obĂ©is »
VICTOR
Pardon, câest juste queÂ
TONY
Ta Gueule. (Silence) Vous ĂȘtes de mĂšche avec Georges?Â
VICTOR
NonÂ
TONY
Câest pas lâimpression que jâai eu. Jâai vraiment eu lâimpression que tu lui filais beaucoup de coups de main.Â
 Â
VICTOR
Je vais y aller.
Tony lui bloque la routeÂ
VICTOR
Laissez-moi passer.
TONY
Comment je vais faire pour avoir confiance en toi maintenant. (Le pousse). Tâes un alliĂ© ou un ennemi ? (Le pousse Ă nouveau) Parce que jâai pas lâimpression quâon marche dans le mĂȘme sens. Le pousse encore victor rĂ©siste
VICTOR
Ăa suffit maintenant. Il faut que tu me laisse partirÂ
TONY
Je sais quâil faut que je te laisse partir mais jâen ai pas envieÂ
VICTOR
ArrĂȘtes.Â
TONY
Pour qui tu bosses ? LâempoigneÂ
VICTOR
Je tâemmerde tu crois que tâes le meilleur , tâĂ©tais un bon flic y a vingt ans maintenant tâes juste un gros con arrogant Ă la recherche dâune gloire passĂ©e.Â
TONY
Tu dépasses les limites Marchand
VICTOR
Tâas des limites toi peut-ĂȘtre ?
TONY
Non jâen ai pas ( lui met un coup qui le met Ă terre.)Â Je repose ma question pour qui tu bosses ? (Sort un flingue) Mâoblige pas.Â
VICTOR
Tâes un maladeÂ
  Â
TONY
TU RESTES AU SOL. Réponds moi
VICTOR
ArrĂȘtes, Loic arrĂȘte.Â
TONY
Je suis lâinspecteur Tony HarringtonÂ
VICTOR
Je sais pas Ă quoi tu joues mais tu me fais peur.Â
TONY
Tâas trois secondes pour rĂ©pondre Ă ma questionÂ
VICTOR
Loic câest pas le texte de la piĂšce. Je sais pas ce que tu fais mais câest pas le texte de la piĂšceÂ
TONY
3Â
VICTOR
Tu vas pas me tuer, tu ne peux pas me tuerÂ
TONY
2Â
VICTOR
Câest pas le script ! Putain quâest ce que tu fous ! On a besoin de moi pour la suite de lâhistoire.Â
Victor se lĂšve pour attraper le flingue. Tony Tire et tue Victor , prĂ©voir un effet stylĂ© pour ce moment.Â
TONY
0
Arrive Macair alerté par le bruit. TrÚs perturbé
MACAIR/JM
Quâest ce qui câest ⊠Loic⊠inspecteur, quâest-ce que...quoi ?
TONY
Tu mâavais dit carte blanche. Ce gars lĂ Ă©tait incompĂ©tent. Je me disais mĂȘme comment peux-t-on ĂȘtre aussi con. A moins que⊠A moins que cela soit volontaireÂ
MACAIR
Comme figé Tu délires là .
TONY
Peut ĂȘtre , peut ĂȘtre ouais en attendant il m'a mis des bĂątons dans les roues, il a entravĂ© lâenquĂȘte.Â
MACAIR
Mais comment on va faire maintenant ?
TONY
Tu mâavais dit carte blanche ! On câest mal compris. Alors que les choses soient claires et je le dis Ă tout le monde dorĂ©navant, JE prend les rĂȘnes de lâenquĂȘte et de cette piĂšce de théùtre.
- NOIR -
Fin de la premiĂšre partie
DEUXIĂME PARTIE Â
SCĂNE 10 - ETAT DES LIEUXÂ
MACAIR
(appelle la rĂ©ception) Allo, oui câest Macair, dites moi est ce que par le plus grand des hasards, Victor se serait pas prĂ©sentĂ© Ă l'accueil⊠Oui je sais trĂšs bien quâil est mort. Câest juste comme on avait rendez vous, je voulais ĂȘtre sĂ»r que... mais bon oui voilĂ il viendra pas parce quâil est mort. OK. Super. Merci.   Â
Macair ne sait pas trĂšs bien quoi faireÂ
MACAIR
Super, SuperÂ
Macair farfotte derriĂšre son bureau. On voit Ă lâĂ©cran le script de la piĂšce, nous sommes prĂ©cisĂ©ment au moment oĂč Victor est censĂ© arrivĂ© mais qui ne vient pas. Silence. Macair tente de jouer les deux parties et de combler le vide provoquĂ© par lâabsence de Victor.Â
                                                             Page 1Â
                                                   du script visible Ă lâĂ©cran.Â
MACAIR : Asseyez vous Victor vous voulez un cafĂ©.Â
VICTOR Avec plaisirÂ
MACAIR : A une Ă©poque, on avait des assistants pour sâoccuper des cafĂ©s mais le prĂ©fet a coupĂ© les fonds. Long? court? Sucre?Â
VICTORÂ Long sans sucre avec un peu de lait si vous avezÂ
MACAIR : Jâai pas Â
VICTOR: Ăa ira trĂšs bien. Je voulais vous dire que je suis hyper content de travailler sur cette enquĂȘte. Merci de me faire confiance alors que je dĂ©buteÂ
MACAIR : Câest vrai quâon se connait pas trĂšs bien vous et moi. Vous avez eu de trĂšs bons rĂ©sultats Ă lâĂ©cole de police.Â
MACAIR
Bon et bien je vais me prendre un petit cafĂ©, Ă une Ă©poque, on avait des assistants pour s'occuper des cafĂ©s mais le prĂ©fet Ă coupĂ© les fonds. Est ce que je me prendrai pas un petit cafĂ© comme Victor les aime? Long sans sucre avec un peu de lait si jâen ai⊠Mais je n'en ai pas⊠Je pense que ca ira trĂšs bien...Â
Ah Victor si vous Ă©tiez lĂ avec moi je suis sĂ»r que vous me diriez que âŠÂ
(retourne derriĂšre le bureau)Â
 Vous me diriez que vous ĂȘtes hyper content de travailler sur cette enquĂȘte et vous ĂȘtes heureux que je vous fasse cette confiance alors que vous dĂ©butez et alors je rĂ©pondrai :Â
â Câest vrai quâon se connait pas trĂšs bien vous et moi. Vous avez eu de trĂšs bons rĂ©sultats Ă lâĂ©cole de police.
Macair Souffle fort devant lâĂ©puisement et lâaspect fastidieux du procĂ©dĂ© il passe Ă la page 2 , on voit Ă lâĂ©cran la page 2 apparaitre Ă lâĂ©cran.Â
                                                                     Page 2 Â
                                                   du script visible Ă lâĂ©cran.Â
VICTOR: Merci dâailleurs je me demandais âŠÂ   Â
MACAIR : Comment ça se passe avec Tony?Â
VICTOR : TrĂšs bien. ( avec dĂ©fĂ©rence et maladresse ) Il a son caractĂšre Ă©videmment. Lors de lâinterrogatoire jâai vraiment cru quâil allait sâemporter outre mesure contre le suspect dâabord mais aussi contre moi. Je vous cache pas quâaprĂšs cet Ă©vĂšnement jâai peur que la confiance entre nous ne se soit dĂ©tĂ©riorĂ©e. Â
Victor se dĂ©place en avant scĂšne Macair le rejoint, rassurantÂ
MACAIR : Je sais que c'est un animal qui peut ĂȘtre dur Ă apprivoiser, il est imprĂ©visible.
MACAIR
Ah Victor si vous Ă©tiez toujours lĂ en face de moi en ce moment mĂȘme je suis sur que vous me diriez en rĂ©ponse
 âMerci dâailleurs je me demandais âŠâÂ
Et alors je vous laisserai pas finir je vous couperai intriguĂ© de savoir ce que vous pensez de Tony et je vous demanderaiÂ
âComment ça se passe avec Tony?âÂ
et vous répondriez:
 âtrĂšs bienâ Â
Peut-ĂȘtre Victor si vous Ă©tiez lĂ en face de moi vous le diriez avec une once de dĂ©fĂ©rence et de maladresseÂ
Vous diriez :Â
âIl a son caractĂšre Ă©videmment. Lors de lâinterrogatoire jâai vraiment cru quâil allait sâemporter outre mesure contre le suspect dâabord mais aussi contre moi. Je vous cache pas quâaprĂšs cet Ă©vĂšnement jâai peur que la confiance entre nous ne se soit dĂ©tĂ©riorĂ©e.âÂ
Et alors peut ĂȘtre que vous auriez dit ca en vous dĂ©placant jusquâici, et que moi je vous aurais rejoint en avant scĂšne, enfin non pas en avant scĂšne mais en avant, Ă lâavant du commissariat (jm lĂąche un cri du coeur ) PUTAIN câest galĂšre là ⊠Et je vous aurais dit de maniĂšre rassuranteÂ
âJe sais que c'est un animal qui peut ĂȘtre dur Ă apprivoiser, il est imprĂ©visible.â Â
Mais vous nâĂȘtes plus lĂ Victor. Vous ĂȘtes mort tuĂ© par Tony Harrington, et je nâai pas eu le temps de vous dire queâŠ
Tourne Ă la page suivant du script
 Page 3Â
du script visible Ă lâĂ©cran.
MACAIR : Jâai pleine confiance en vous. Je sais que la tĂąche est complexe. il faut que vous rĂ©ussissiez Ă ne pas le contrarier tout en le canalisant Â
VICTOR : Oui pas facile,Â
MACAIR : Vous en sortirez grandi. Je vous protĂ©gerai. Vous inquiĂ©tez pas en cas de problĂšme je serai lĂ . Jâai fait le serment solennel de veiller Ă lâensemble des policiers et inspecteurs qui Ćuvrent dans ce commissariat. Vous savez quand jâai commencĂ© Ă travailler dans lâĂ©cole de policeâŠÂ Â
MACAIR
Jâavais pleine confiance en vous, que je sais que la tĂąche est complexe et quâil faut que vous rĂ©ussissiez Ă cadrer Tony Harrington tout en le canalisant. Vous en sortirez grandi et je vous protĂ©gerai. VousâŠTempsÂ
Câest pas possible. Victor ! Tim ! Tim vient. Je peux pas, je peux pas continuer comme ça.Â
Tim arrive.
JM
Jây arrive pas.
TIM
Ouais câest ⊠fastidieux.Â
JM
Nul.
TIM
Ouais.
JM
Je me retrouve Ă dire Ă quelquâun qui est mort que je vais le protĂ©ger. Tu peux pas disparaĂźtre. On a besoin de toi dans la suite de lâhistoire. On va pas utiliser le mĂȘme procĂ©dĂ© Ă chaque fois.
TIMÂ
?Â
JMÂ
Aahh victor si vous Ă©tiez en face de moi je vous dirais⊠vous me direz⊠ça va commencer Ă se voir Â
TIMÂ
Ca se voit déjà .
JMÂ
Jâai une idĂ©e. On a quâĂ dire que tâes pas mort.Â
TIMÂ
?Â
JMÂ
Tâes pas mort, tâes solide. Tâas pris une balle mais ça va.Â
TIMÂ
Jâen ai pris deux dont une dans la tĂȘte.Â
JMÂ
Tâes solide.Â
TIMÂ
Ăa va pas marcher.Â
JMÂ
Ok, on a quâa dire que la balle est passĂ©e entre les deux ⊠les deuxÂ
TIM
HĂ©misphĂšresÂ
JMÂ
Ouais, et ça va. Nickel, petite migraine.Â
TIMÂ
Laisse tomber (va pour quitter la scĂšne)
JM
Attends, ok tâas pris deux balles, mais on sait plus trop oĂč.Â
TIMÂ
Dans la tĂȘteÂ
JMÂ
On sait plus, je te dit. Tâes dans le coma, mais un coma furtif. Et grĂące Ă des excellents docteurs tu tâen sors et tu te rĂ©veilles Ă l'hĂŽpital
TIM
L'hÎpital a explosé.
JMÂ
Nan maisâŠ. Câest pas grave ça eh oh, y a dâautres hĂŽpitaux dans Poolaland.
TIMÂ
MĂȘme si jâarrive Ă sortir dâun coma furtif dans un super hĂŽpital de la banlieue de Poolaland je serai jamais opĂ©rationnel pour continuer lâenquĂȘte, elle doit ĂȘtre rĂ©solue demain.
JMÂ Â
Non mais ça ⊠ça passe. Suspension dâincrĂ©dulitĂ©. Les spectateurs sont prĂȘts Ă croire des trucs et laisser leur scepticisme de cĂŽtĂ©.Â
TIMÂ
Il va falloir une trĂšs grosse suspension sur une toute petite incrĂ©dulitĂ©. Ăa marche pas laisse tomber.Â
JMÂ
Pourquoi ?
TIMÂ
Parce quâon fait pas un spectacle dâimpro ! Chuis Out. OUT ! TerminĂ© tim. Bye bye la piĂšce. Toutes les scĂšnes dâaprĂšs, terminĂ© . Jâai appris le texte pour rien.Â
JMÂ
Il te reste quand mĂȘme dâ autres personnages.
TIMÂ
Un et câest un rĂ©ceptionniste. AprĂšs câest fini. Tu vas voir je vais pas le lĂącher ce perso, je vais lui construire des enjeux de malades câest le seul qui me reste il va devenir dingue. Â
JMÂ
Pas sur que ce soit une bonne idĂ©e Â
TIMÂ
Je vais en faire un hĂ©ros. Un hĂ©ros de comĂ©die romantique. Tu va voirÂ
JMÂ
Je crois quâil vaut mieux essayer de retrouver les rails de la piĂšce, câest pour ça que lâidĂ©e dâun coma furtif me semble plusâŠÂ
TIMÂ
RomĂ©o et Juliette version Poolaland. Â
JM / MACAIR
Genial! On fait mon idĂ©e dâabord. Dâaccord? Allez t'inquiĂštes pas. ( redevenant Macairn et dans un clin d'Ćil ) Jâai fait le serment solennel de veiller Ă lâensemble des policiers et inspecteurs qui Ćuvrent dans ce commissariat. Reposez-vous Victor quelque chose me dit que vous allez revenir Ă vous trĂšs bientĂŽt. On a mis les meilleurs mĂ©decins sur le coup.Â
Tim sâen va
SCĂNE 11 - ETATS DES LIEUX BIS
J2 - 14h Â
Arrive Tony Harrington
JMÂ
Bon il faut quâon parle, parce que lĂ câest galĂšre, jâai une idĂ©e pour remettre tout sur les rails câest pas la meilleure mais Ă dĂ©faut dâavoir mieux
TONY
Vous inquiĂ©tez pas commissaire. Je suis dessus.Â
JMÂ
Non mais LoicÂ
TONY
Commissaire je suis dessus. Le copycat sây connaĂźt forcĂ©ment en bombe peut ĂȘtre quâil s'est formĂ© Ă lâarmĂ©e comme dĂ©mineur Ă lâinstar de Big Max. Des artificiers au deuxiĂšme RD y en pas 36.  Â
JM
Quoi ?
TONYÂ
Le deuxiĂšme rĂ©giment du dragon, Bix Max, a fait partie de ce rĂ©giment. Jâai pris rendez-vous avec le bureau des archives de lâarmĂ©e de Poolaland pour vĂ©rifier les liens.Â
JM / MACAIR
Ok. Tony?Â
TONY
OuiÂ
JM / MACAIR
Au sujet de VictorÂ
TONY
Oui ?
JM / MACAIR
Et bien je me disaisÂ
TONY
Il est mortÂ
JM / MACAIR
Oui eh bien il paraĂźtrait quâil existe un type de coma trĂšs rare appelĂ© coma furtif et que potentiellement
TONY
VoilĂ le certificat de dĂ©cĂšs. On a transportĂ© le corps Ă la morgue.Â
JM / MACAIR
Ok . Câest sur comme une information?Â
TONY
OuiÂ
JM / MACAIR
Parfait , donc il est mort. Mort de chez mort. Super. Bon ben bye bye coma furtif Super.Â
Tony sâapproche de la table barre les lignes du texte et Ă©crit en gros IMPRO dessus
TONY/ LOIC
Nous voilĂ libĂ©rĂ©s de toute entrave. Je coupe les fils quâagite le grand marionnettiste du destin. Personne pour nous dire ce quâon doit dire ou faire. Vous verrez commissaire vous y prendrai goĂ»t. Tony balance le texte en lâair. Câest dans la tempĂȘte que naĂźt la libertĂ©.Â
- NOIR -
SCĂNE 12 PORTE JAUNE AU BUREAU DES ARCHIVES. Â
J2 - 14H30Â
Dans le noir on voit le point GPS se dĂ©placait du commissariat jusquâau bureau des archives de lâarmĂ©e. On voit la map de la ville avec le comissariat, le lieu du premier meurtre , lâhopital explosĂ© , le parc dâattraction, la prison, le bureau des archives de lâarmĂ©e. Â
Tony Harrington entre dans le bureau devant le soldat chargĂ© de la rĂ©ception. Â
SOLDATÂ
Bienvenue aux bureaux des archives de lâarmĂ©e. Que puis-je faire pour vous? Â
TONY
Je cherche des informations sur Big max, membre du 2eme RD il y a 10 ans. Je suis inspecteur de police Ă la DGPN (montre sa carte. silence). Tout va bien ?
SOLDATÂ
Nickel . NICKEL , NICKELOS.Â
TONY
Tant mieux.Â
SOLDATÂ
ArchivisteÂ
LâARCHIVISTE
(Arrive tout de suite) OuiÂ
SOLDATÂ Â
Monsieur cherche des informations sur Big Max. Normalement câest en Zone BÂ / B4
LâARCHIVISTEÂ
Ok jây vaisÂ
TONY
Il est rapide votre archiviste. Â
SOLDATÂ
Oui câest le meilleur. En mĂȘme temps câest le seul⊠On a coupĂ© les fonds. TrĂšs rapide, toujours Ă lâheure en mĂȘme temps il habite en face. Â
TONY
TrĂšs bien. Je me dĂ©pĂȘche de le suivre avant de perdre sa trace.Â
SOLDATÂ
Vous ne bougez pas. Vous faites pas ce que vous voulez ici. Parce qu' il y a des rĂšgles et quâil faut respecter les rĂšgles. On fait pas nâimporte quoi. Câest lâarmĂ©e ici. Â
TONY
Je cherche justement des gens qui sont passĂ©s par chez vous et qui on fait nâimporte quoi. Â
SOLDATÂ
(accuse le coup) Notre archiviste va chercher les documents que vous demandez, vous pourrez les consulter sur place en prĂ©sence de notre archiviste dans la salle attenante Ă celle-ci.Â
TONY
Dâaccord donc je vais dans la salle juste lĂ et jâattends que votre archiviste me donne les documents.Â
SOLDATÂ
VoilĂ Â
TONY
Entendu. Alors câest parti (se dĂ©place vers la salle)
SOLDATÂ
Attendez ! Vous partez lĂ ? Vous n'avez pas besoin de moi ?Â
TONY
Non
SOLDATÂ
Cet Ă©change est terminĂ© doncÂ
TONY
Je crois oui, Bonne journĂ©eÂ
SOLDATÂ
Attendez ! NON ! Et vos vaccins⊠Ils sont Ă jour vos vaccins ? DT, polio, parce quelquefois il y a de la ferraille dans les documents ! Pas beaucoup mais ça arrive, les spirales des cahiers⊠Ăa rouille⊠Et puis au bout du cahier la spirale rouillĂ©e elle est ⊠elle forme comme un petit un petit pic et ca câest dangereuxÂ
TONY
Câest quoi votre nom?Â
SOLDATÂ
Richard
TONY
Richard, Hier une bombe a failli mâexploser Ă la gueule. Jâallais droit dessus pour la dĂ©samorcer, elle a pĂ©tĂ© avant que jâarrive. Ca câest une anecdote parmi les 50 qui jalonnent ma vie. Donc si vous voulez le risque de DT, polio sur un bout de spirale rouillĂ©e. Je mâen cogne. Bonne journĂ©eÂ
SOLDATÂ
JE SUIS AMOUREUX.Â
TONY
Tant mieux pour vousÂ
SOLDATÂ
Oui, oui câest tout frais, ça fait deux mois Ă peine. Vous voulez savoir son prĂ©nom? Comment je lâai rencontrĂ©? Ou elle habite? Je lâaime , jâarrĂȘte pas de penser Ă elle. Câest le rayon de lumiĂšre qui darde de chaleur ma vie froide et obscure.Â
TONY
Appelez lĂ pour lui dire. ça lui fera plaisir.Â
SOLDATÂ
GNGNN
SCĂNE 13 - LE DEUXIĂME ASSASINAT / ON NE MEURT QUE DEUX FOISÂ
J2 - 15H15 minÂ
Tony Harrington va de lâautre cĂŽtĂ© de la scĂšne et sâinstalle en attente de lâarchiviste , arrive lâarchiviste avec les documents et classeurs.Â
LâARCHIVISTEÂ
Tenez. Vous enquĂȘtez sur les meurtres et les attentats des derniers jours? Â
TONY
Hum, hum . temps. Â Câest curieux je trouve aucune photos dans le dossierÂ
LâARCHIVISTEÂ
Vous ĂȘtes sur ?Â
Regard Ă©vocateur de tony qui est sĂ»r de lui .Â
TONY
Jâai rien, y' a rien, des certificats Ă la con, des rapports de mission quasi vide. Je peux savoir pourquoi on a effacĂ© ou barrer les noms et les adresses dĂšs quâil y en a ?
LâARCHIVISTEÂ
Jâen sais rien. Je suis dĂ©solĂ©.Â
Temps silenceÂ
TONY
Câest quoi votre prĂ©nom ?
LâARCHIVISTEÂ
ArchivisteÂ
TONY
Archiviste, est ce que quelquâun est passĂ© rĂ©cemment ici pour demander des informations sur Big Max ?   Â
LâARCHIVISTEÂ
Pas Ă ma connaissance. AprĂšs câĂ©tait peut ĂȘtre avec un de mes collĂšgues archivistesÂ
temps
TONY
dĂ©gagé Vous connaissez la diffĂ©rence entre une personne qui ment et une personne qui dit la vĂ©ritĂ© ?Â
LâARCHIVISTEÂ
nonÂ
TONY
Ben moi si
LâARCHIVISTE
 âŠÂ
TONY
Et lĂ vous mentez. Vous ĂȘtes la seule personne Ă ce poste ici. SilenceÂ
LâArchiviste met lentement la main dans la poche de son veston Ă la recherche dâune potentielle arme: TrĂšs vif Tony sort son pistolet et braque lâarchiviste
TONY
Je vous recommande vivement d'arrĂȘter votre geste
Silence , lâarchiviste se fige, il a une main qui ouvre sa veste et lâautre qui est proche de la poche intĂ©rieure de veste.Â
LâARCHIVISTEÂ Â
OK. Câest de ma faute. J'ai fait une bĂȘtise. Je regrette.Â
SOLDAT / TIM
Tout va bien ici ? Vous regardez lâheure et ben il est 14H45. Vous avez pu avoir les documents trĂšs bien. Vous avez vu il est rapide. Bon. Dis moi archiviste je voulais savoir si tu pouvais fermer tout seul parce que il faudrait que je parte plus tĂŽt ce soir. Jâai rendez-vous avec ma copine. Je suis amoureux.Â
TONY
Je sais.Â
SOLDAT / TIMÂ
Et câest un moment important, je vais voir ma belle famille.Â
LâARCHIVISTEÂ
Câest bon je fermerai sans toi tu peux partir plus tĂŽt.Â
SOLDAT / TIMÂ
Parce que ma belle famille, câest une famille dâanarchiste. Et nous on est une famille de militaire. Du coup personne ne sâapprĂ©cie. LĂ , seul lâamour pourrait rĂ©ussir Ă combler le fossĂ© que nos deux univers opposent.Â
TONY
On sâen fout.Â
SOLDAT / TIMÂ
Câest pas Ă vous que je parle câest Ă mon collĂšgue qui va gentiment m'aider dans ma quĂȘte dâamour enâŠÂ
LâARCHIVISTE
Je te le confirme on sâen fout.Â
SOLDAT / TIMÂ
Super. Et bien merci pour la sollicitude.Â
Soldat / tim sâen va
TONY
Je vous Ă©couteÂ
LâARCHIVISTEÂ
Quelquâun est venu il y a trois semaines pour demander des informations sur Big Max.Â
TONY
ContinuezÂ
LâARCHIVISTEÂ
Il est venu, il mâa braquĂ© comme vous et mâa menottĂ© et puis il a dĂ©truit des documents et effacĂ© des informations sur ceux quâil restait.Â
TONYÂ
Et vous n'avez rien dit.Â
LâARCHIVISTEÂ
(Ă©mu) je suis dĂ©solĂ©, il mâa fait chantĂ©, il savait dĂ©jĂ tout de moi , ou jâhabite, ou travaille ma femme, lâĂ©cole ou vont mes enfants. Jâai eu peur. Je suis dĂ©solĂ©.Â
TONY
Chantage Ă nouveau vous seriez pas le premier. Câest tout ?Â
LâARCHIVISTEÂ
Et bien ouiÂ
TONY
Il serait pas venu pour effacer un dossier sur lui-mĂȘme ?
LâARCHIVISTEÂ
Je comprends pasÂ
TONY
Mais si vous comprenezÂ
LâARCHIVISTE
 âŠÂ
TONY
Il y a de grande probabilitĂ© pour que lâhomme qui vous ai menottĂ© soit le serial killer alias la FlĂšche. Il a fait un copycat donc il veut supprimer tout lien entre lui et Big Max. Il est venu pour effacer et supprimer des infos sur le dossier de Big max.Et comme la flĂšche serait un ancien militaire, il a un dossier Ă son nom ici. Et quelque chose me dit quâil vous lâa demandĂ© et il a Ă©galement fait disparaĂźtre des traces dans son propre dossier. Jâai tort ?
LâARCHIVISTEÂ
Je sais pasÂ
TONY
Faute avouĂ©e faute Ă moitiĂ© pardonnĂ©e, faute Ă moitiĂ© avouĂ© faute qui va se payer.Â
LâARCHIVISTEÂ
Je vais avoir des problĂšmes si je âŠ
TONY
Câest moi ton problĂšme lâarchiviste . Donne moi ce que je veux savoirÂ
LâARCHIVISTEÂ
je suis dĂ©solĂ© je âŠÂ
TONY
Ăcoute Lâarchiviste, parenthĂšse câest con comme pseudo tu veux pas me dire ton prĂ©nom en fait.Â
LâARCHIVISTEÂ
Non non non je vous assure câest comme ça qu'on mâappelle câest tout.Â
TONYÂ
Ok. De toutes les maniĂšres je vais savoir lâarchiviste. Je vais Ă©plucher les dossiers de tous les gens du deuxiĂšme RD et celui quâon aura trafiquĂ© ben ca sera celui de notre homme. Ăa va ĂȘtre long mais je vais bien finir par trouver.Â
SilenceÂ
TONY
A commencĂ© par ( regarde une liste) Monsieur Joseph Casanaga.Â
LâARCHIVISTEÂ
Ok je vais tout vous dire.
SOLDAT / TIMÂ
Inspecteur jâai besoin de vousÂ
TONY
Câest pas vraiÂ
SOLDAT / TIMÂ
Je sais que vous ĂȘtes en pleine enquĂȘte mais, il vient dâarriver quelque chose de beaucoup plus important. Ma petite copine ne rĂ©pond pas au tĂ©lĂ©phone, je pense que sa famille lâa kidnappĂ©e.
TONY
Non, elle a juste pas envie de répondre .
SOLDAT / TIMÂ
Câest pas possible elle mâaime, on sâaime. Il faut que vous ouvriez une enquĂȘte je vais vous aider.Â
TONY
Je peux avoir votre tĂ©lĂ©phoneÂ
SOLDAT / TIMÂ
Bien vu, (lui donne le tĂ©lĂ©phone) il y a sĂ»rement des indices dans les SMS quâelle mâa envoyĂ© comme pour mâavertir Ă lâavance du kidnapping.Â
TONY
Comment elle sâappelle? l'archiviste tente de se faire la malle Â
SOLDAT / TIMÂ
SuzanneÂ
TONY
A l'archiviste. Restez lĂ oĂč vous ĂȘtes.
 Appelle Suzanne avec le tĂ©lĂ©phone . on entend la tonalitĂ© puis âŠ
SUZANNE
AllĂŽÂ
TONY
Suzanne ?Â
SUZANNE
Oui
TONY
Je vous passe votre amoureux. (Ă soldat) Foutez-moi le camp.Â
SOLDATÂ
(Tout en partant) Ăa va ma puce ? Mais pourquoi tu dĂ©croches aussi ⊠Â
Temps entre les deuxÂ
L'ARCHIVISTEÂ Â
Vous avez raison, Il a demandĂ© un autre dossier. Il a effacĂ© des informations et supprimĂ© des documents.Â
TONY
Vous avez son nom ?
LâARCHIVISTEÂ
Il se faisait appeler La flĂšche. Son pseudo a Ă©tĂ© créé Ă lâarmĂ©e. (info sur pourquoi on l'appelle comme ca en impro si jm est chaud). Jâai rapidement parcouru le dossier avant de le lui donner. La flĂšche et Big max appartenaient tous les deux au deuxiĂšme RD en tant quâartificiers. Big Max Ă©tait chargĂ© de son tutorat. Je sais aussi que Big Max sâest retrouvĂ© en prison militaire et qu'une semaine aprĂšs, La flĂšche la rejoint comme si âŠ
TONY
Comme s'il avait fait une infraction exprĂšs pour le rejoindre.Â
Archiviste opineÂ
LâARCHIVISTEÂ
ExactementÂ
TONY
Finalement vous en connaissez un rayon sur ce dossier... Ensuite il a purgĂ© sa peine, sâest fait virĂ© de lâarmĂ©e, il a continuĂ© d'exercer sa passion pour les bombes. Pendant ce temps Big Max fait ses premiers crimes. Va en prison. La flĂšche reste fan de son maĂźtre. Comme ses visites rĂ©guliĂšres commencent Ă ĂȘtre louches et que les premier attentats de la FlĂšche ont lieu, il fait du chantage Ă Georges pour lâobliger Ă faire passer le tĂ©lĂ©phone. Vous pourrez compter sur ma discrĂ©tion. DerniĂšre chose, le vrai nom de La FlĂšche câest quoi?Â
LâARCHIVISTEÂ
Il sâappelle âŠÂ
SOLDAT / TIMÂ
Catastrophe ! Catastrophique. Ce quâil se passe est catastrophique. Inspecteur ! Elle rĂ©pond au tĂ©lĂ©phone dâaccord mais câest pas elle câest une IA dâelle mĂȘme crĂ©er Ă partir de ses propres donnĂ©es et qui reprend sa voix.Â
TONY
Soldat.
LâARCHIVISTE
TimÂ
SOLDAT / TIMÂ
Je vous assure que c'est ça. Je vais vous expliquer, vous pouvez pas partir, personne ne part.Â
TONY
Moi je pars en tout cas
SOLDAT / TIMÂ
Attendez ! Ca peut pas s'arrĂȘter comme ça sinon câest finis pour moi
TONY
Vous allez pas mâempĂȘcher de partir.Â
TIMÂ
(attrapant Tony ) Laissez-moi vous expliquer. il faut pas partir. En fait, son EX ! Son ex, câest un EX scientifique. Câest pour ça. Il ⊠travaillait dans les IA donc, bon, ok et ben comme Suzanne elle lâa⊠, elle lâa larguĂ© quoiâŠÂ
TONY
Votre histoire est pas prĂȘte.
SOLDAT / TIMÂ
Si si, vous allez voir, lâex, faut le voir sacrĂ© bonhomme , (montrant Jm)  un petit freluquet. Un scientifique et tout, spĂ©cialiste de lâIA  (Ă Jm) Flash Back Ă©clairÂ
SOLDAT / TIMÂ
Bonjour alors comme ça vous ĂȘtes lâex de Suzanne et vous ĂȘtes un ex scientifique spĂ©cialiste de LâIAÂ
EX DE SUZANNE
(Jm joue un scientifique dĂ©bile avec cheveux sur la langue) Oui câest moi je suis sur le point de concevoir un IA basĂ© sur suzanneÂ
TIMÂ
Non il Ă©tait pas comme ça. Il Ă©tait mieux enfin plus normal un peu mĂ©chant. Allez Steuplé Â
Tony par vers la sortie Tim/ Soldat lâattrape et le tire en milieu de scĂšne. Â
TIMÂ
Ca va ĂȘtre mieux, vous pouvez pas partir inspecteur.Â
TONY
LĂąche moiÂ
Tim/ Soldat essaie de faire la scĂšne avec lâex de Suzanne tout en retenant Tony. il le tire par tous les moyens possibles.Â
SOLDAT / TIMÂ
Suzanne ne vous permet pas dâutiliser ses donnĂ©es pour en faire une IA. Vous devez arrĂȘterÂ
EX DE SUZANNE
Non je n'arrĂȘte pas, je suis amoureux dâelle moi aussi, et ce nâest que lâĂ©tape deux de mon plan, aprĂšs jâen ferai un robot et aprĂšs quand jâaurai le robot, je tuerai lâhumain.Â
SOLDAT / TIMÂ
Je vous interdit. Vous ĂȘtes un dangereux personnageÂ
Tim/ Soldat essaie de retenir Loic et dâavancer vers lâex de suzanne pour lâempoignerÂ
EX DE SUZANNE
LĂąchez moiÂ
TONY
Ouais lĂąchez moi ou je vous buteÂ
EX DE SUZANNE
Jâaurai pas dit mieux.Â
SOLDAT / TIMÂ
Vous lâavez kidnappĂ© , Allez avouez le câest votre plan.Â
Tony tire en lâair en guise de menace et braque Soldat TimÂ
SOLDAT / TIMÂ
Non ! Non tâas pas le droit de faire ca ! Tu peux pas.Â
LâARCHIVISTEÂ
Doucement inspecteur
TIMÂ
Non ! Loic Putain NON ! Câest le dernier personnage qui me reste câest le seul, me tue pas steuplait. Je demande juste un peu de compassion, pouvoir vivre avec Suzanne, quâensemble on puisse traverser les fleuves, les champs putain je sais plus les plaines, voilĂ les plaines de lâamour, je sais que câest pas la meilleure histoire, le kidnapping câest pas une bonne idĂ©e pour la comĂ©die romantique. Je le sais. Je le sais bien. Câest mon dernier perso, une fois parti jâaurai plus rien, jâavais Victor, victor est mort. Et maintenant jâai Suzanne et je veux pas la perdre, je sais LâIA câest tirĂ© par les cheveux, mĂȘme si ça existe câest complĂštement possible⊠Je vous embĂȘterai pas dans lâenquĂȘte promis. Je viendrai juste un peu de temps en temps pour donner des nouvelles de Suzanne câest tout et puis peut ĂȘtre, Ă un moment je ferai un acte de gloire tu vois. Un truc courageux et je pourrai lui faire une belle dĂ©claration. Jâai le droit. Non ? Jâai plus rien, je demande juste un petit personnage pour faire une dĂ©claration dâamour. Une belle dĂ©claration, un petit moment sur la scĂšne devant les spotlights pour montrer que jâaime les gens et que je voudrai quâils mâaiment aussi en retour. Je le ferai bien sans trĂ©molo, ou juste un tout petit peu de tremolo, le bon niveau de tremolo, comme ça le public pourra se dire, â Il a bien gĂ©rĂ© les tremolos.â Les tremolos mal gĂ©rĂ© câest trop. Alors lĂ le public dit âmollo les tremoloâ. Mais bien gĂ©rĂ©s câest bien les tremolo. lolos! Ca câest rigolo ça, parce que, lolo câest des seins aussi, des boobs Lolo ! Tremololo, tremololo par ci, tremololo par lĂ .Â
LâARCHIVISTEÂ
Tony . Finis le !Â
Tony tire.
TONY
DĂ©solĂ© soldat , vous avez lâadresse de la FlĂšche ?
LâARCHIVISTEÂ
Tenez.Â
TONY
Merci ! Et ben voilĂ ! Ce soir ou plutĂŽt disons Ă la tombĂ©e de la nuit nous rendrons une petite visite Ă notre serial Killer.Â
 ° Couper la fin de la scĂšneÂ
- NOIR -Â
SCĂNEÂ 14 - CHEZ LE SERIAL KILLERÂ Â
Jour 2 - 19H00 minÂ
LâĂ©cran montre Tony Harrington qui se dĂ©place dans Poolaland, il arrive devant la maison de Joseph Casanaga. Â
Sur scĂšne Tony harrington flingue et lampe de poche Ă la main scrute les lieux Ă la recherche de Joseph Casanage et dâun indice.Â
A lâĂ©cran sont filmĂ©es les coulisses avec Jm et Tim dans le plan. Jm se change quitte son costume dâarchiviste pour celui du commissaire Macair. Tim reste en tenue de soldat. Â
Jm regarde la scĂšne et sourit.Â
° Tony harrington rentre chez lui il se rend compte que son domicile a Ă©tĂ© forcĂ©. il fait la mĂȘme scĂšne Â
JMÂ
Jâaime bien cette scĂšne , elle est bien⊠Avec la lampe de poche et tout. Et lĂ il va tourner dans 3, 2, 1. PAF . (Tony pivote et Ă©claire le public avec la lampe.) Dans la gueule (Jm rigole ) Jâadore. Mortel. hein ?Â
TIMÂ
Ouais mortel. Câest le mot. Avec Tony Harrington tout est⊠mortel.Â
JMÂ
Ouais pardon. Je suis dĂ©solĂ©. Non vraiment je suis dĂ©solĂ©. Je sais pas ce quâil mâa pris tout Ă lâheure quand jâai dit Ă Tony de te buter. Je mâexcuse hein ? Je sais pas pourquoi jâai rĂ©agi comme ça.Â
TIMÂ
Ca arriveÂ
JMÂ
Ouais, je sais pas⊠Ouais câest juste⊠ça devenait un peu, comment direâŠÂ pathĂ©tique ce que tu faisais.Â
TIMÂ
Ouais, ça tâa pas plu quoi.
JMÂ
Câest pas ça⊠CâĂ©tait pire que â ça me plait pasâ, câĂ©tait de la gĂȘne, malaise, tu vois ambiance âŠÂ
TIMÂ
Jâai comprisÂ
JMÂ
ouais⊠tu vois genre laborieux  Â
TIMÂ
Jâai compris.
JMÂ
embarrassant quoi.Â
TIMÂ
Oui, oui embarrassant, pathĂ©tique . Jâai compris.Â
JMÂ
Mais jâai dĂ©connĂ©. Je suis dĂ©solĂ©. En fait ⊠Câest Victor qui doit revenir, pas le soldat. Le soldat de la rĂ©ception⊠On sâen fout⊠Câest VICTOR dont on a besoin.Â
TIMÂ
Ouais mais il est mort.Â
JMÂ
Et bien pas forcĂ©ment. On fait vite fait une scĂšne dans la morgue. Tâes mort (fait le bruit dâun mort vivant) EUHHHH et en fait non. Erreur de diagnostic. Et tu fonces ici. Et oui parce que t'es censĂ© venir le sauver dans quelques secondes. Â
TIMÂ
Je suis mort je vais pas revivre Ă la morgue. Et puis je ne vais pas revenir, il serait capable de me rebuter. Je sais pas ce qui lui arrive ce soir.Â
JMÂ
Attends⊠FrĂšre Jumeau.Â
TIMÂ Â
Et ben quoi?
JMÂ
Tâes son frĂšre jumeau. Bim ! Tâes tout comme lui, tâĂ©tais dans une autre ville, mĂȘme parcours, flic, major tout ça⊠Et lĂ bim hier on tâa mutĂ© Ă Poolaland. Tâes arrivĂ©, tâas vite fait pleurĂ© ton frĂšre jumeau mort. Et puis Tac, tu tâes remis en selle dĂšs lâaprem pour reprendre lâenquĂȘte et sauver Tony Harrington⊠LĂ , lĂ bientĂŽt, maintenant mĂȘme.Â
TIMÂ Â
Je suis dĂ©solĂ© mais le frĂšre jumeau. jâachĂštes pas. Et puis je suis pas dĂ©solĂ© en fait. Allez vous faire voir.Â
Sur scĂšne Joseph Casanaga / La flĂšche tapis dans lâombre attrape Tony harrington dans le dos et lâĂ©trangle avec une ficelle
JM
Câest notre meilleure option. Ou alors tant pis câest pas grave. On dit que tâes pas mort et puis lâhistoire continue. Tant pis pour la cohĂ©rence⊠on finit la piĂšce quoi.Â
TIMÂ
Je suis mort. Câest mort.Â
Tony harrington est en train de suffoquer sur scĂšneÂ
JMÂ
Il faut intervenir lĂ . Câest maintenant. On est dĂ©jĂ en retard. Allez Tim ! Fais pas la gueule. On y va. Le grand retour de Victor câest maintenant. Â
TIM
Nan. Ca me fait chier de sauver ses miches il a qu'à se démerder.
JMÂ
Perdre Victor, câĂ©tait dĂ©jĂ compliquĂ©. Si Tony Harrington meurt, on est foutus ! Il y a plus d'enquĂȘte, plus dâhistoire y a plus rien.Â
TIMÂ
Câest pas mon problĂšme.
JMÂ
Vous faites chier tous les deux. Je vais le sauver parce que sinon⊠Je sais pas quoi faireâŠ. tant pis, impro on verra bien. Je vais pas faire le commissaire, je peux pas,
Jm tire en lâair avec un pistolet. Joseph Casanaga lĂąche son Ă©treinte, met le feu et sâenfuit. JM enfile un manteau dans les coulisses. Â
JMÂ
Je vais faire un mec qui passait par lĂ . Fait chier quand mĂȘme Â
LMQPPL (Le mec qui passait par lĂ )
(Ă la rescousse de Tony) Ca va! il est parti ! Vous allez bien? Â
TONY
HAAA. Jâai bien cru jâallais y passer. La vache mon cou. Câest sa montre qui mâa Ă©tranglĂ©. Une Ă©norme montre. Merci beaucoup vous ĂȘtes?Â
LMQPPL
Un mec qui passait par lĂ . Ouais ⊠je marchais dans la rue , jâai vu lâagression par la fenĂȘtre, voilĂ . Pour le resteâŠOui coup de chance⊠jâai un flingue, la porte Ă©tait ouverte⊠Ăa va ? Je veux pas vous presser mais je crois quâil y a le feu.Â
LMQPPL regarde dans une autre piĂšce et constate un dĂ©part de feu.Â
LMQPPLÂ Â
Y a le feu ! Faut partir, on se dĂ©pĂȘche!
TONY
Entendu. Merci beaucoup, vous mâavez sauvĂ© la vie.Â
LMQPPL
Je vous en prie ca arrive.Â
Tony et Jm rejoignent Tim en coulisse.Â
JMÂ
Ouuuh, bon câĂ©tait chaud mais je crois que ca lâa fait. Plus de peur que de mal.Â
TIMÂ
Ouais, excuse hein ? Mais bon comme je suis mort je peux pas te sauver.Â
JMÂ
Ouais câest pour ça que lâidĂ©e des jumeaux n'est pas si bĂȘte.Â
TONY
Le salop. Il a brĂ»lĂ© sa propre maison pour Ă©viter de laisser des traces. Il faut quâon confine Poolaland, il faut l'empĂȘcher de quitter la ville Ă tout prix.Â
TIM
On est en coulisse tu peux lĂącher le personnage.Â
JM
Franchement les jumeaux ca marcheÂ
TONY
On bloque la voie rapide et le tunnel de Beauclair en prioritĂ©, et puis ensuite la N6, la 112, et la 75Â
JMÂ
Attendez quand je parlais de jumeaux Ă©videmment je parlais dâhomozygotes. Evidemment.Â
TIMÂ
LĂ câest Chaos. Dâailleurs, les gars vous vous rendez compte quâil y a personne sur scĂšne
TONY
Je suis devenu débile.
TIMÂ
Je saisÂ
TONY
Il ne va jamais partir, il est dĂ©jĂ en train de prĂ©parer la prochaine explosion.Â
TIMÂ
Y a personne sur scĂšne !Â
JMÂ
Oui, oui, ben lĂ , Jâai pas dâidĂ©e, euh⊠Je sais pas Ă part les jumeaux je sais pas.Â
TIMÂ
ArrĂȘte avec les jumeaux. Et toi? Sors de ton personnage deux minutes sâil te plait. On rĂšgle une crise. Y A PERSONNE SUR LA SCĂNE! Bon amĂšne toi JmÂ
JMÂ
Quoi ?Â
TIMÂ
On va faire une impro Â
JMÂ
EuhâŠÂ
TIMÂ
Tâas une autre idĂ©e ? 15 Ans quâon veut faire une piĂšce de théùtre, 15 ans quâon fait de lâimpro on essayant de donner lâillusion que câest du théùtre, et le jour oĂč on fait une piĂšce de théùtre ca part tellement en cacahuĂšte quâon se retrouve Ă faire de lâimpro. GENIAL!Â
JMÂ
Tim tu peux pas aller sur scĂšne , tes fringues, tâes en faux raccord lĂ . Â
TIM
(sur scĂšne et en faux raccord ) Je mâen tape du faux raccord dâaccord. MAIS ALORS si tu savais comment je mâen tape. Je vous sauve les miches. Parce que je suis PROFESSIONNEL et que je laisse pas une scĂšne vide. Â
SCĂNE 15 - IMPROVISATIONÂ
TIMÂ
arrive tout sourire Â
Bonsoir , cher public. Comment ça va ? Est ce que tout le monde est chaud ou quoi ? Bon super. Alors vous vous demandez sĂ»rement comment ça se fait que je vienne comme ça, casser le quatriĂšme mur comme on dit dans lâunivers théùtral et venir vous parler directement. Et bien on a rĂ©flĂ©chi avec les copains et⊠Ils sont super hein ? Hein ? Allez ! Vous pouvez Ă nouveau les applaudir? Mesdames, messieurs Jean marc. Notre collĂšgue LoĂŻc doit ĂȘtre en train de se changer et va nous rejoindre dans un instant. A priori. Et donc euh⊠voilĂ , on câest dit vu quâon sâappelle la compagnie dâimprovisation EUX ca serait de faire une petite parenthĂšse Ă lâhistoire et de vous proposer un petit moment dâimpro. Non quâest ce que vous en pensez ?Â
JMÂ
Alors cher public pour inspirer cette improvisation nous aurions besoin dâun lieu
TIMÂ
Et ca commence dans, tous ensemble, trois deux un impro:Â
Impro entre 3 et 5 min.Â
LoĂŻc intervient dans lâimpro et se prĂ©sente « je suis lâinspecteur Tony Harrington» Â
Il rebute Tim.Â
- NOIRÂ
SCĂNE 16 - CHAOSÂ
LâĂ©cran sâallume on voit Jm et Tony Ă lâĂ©cran. LâĂ©cran reprĂ©sente la scĂšne. Silence.Â
JM Ă LâĂCRAN
Bon quâest ce quâon fait maintenant ?Â
TONY Ă LâĂCRAN
Câest vrai que lâavancĂ©e de lâenquĂȘte est trĂšs ralentie depuis que Joseph Casanaga a rĂ©ussi Ă s'enfuir et incendier sa maison.Â
JM Ă LâĂCRAN
On peux pas continuer la piĂšce sans VictorÂ
TONY Ă LâĂCRAN
Victor est mort.Â
JM Ă LâĂCRAN
Jâai une idĂ©e. Imaginons⊠Il faut ĂȘtre ouvert dâesprit.Â
Tim entre dans le plan et se positionne quelque part Ă lâĂ©cran. La lumiĂšre se fait sur scĂšne et on voit Tim, Jm et Tony en chair et en os sur la scĂšne dans la mĂȘme position quâĂ lâĂ©cran. Sauf indication contraire, dorĂ©navant les acteurs et comĂ©diens propres Ă leurs personnages agiront en simultanĂ© dans leurs canaux respectifs.Â
Tout au long de la scĂšne des dĂ©placements simultanĂ©s de plus en plus complexes auront lieu mettant en lumiĂšre une dextĂ©ritĂ© des acteurs / comĂ©diens.Â
TIM ET TIM Ă LâĂCRAN
Bon ben jây vais. Je mâen vais. DĂ©brouillez-vous.Â
JM ET JM Ă LâĂCRAN
Attends Ă©coute ça , il faut ĂȘtre ouvert dâesprit. Y a dans les scellĂ©s du commissariat un portail. Comme un⊠Enfin une machine Ă remonter dans le temps. Et tu lâas utilisĂ©e, tu viens du passĂ©, pour nous aider Ă faire lâenquĂȘte.
SilenceÂ
TIM ET TIM Ă LâĂCRAN
Allez je me casse.Â
TONY ET TONY Ă LâĂCRAN
Je suis dĂ©solĂ© ⊠Je regrette, j'aurai pas dĂ» âŠÂ Mais bon la maniĂšre dont tâas agit lors de lâaudition de Georges ⊠Tony Harrington n'aurait pas laissĂ© faire ça. Et donc Tony Harrington tâas tuĂ©. Et pour lâautre mort, je suis Ă©galement dĂ©solĂ© mais lĂ câest toi qui commençait Ă faire nâimporte quoi.Â
TIM ET TIM Ă LâĂCRAN
Bien sĂ»r. Allez, bonne fin de spectacle Ă tous Â
LOĂC et LOĂC Ă LâĂCRAN
Attends pars pas. Je me suis excusĂ©.Â
TIM ET TIM Ă LâĂCRAN
Tu tâes pas excusĂ©, tu t'es justifiĂ©. âPardon mais en fait jâavais raison dâagir comme çaâ.
LOĂC
Câest vrai que je pense pas avoir eu tort.Â
LOĂC Ă LâĂCRAN
Câest vrai quâil a pas eu tort.Â
Tous les personnages sont interloquĂ©s par lâintervention de Loic Ă lâĂ©cran. A partir de ce moment, Loic Ă lâĂ©cran et Loic sur scĂšne se dĂ©solidarisent.Â
LOĂC
MerciÂ
LOĂC Ă LâĂCRAN
je tâen prieÂ
JM ET JM Ă LâĂCRAN
Jâai besoin dâun verre.Â
Les deux se dĂ©placent jm sur scĂšne mime et Jm Ă l'Ă©cran boit en vrai.Â
LOĂC Ă LâĂCRAN
Ce quâil essaie de te dire câest quâil est dĂ©solĂ© mais que ca vaut pas le coupÂ
LOĂC
De tout quitter comme ça et de se faire la malle. Â
LOĂC et LOĂC Ă LâĂCRAN
Lâhistoire continue    Â
TIM ET TIM Ă LâĂCRAN
MAIS tu veux que je fasse quoi? Ils sont tous morts par ta faute, (cherche dans sa poche un projectile Tim sors une banane et TimE sort une pomme.)Â
TIM Ă LâĂCRAN
Tâes sĂ©rieux une banane ?
TIM
je me suis trompĂ©.Â
TIM Ă LâĂCRAN
Comment tâas fait ?
JM Ă LâĂCRAN Rigole et continue de boireÂ
JM
Je crois que je suis un peu en train de perdre les pĂ©dales.Â
TIM Ă LâĂCRANÂ
Super ! Eh ben jette la banane, c'est vraiment le projectile idĂ©al. (Jette la pomme sur Loic Ăcran)Â
TIMÂ
Non ben je vais pas lui jeter une banane
TIM Ă LâĂCRANÂ
Jette la bananeÂ
LOĂC
Tâes pas obligé Â
LOĂC Ă LâĂCRANÂ
Oui lâeffet est passĂ©. Maintenant ça ressemblerait plus Ă du gĂąchis alimentaire quâautre chose.Â
JMÂ
HonnĂȘtement, mon idĂ©e du voyage dans le temps me semble de plus en plus abordable.Â
JM Ă LâĂCRAN
(AmusĂ©) Je dirai mĂȘme plus notre idĂ©e du voyage dans le temps nous semble de plus en en plus abordable.Â
TIMÂ
Je vais pas la jeter, je vais la manger. Mange le banane
TIM Ă LâĂCRANÂ
Tâes pitoyableÂ
TIMÂ
Donc tout le monde sâacharne sur moi. MĂȘme toi ! Câest dingue. MĂȘme toi alors que tâes moi.Â
TIM Ă LâĂCRANÂ
Ou alors câest toi qui suis moiÂ
JM Ă LâĂCRAN
chantonne Toi plus moiÂ
JM
mĂȘme jeu Et tous ceux qui le veulent. (dĂ©signant JmE) Il est marrantÂ
TIM
Je me casse. Â tim quitte la scĂšne pour de bon
TIM Ă LâĂCRANÂ
Vas y⊠ben pars tout seul, tsĂ©. Â
LOĂC
Tim attends ! Pars pas , attends âŠÂ
Loic et LoicE font un pas de danse stylĂ© en simultanĂ©. Â
Loic Et Tim ont quittĂ© la scĂšne. Reste Jm seul sur scĂšne. A lâĂ©cran reste JmE , TImE et LoicE.Â
JM Marche s'arrĂȘte regarde JME puis dĂ©ambule sur la scĂšne, un peu ivre.Â
JM
Jâai le sentiment que je suis le seul Ă sentir le poids de la responsabilitĂ© de ce spectacle qui sâenvole dans des sphĂšresÂ
 Jme boit rĂ©guliĂšrement et jm le copie en mimant⊠Jm et JmE se mettent Ă danser tantĂŽt en miroir , tantĂŽt en autonomie. LoicE sâest mis au piano la musique se fait dans le théùtre. TimE mange des bananes et en jettent par terre certaines arrivent sur la scĂšne.Â
JmE lâĂ©vite tandis que
JM Ă LâĂCRANÂ
AttentionÂ
JM glisse dessus.Â
JM
Je suis un personnage qui vient de glisser sur une peau de banane qui a traversĂ© lâĂ©cran alors que mon double cinĂ©matographique a rĂ©ussi Ă l'Ă©viter. JmE boit Ă nouveau et Jm mime la mĂȘme action en simultanĂ©e
LOĂC Ă LâĂCRANÂ
(au piano)Â Y a quelque chose de psychanalytique.
JMÂ
câest lui qui boit câest moi qui suis bourrĂ©eÂ
LOĂC Ă LâĂCRANÂ
(chante) Y a quelque chose de psychanalytique.Â
tim jette Ă nouveau une peau de banane qui ne traverse pas lâĂ©cran.Â
TIM Ă LâĂCRANÂ
Raté
JMÂ
On a poussĂ© le mĂ©ta au maximumÂ
LOĂC Ă LâĂCRANÂ
je pense pas . Tu permets ?Â
JMÂ
Avec joieÂ
LoicE quitte le plan et revient illico avec une tĂ©lĂ© dans laquelle on voit LOICE en gros plan en train de rĂ©citer le paradoxe du comĂ©dien de Diderot. Des effets Zoom et dĂ©zoome viennent amplifier / AgrĂ©mentĂ© lâeffet.Â
JME Tourne autour de la tĂ©lĂ© en dansantÂ
TimE enfile une tenue de banane gĂ©ante et continue de manger des bananesÂ
LoicE est assis en tailleur sous la tĂ©lĂ© le reprĂ©sentant. Â
JM
(quasi sous MDMA en train de ramper sur la scĂšne). OOOOOH il nous a matrixĂ© ! Câest le GOAT de la mise en abĂźme. Et câest ainsi quâils se rapprochĂšrent de DAVID LYNCH. Ceci nâest pas une pipe ceci est une blague culturelle.Â
JM Ă LâĂCRANÂ
OK ! Donnez moi un trampoline. Jâai envie de manger un confit de connard.Â
JM
Quâest ce que tâas dit ?
JM Ă LâĂCRANÂ
Je sais plus. Â
Gros plan de Jm qui montre une boĂźte de confit de canard ou il est Ă©crit âConfit de connardâ avec un grand grand sourire.Â
Quand on revient sur le plan large JME en train de manger un confit de connard , TimE fait du trampoline en banane et LoicE assis en tailleur en dessous de la tĂ©lĂ© agite des marionnettes le reprĂ©sentant ou un triangle Chaos qui brille?Â
JM traverse la piĂšce en tricycle
JM
La CohĂ©rence a disparu, le public se perd. Je rĂ©pĂšte âla cohĂ©rence a disparu pour ceux qui l'auraient aperçu merci de vous adresser au centre de rationalitĂ© le plus proche de chez vousâ. (En slow motion) LA VoilĂ ! Attrapez lĂ ! (Se met Ă courir en slow motion)
Loic et Tim arrivent sur scĂšne Tim a son manteau un sac on comprend quâil va quitter le théùtre.Â
TIMÂ
Laisse moi partir, je veux partir. Je suis pas fĂąchĂ©, je suis juste passĂ© Ă autre chose. Et je mâen vais. Quâest ce qui? ⊠câest quoi ce bordel ?Â
LOĂC
Ăa va Jean-Marc ?
JM
Nickel. (Temps jm complĂštement perdus) Ne me laissez plus seul sur scĂšne. (montrant LoicE,TimE et JmE) Jâai envie quâils sâen aillent
LOĂC
Vous pouvez nous laisser sâil vous plaĂźt.Â
Brouhaha de dĂ©part des LoicE ,TimE et JmE qui quitte lâĂ©cran qui s'Ă©teint.Â
SCĂNE 17 - CRISE ET ESPOIR
 Â
TIMÂ
A demain tout le monde. Juste pour ĂȘtre sur. TâĂ©tais en train de courser en slow motion la rationalitĂ©. Jâai lâimpression quâelle a rĂ©ussi Ă sâenfuir. Tous ceux qui se font la malle arrivent Ă sâenfuir. La rationalitĂ© sâest fait la malle, Notre piĂšce de théùtre câest fait la malle, le tueur câest fait la malle
LOĂCÂ
Toi tu te fais la malle    Â
TIMÂ
A qui la faute ?Â
JMÂ
Non les gars vous allez pas jouer Ă âA qui la faute? â , âA qui la faute ⊠Jâai rien fait, c'est toi qui a commencĂ©.âÂ
TIMÂ
Je pars. Mais je n'ai rien fait, c'est toi qui a commencĂ©.Â
JMÂ
Jâai dit non tim ! Tu connais le jeu. Si tu l'attaques il va se dĂ©fendre.Â
LOĂCÂ
Je pouvais pas deviner que tâallais le prendre si malÂ
JMÂ
Allez ! Coup droit liftĂ©. GĂ©nial.Â
TIMÂ
Je lâai pas mal pris. Ce que jâai mal pris câest que tâas Ă©tĂ© incapable de tâexcuser.Â
JMÂ
Un petit revers long de ligneÂ
LOĂC
Je me suis excusĂ© câest juste que t'es incapable dâĂ©couterÂ
JMÂ
Ca monte à la volée
TIMÂ
Tu tâes pas excusĂ©, tu t'es justifiĂ©. tâas tellement dâĂ©go que tu ne sais mĂȘme pas demander pardon. Gros con.Â
JMÂ
Mais oui! ArrĂȘtons le point et lançons nous direct les raquettes dans la gueule.Â
LOĂCÂ
Jâai juste rajoutĂ© un peu dâimpro, je pensais que tâĂ©tais douĂ© dans cette discipline. jâai dĂ» me tromper.Â
JMÂ
Ca SUFFIT ! Vous allez arretez de vous engueulez. PLUS PERSONNE NE GUEULE SUR PERSONNE! Vous faites tous les deux chier. MĂȘme si le spectacle est foutu ça vaut pas la coup de se parler comme des chiffonniers.Ăa marchait bien pourtant⊠Le dĂ©but ça prenait bien⊠Quâest ce que tu veux faire maintenant? LâenquĂȘte patine Ă mort. Il nous reste 15 minutes.On va jamais retrouver les rails de l'histoire. Câest pas faute dâavoir essayĂ©. Coma furtif, jumeau malin, voyage dans le temps.Chuis dĂ©goutĂ©. ( jm commence Ă pleurer.) Y avait ma mĂšre ce soir en plus. Chuis dĂ©goutĂ©. Câest fini . On ne fera pas la scĂšne de lâhĂ©lico. JâĂ©tais pilote de ligne et tout. âTango Zoulou, jâarme les rockets , je dĂ©crocheâ et puis le âBonne chance Victorâ sur la musique dâaction, lâhĂ©licoptĂšre qui part en ombre chinoise pendant que Victor apparaĂźt en descendant accrochĂ© Ă une corde.Â
LOĂC
Faut pas dire corde ca porte malheurÂ
JMÂ
Tais toi!
 Elle Ă©tait cool cette scĂšne, elle Ă©tait cool cette piĂšce ben voilĂ elle n'aura pas lieu. TerminĂ©. Poubelle. Tout ça parce que vous ĂȘtes bons qu'Ă vous insulter.Â
  Â
LOĂC
Pardon Jean-MarcÂ
TIMÂ
Ouais désolé.
JMÂ
Ăa va. Quâest ce quâon fait on sâarrĂȘte lĂ ?Â
Tim opine va en avant scĂšne pour saluer les mains ouvert , Loic sâavance Ă©galement il y a un trou au milieu qui est censĂ© ĂȘtre la place de jm.Â
JMÂ
Non les gars. Je salue pas. Je suis dĂ©solĂ© je peux pas. Câest pas possible. Â
TempsÂ
LOĂCÂ
Ok, je vais Ă©crire un petit texte d'excuses et de fin . Ok?Â
(Jm opine)
TIMÂ
Et ça t'as besoin de lâĂ©crire? Tu lâimprovises pas? Non je pensais que tâĂ©tais douĂ© dans cette discipline. jâai dĂ» me tromper.Â
LOĂC
Tu fait chier lĂ .
JMÂ
le coupant Fermez lĂ . Â
LOĂC
Je ferai un mix. Tâes content ?
TIMÂ
Aux anges.Â
Loic commence Ă prendre des notes sur un carnet. Jm assis prostrĂ© et triste sâassied Ă cĂŽtĂ© de Loic. Loic tente de rĂ©conforter JM.Â
TempsÂ
TIMÂ
Je veux pas vous presser mais ca commence Ă faire un peu long
JMÂ
Quâest ce que tâas Ă rĂąler comme ça.Â
LOĂCÂ
Merci aaaahhh. Merci de le reconnaĂźtre. Tu rĂąles tout le temps mec, tâes susceptible et tu rĂąles tout le temps. Â
TIMÂ
Quoi ? En fait câest toujours de ma faute. Moi je rĂąle ? Moi je suis susceptible? Câest trĂšs vexant.
JMÂ
imite tim / Câest toujours de ma faute, Moi je rĂąle, moi je suis susceptible, câest vexant.Â
LOĂCÂ
imite tim : Jâen ai marre . Dans cette piĂšce je suis trop une victime alors je rĂąle et je suis susceptible. Loic geind.
JMÂ
Dâailleurs on les a pas vu tâes tremolos, â je ferais des petits tremolos ce quâil faut de tremoloâ
LOĂC et JMÂ
Mollo les tremollo, Mollo qui ? Mollo les tremollo.Â
LOĂC
Tu mâĂ©tonnes que tu te prends une balle
JMÂ
Ca câĂ©tait trop. On aurait pas duÂ
TIMÂ
Nan mais câĂ©tait pas lui câĂ©tait son personnageÂ
JMÂ
PratiqueÂ
TIMÂ
TrĂšs pratiqueÂ
JM Â
imitant rambo: Quoiquâil arrive jâai toujours mon personnage avec moi en cas de problĂšme. Â
TIMÂ
Monsieur vous avez traversĂ© au feu rougeÂ
JMÂ
NĂ©gatif , jâai rien fait, c'est Tony Harrington qui a dĂ» faire ça. Câest mon personnageÂ
TIMÂ
Monsieur vous avez un dĂ©couvert Ă la banqueÂ
JMÂ
Vous voulez dire que Tony harrington Ă un dĂ©couvert Ă la banqueÂ
TIMÂ
euhâŠÂ
JMÂ
Câest mon personnage. Ouais ça se passe comme ça avec Tony Harrington. Et quand jâai un problĂšme je sors mon gun et je tire. Je suis le petit frĂšre de Rambo en fait. Quelques fois je le remplace sur des missions compliquĂ©es. Attention je vais faire un changement furtif de personnage. rejouant Jm Me revoilĂ Â
LOĂC
Tâaimes bien ce mot furtifÂ
TIMÂ
Il adore, câest un mot magique, Coma furtif ! Ăa rĂšgle tous les problĂšmes. Parce que câest vrai que Jm il aime bien rĂ©gler les problĂšmes
LOĂC
Ăvitez les conflits. Et pour caÂ
TIMÂ
Une chose trĂšs important Ă maĂźtriserÂ
LOĂC et TIMÂ
La furtivitĂ© ! A chaque problĂšme sa furtivitĂ©.Â
TIMÂ
Attends bouge pas je vais te quitter furtivementÂ
LOĂC
Vas yÂ
TIMÂ
ChĂ©riÂ
LOĂCÂ
Oui
TIMÂ
câest fini.Â
LOĂCÂ
Ground Control ici le vaisseau spatial FJ1 on vient de quitter la planĂšte alpha du centaure. On retourne sur terre.Â
TIMÂ
Bien jouĂ© FJ 1 on vous attend. On calcule la trajectoire du retour pour vous . OH non. DâaprĂšs nos analyses vous ĂȘtes en face dâun Ă©norme trou noir qui va vous engloutirÂ
LOĂCÂ
Câest vrai ! Je le vois! Adieu Marvin jâai Ă©tĂ© ravi de travailler pour l'aĂ©rospatiale.
TIMÂ
Adieu capitaineÂ
LOĂC
Attendez tout va bien.Â
TIM
QuoiÂ
LOĂCÂ
Il sâagit dâun trou noir furtif !Â
TIMÂ
HallelujahÂ
LOĂC
Il va disparaĂźtre dans quelques secondes.Â
TIMÂ
Ouf câest pas passĂ© loin.  (lance une nouvelle impro) , Bonjour monsieur vous avez perdu votre temps , votre montre , vous avez perdu votre montreÂ
LOĂC :Â
Ah bon ?
TIMÂ
Et oui câest une montre furtive. Elle est partie.Â
LOĂC
LĂ je⊠comprends pasÂ
TIMÂ
Câest une montre furtive elle Ă©tait sur un poignet pouf elle est partie pour un autre poignet⊠Non pardon lĂ je lâai pas je suis pas mĂ©ga inspirĂ© dĂ©so.Â
JMÂ
Câest pas grave, peut ĂȘtre que tâes pas si bon en impro aprĂšs tout⊠Je te taquine. Merci les copains, vous mâavez bien fait rire. Tâas fini le mot Loic on y va?Â
LOĂC / TONY
Une montre furtive tu dis.Â
JMÂ
La blague est finie. Il a pas trouvĂ©. De toute maniĂšre aprĂšs un trou noir furtif câest difficile de faire plus gros. Je me serai arrĂȘtĂ© lĂ moi.Â
LOĂC
La mĂȘme montre sur deux personnes diffĂ©rentesÂ
TIMÂ
Câest FINIS loic. la blague ne marche pas .Â
LOĂCÂ
Elle marche pas parce que câest la mĂȘme montre sur la mĂȘme personne. Bien sĂ»r ! Comment ça se fait que jâai pas rĂ©ussi Ă faire le lien plus tĂŽt. C'Ă©tait devant nos yeux depuis le dĂ©but. Tim Tâes un gĂ©nie.Â
JMÂ
Comprend rienÂ
TIMÂ
Moi non plus mais dâaccord.Â
LOĂCÂ
(allie les gestes Ă la parole) La montre qui a failli m'Ă©trangler dans lâappartement du serial Killer. CâĂ©tait la mĂȘme montre que celle de lâarchiviste. Donc lâarchivisteÂ
TIMÂ
Câest le serial KillerÂ
LOĂCÂ
Pourquoi il a pas de prĂ©nom ou quâil refuse de le donnerÂ
JMÂ
Parce que câest le serial Killer.Â
LOĂCÂ
Comment ca se fait quâun archiviste en saches autant sur le dossier de La flĂšcheÂ
TIMÂ
Parce que câest le serial killerÂ
LOĂCÂ
Pourquoi il a tout avouĂ© au moment ou jâai dit que jâallais Ă©plucher tous les membres du deuxiĂšme RD en commençant par Joseph CasanagaÂ
JMÂ
Parce que câest le serial Killer  Â
LOĂC
Quel est la seule personne qui savait que jâallais fouiller lâappartement ce soir lĂ Â
TIMÂ
LâarchivisteÂ
LOĂC
DoncÂ
JMÂ
le serial Killer.Â
TIMÂ
Câest lâarchivisteÂ
LOĂCÂ
Qui est trĂšs rapide. Tim ? Quâest ce quâil disait dĂ©jĂ le soldat de l'accueil? Il est rapide votre archiviste et aprĂšs ?Â
TIMÂ
reprend la rĂ©plique et les mĂȘmes dĂ©placements que lors de la premiĂšre fois
Câest le meilleur. En mĂȘme temps câest le seul⊠On a coupĂ© les fonds. TrĂšs rapide, toujours Ă lâheure en mĂȘme temps⊠Il habite en face. Â
JM / MACAIRÂ
Putain on a lâadresse du Serila Killer. YES. LĂ je te retrouve mon Tony Harrington ! Bien jouĂ© inspecteur.Â
TONY
Il nous reste 6 minutes avant la fin de la piĂšce.Â
MACAIRÂ
On va y arriver. Foncez Tony. Chopez moi ce fumier. YEHEEE LâenquĂȘte est repartie. On va le choper ce fils du pute
Jm / Macair par en proclamant des cris de joie.
LOĂC / TONY
je suis dĂ©solĂ© Tim faut que jây ailleÂ
TIMÂ
T'inquiĂštes
LOĂC / TONYÂ
Non vraiment je suis dĂ©solĂ© jâaurai pas dĂ» faire ce que jâai fait. Jâai tuĂ© tes persos ca se fait pas.Â
TIMÂ
Non câest moi. AprĂšs 20 ans dâimpro jâaurai pu trouver dâautres trucs que forcer une comĂ©die romantique dans un bureau dâarchives. Je lâai mal pris et jâai refusĂ© toutes les options juste pour pouvoir continuer Ă rĂąler.Â
LOĂC / TONY
MĂȘme jâai merdĂ©. Et je crois que Tony Harrington ne fait pas le malin non plus. Je crois que Tony Harrington a peur pour la premiĂšre fois de lâenquĂȘte. Ou alors peut ĂȘtre quâil avait peur depuis le dĂ©but, peut ĂȘtre quâen fait ca fait des annĂ©es quâil vivait dans la peur, quâil sâest construit une carapace plus solide quâune armure pour pallier une confiance en soi disparu depuis longtemps et quâil a grave les boules. Peut ĂȘtre que câest la premiĂšre fois que tony Harrington assume le fait quâil est pĂ©tĂ© de trouille et quâil aurait pas dĂ» buter la seule personne qui aurait pu lâaider. Je suis dĂ©solĂ© vieuxÂ
TIMÂ
TâinquiĂštes vieux. Je tâabandonnerai pas. Il se peut que jâai une idĂ©e. On va la finir cette piĂšceÂ
 - NOIR -
SCENE 18 - IA VICTOR
J2 - 20 h 45
Tony en voiture se gare. Sors de la voiture. A lâĂ©cran on voit Tony sortir de la voiture Ă©galement. mĂȘme geste. Tony regarde la voiture .Â
A lâĂ©cran un gros plan de la boite a gant.Â
Tony ouvre la boite Ă gant, Ă lâĂ©cran et sur scĂšne on voit la main prendre les Ă©couteurs.Â
Tony sur scĂšne arrive Ă faire apparaĂźtre les Ă©couteurs, les mets. Il appuie sur son oreillette, Ă lâĂ©cran on voit un une barre de tĂ©lĂ©chargement s'afficher avec Ă©crit Upload Victor IA data files.  Â
Une fois le tĂ©lĂ©chargement terminĂ©, la voix de Victor se fait entendre par micro.Â
IA VICTOR
Bonjour Tony Harrington , Je suis Victor IA vous pouvez mâappelĂ© VY, Je suis une intelligence artificielle basĂ©e sur lâintĂ©gralitĂ© des donnĂ©es concernant Victor Marchand.Â
TONY
Comme un Victor Marchand numĂ©rique.Â
VY
Câest cela en quelque sorte . Quâest ce que vous voulez faire aujourdâhui Tony ? Â
TONY
Sauvez Poolaland en coffrant le serial Killer. Â
VY
GĂ©nial ! Super idĂ©e, souhaitez vous entrer dans le bĂątiment de Joseph Casanaga?Â
TONY
J'aimerais surtout que tu sois un peu moins IA et un peu plus Victor si câest possible.Â
VY
Pardon, je vais essayer. Ouais je suis dĂ©solĂ© je dĂ©bute un peu en IA. Pardon. Mais ne vous inquiĂ©tez pas⊠Enfin tâinquiĂštes je vais assurer , je suis chaud.Â
TONYÂ
LĂ câest mieux.Â
VY
Câest gĂ©nial dâĂȘtre une entitĂ© numĂ©rique, câest trĂšs agrĂ©able enfin je dis pas ça pour dire que câĂ©tait dĂ©sagrĂ©able d'ĂȘtre vivant⊠MĂȘme si quelquefois ben⊠Ăa fait partie de la vie les moments dĂ©sagrĂ©ables. Disons que câest⊠enfin je croisâŠ. justement ce qui la caractĂ©rise.Â
TONY
Câest impressionnant. RĂšgle Une VY ! Parles moins, je veux bien le code de la porte dâentrĂ©eÂ
VY
Oui pardon, un instant je suis en train de hacker son tĂ©lĂ©phone portable. Câest 58B3 il sĂ©journe au 3Ăšme gauche.Â
TONY
PratiqueÂ
Tony entre dans lâascenseur.Â
VY
Inspecteur. Je détecte une application sur son téléphone capable de vous tracer en temps réel .
TONY
?
VY
Regardez dans vos poches ou sous vos chaussures, si vous ne trouvez pas un Ă©metteur.Â
TONY
Câest pas possible . (tombe sur un Ă©metteur) Il aurait fait ça pendant quâil m'Ă©tranglait hier soir.Â
VY
Câest fort probable. Tu sais ce que ça signifie Tony ?Â
TONY
Quâil est au courant que jâarrive !Â
On entend le Ting de lâascenseur qui arrive a destinationÂ
VY
Je tâaiderai, je suis en train de hacker tout ce que je peux dans son appartement. je tâabandonnerai pas Â
TONY
Je sais. Au fait ! Bonne idée, bien joué Tim !
TempsÂ
VY
TâinquiĂštes Â
TONY
Câest parti !Â
SCĂNE 19 - POUR LA JUSTICE ET POUR LA PAIX.Â
J2 - 21h00
Le SK alias La flĂšche alias Lâarchiviste alias Joseph Casanaga alias lâhomme Ă la montre attend tony harrington.
 Â
Il briefe un sniper qui est censĂ© le tuer avec un laser. Le hic, il est gaucher et il a pris un sniper pour droitier. Jeu de scĂšne ou il arrive pas Ă tuer. L'inspecteur.Â
MontĂ©e crescendo dans un combat Ă©pique dans lequel Tony sort victorieux.Â
Jouer des Ă©lĂ©ments que jm avait annoncĂ© dans la crise.Â
Le commissaire Macair arrive sur les lieux. Il a amenĂ© un invitĂ© surprise, le prĂ©fet.Â
Il félicite Victor
VOIX OFF conclusion de Victor Fondu au noir.Â